Ministry – Houses of the Mole

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Style: punk/indusAnnee de sortie: 2004Label: Sanctuary

Quel retour pour Ministry ! Loin d’avoir nui à la qualité de cet album, le départ du complice de toujours de Al Jourgensen, Paul Barker, n’a semble-t-il pas eu de lourdes conséquences sur le songwriting.
De toute façon, motivé comme il l’était par sa haine envers Bush (George, pas le groupe…. Quoique…), rien ne semblait pouvoir arrêter cette féroce machine que représente ce nouveau Ministry, « Houses of the Molé », sans nul doute le meilleur album de Ministry depuis le mythique « Psalm 69 ».

Je ne suis pas forcément un grand fan de Ministry, mais je dois reconnaître avoir bien apprécié le « Psalm 69 » et dans une moindre mesure son successeur et surprenant « Filth Pig » qui contenait d’excellents titres.

En revanche j’avoue n’avoir trouvé que peu d’intérêt aux 2 suivants, le très expérimental « The Dark Side of The Spoon » ou le violent « Animositisomina » qui marquait pourtant un retour à des compositions au format plus carré.
Si ces 2 derniers albums ont pu aiguiser la controverse et alimenter les débats entre pro et anti Ministry, ce qui est quasiment sûr c’est que tout le monde s’accordera dans un magnifique consensus sur le fait que ce « Houses of the Molé » marque le retour en très grande forme du groupe.

Dans la droite lignée de « Psalm 69 », Ministry aligne les bombes qui déboulent la plupart du temps à toute vitesse dans le même esprit quasiment « punk » qui habite les meilleures compositions du groupe. Outre le côté provocateur de ce disque truffé de samples de George Bush et dont les titres contiennent tous un « w » en hommage à ce dernier, on ne peut que s’incliner devant la simplicité et le côté brut et direct des compositions du disque.

« No W » avec son sample très habilement trouvé (emprunté à Carmina Burana), et garni de voix de l’intellectuel président des USA, ouvre le festival avec ce qui s’avère être un tube absolu qui devrait enflammer la scène.

Ce n’est pas l’excellent et furieux « Warp City » qui viendra nous démentir.
Le son est toujours énorme, avec ce côté crade qui sied si bien au style Ministry et qui est d’ailleurs la marque de fabrique du groupe sur nombre de ces opus dont « Psalm 69 » justement, au côté de la voix de Jourgensen toujours menaçante et déformée par les effets.

Lorsque l’ami Al ralentit le tempo ce n’est que pour mieux nous tromper (la subite accélération de l’impressionnant « WTV ») ou pour nous prendre à revers : en témoigne ce « World » heavy et surtout doté d’une fantastique mélodie quasi killing jokienne.
De même sur la conclusion « Worm » très mélodique et qui voit Jourgensen (à moins que ce ne soit un invité) se risquer à brillamment chanter quelques couplets en voix quasi claire, avant que l’album ne se termine et que l’on réalise que l’on est peut-être ici en présence du meilleur album de Ministry à ce jour. Tout simplement.

  1. no « w »
  2. waiting
  3. worthless
  4. wrong
  5. warp city
  6. wtv
  7. world
  8. wkyj
  9. worm
krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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