Dveil – Decharme

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Style: néo métal à la PleymoAnnee de sortie: 2004Label: Autoproduction

Quand j’ai regardé la pochette de cet album, je lui ai trouvé des tons un peu indus. Et puis D.veil ça sonne un peu original, bref j’étais conforté dans mon idée d’avoir affaire à un disque d’indus ou à quelque chose d’original en tout cas. La lecture du descriptif du groupe joint au CD va rapidement me donner tort : «D.veil, groupe grenoblois pratique un rock metal basé sur l’énergie et l’émotion ».
Okay, bon pourquoi pas. C’est ambitieux mais on va voir. Puis lecture des influences des membres du groupe : Deftones (!), The Used (!!), Hell is for Heroes…
Wouah, pas mal les influences. Ca promet.

Insertion de la galette dans le mange-disque et… Pfiouuuuuuu (bruit de dégonflement caractéristique du ballon de baudruche, oui je sais je le fais très bien, merci).
Je n’ai pas pour habitude de casser les groupes, et qui plus est les petits groupes français qui sortent leur premier album auto-produit comme D.veil, mais honnêtement là je ne vois pas comment faire…

D.veil fait du Pleymo. Ni plus ni moins. Du Pleymo nouveau son, c’est-à-dire le son du 3ème album si controversé, « Rock ». J’aimais bien Pleymo sur les 2 premiers albums. Même « Rock » à la rigueur je peux lui trouver quelques charmes, quelques bons morceaux, même si dans l’ensemble il faut reconnaître qu’on est aujourd’hui bien loin du (néo) métal des débuts du groupe.

D’où des réticences certaines à l’écoute de ce « Décharmé » qui porte décidément bien son nom.

Musicalement on a donc affaire à du rock, tendance néo (calme) basique : désolé mais les influences Deftones et The Used sont vraiment difficilement perceptibles. Ah si peut-être dans les hurlements téléphonés du chanteur du groupe, David, ancien guitariste de Feverish d’ailleurs. David, qui n’est ni plus ni moins qu’un clone de Marc de Pleymo justement. Mais un clone moins bon : là où la voix Marc de Pleymo témoigne sur « Rock » d’une indéniable progression (même si Marc reste un chanteur moyen, soyons honnêtes), David en est encore à un stade largement inférieur.
Et malheureusement, la voix claire de ce dernier est prédominante sur ce disque, et elle devient très très vite irritante. Ce ne sont pas les tentatives d’imiter Chino Moreno (Deftones) qui vont sauver ce groupe de la perdition : même si David s’en sort bien mieux en criant qu’en chantant, ses parties hurlées sont tellement systématiques et mal amenées que l’effet tombe plutôt à plat.

On notera que lorsque le groupe décide de vraiment s’énerver (et de ne pas se contenter de faire semblant), il officie dans un néo sympathique comme sur « Irréversible » qui, s’il ne fait pas montre d’une grande originalité, a au moins le mérite de l’efficacité.

Arrivé au bout des 9 titres écoulés en moins de 40 minutes, le constat est sans appel : D.veil pourra plaire aux (jeunes) fans de Pleymo nouveau son, et de Kyo, mais il y a peu de chances que les fans de Deftones ou The Used (et a fortiori les autres) se retrouvent d’une façon ou d’une autre dans ce « Décharmé ».

Faites vous une idée par vous mêmes en écoutant le titre « indélébile ». Ca se passe ici.

  1. delivrance
  2. finis le dessin
  3. eveil
  4. indélébile
  5. 360°
  6. irreversible
  7. une trêve
  8. lineaire
  9. tourne la page
krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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Commentaire

  1. samouille says:

    T’y vas fort le Krakoukass…t’as le denis carlier (notre RRH préféré) qui pousse !!!

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