The Great Deceiver – Terra Incognito

Pas de commentaires      1 089
Style: hardcore/death métalAnnee de sortie: 2004Label: Peaceville

Peu après la sortie en 1996 du très acclamé Slaughter Of The Soul, le groupe suédois At The Gates (trop long alors ce sera ATG) se séparait, au grand désespoir des fans.
Cependant on n’y perdait peut-être pas au change car sur les cendres de ce groupe naissaient The Haunted (responsable de 3 excellents album), qui allait poursuivre dans une lignée proche de ATG et The Great Deceiver (TGD) fondé par Tomas Lindberg, ancien chanteur de ATG.

Et Terra Incognito, 3ème album du groupe ne pourra que confirmer cet état de fait tant il est véritablement très réussi.

N’espérez cependant pas entendre du ATG, car le style pratiqué par TGD n’a que peu en commun.
Tout juste retrouve-t-on la voix écorchée typée death de Lindberg, mais pour le reste rien à voir.
En réalité TGD officie dans ce qu’on pourrait qualifier de hardcore/death. Les rythmiques sont pour la plupart mid-tempo et si ça ne va pas à 200 à l’heure, le son de cet album est en revanche extrêmement lourd à l’image de ce « We, The Dead » pachydermique sur lequel la voix renforce bien cette impression de pesanteur. Une autre caractéristique du son de Terra Incognito est ce côté « brut » qui se dégage : on l’entend bien avec la batterie qui a un son très sec (la caisse claire notamment, mais rien de comparable avec St Anger, on se rassure).

Si l’on évolue souvent en terrain death, le côté hardcore du groupe reprend ses droits sur certains passages du disque comme sur le très enlevé « From Bereavement to Resignation ».

Malgré la lourdeur et la violence de l’ensemble, le côté mélodique est omniprésent et certains morceaux sont même très accrocheurs comme ce très réussi « Lake of Sulphur » ou le morceau d’ouverture « Today ».
Un travail d’expérimentation intéressant sur les samples et autres effets électroniques, loin de monopoliser l’espace, permet en effet de mettre habilement en valeur les compositions du groupe.

Détail assez amusant, le travail des sons sur les guitares fait parfois penser à KoRn, comme sur le morceau précité « Lake of Sulphur ». Ceci dit l’analogie s’arrête bien vite face à la lourdeur de l’ensemble.

Car ce qui est sûr c’est que ce n’est certainement pas la prestation vocale du sieur Lindberg qui va venir renforcer le côté mélodique de l’ensemble. Si son chant passe parfois d’un death rocailleux à une voix à peu près « claire », cette dernière est tellement trafiquée d’effets en tous genres, que son synthétisme menaçant renforce la part sombre du groupe (comme sur « Faust in Exile ») et apporte une touche indus aux compos.

Vous l’aurez compris, Terra Incognito est un album brut et sombre, très efficace et réussi qui pourra plaire à nombre de metalleux de tous bords.
Très recommandé.

  1. today
  2. we the dead
  3. lake of sulphur
  4. from bereavement to resignation
  5. marathon man
  6. the heel on the throat of the young
  7. faust in exile
  8. forward – willing – sickness
  9. conspiracy theorist
  10. worm of truth
krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

krakoukass a écrit 887 articles sur Eklektik.

Up Next

Groupes cités dans la chronique

Vous pourriez aussi apprécier

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *