Nasum – Shift

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Style: grindcoreAnnee de sortie: 2004Label: Burning Heart

C’est par le biais de Burning Heart (label de Breach (RIP), Refused (RIP), The International Noise Consipiracy, et d’autres) que Nasum arrose l’Europe, tout en étant toujours sur Relapse. La classe quoi! Grosse pointure du grind, avec notamment leur premier album « inhale/exhale » devenu un classique du genre, on ne s’attendait pas à ce que Nasum nous gratifie déjà d’une nouvelle sortie. Alors que le trio a d’habitude un rythme de sorti d’albums assez lent, ils remettent le couvert un peu plus d’an seulement après leur dernier album « helvète ». J’ai eu peur qu’ils ne nous fassent un doublé à la Korn; c’est-à-dire un répit suivi d’une frénésie leur faisant sortir deux albums quasiment coup sur coup, avec un second album ayant pour particularité d’être gâché et prématuré. Je peux d’emblée vous annoncer qu’on a évité le schéma Kornien, puisqu’on se trouve face un album ni gâché, ni prématuré, ni raté. On est en présence d’un excellent album grind. Avec ce qu’il faut d’intensité, de batterie épileptique, de cris, de guitares brutes et de basses valdinguantes.

Les premiers titres ne trompent pas, l’entrée est lourde, fracassante, et speedée. Le premier cri de la galette vient du fond de la gorge. Les titres suivants ne sont qu’intensité et violence. La production est extrêmement bien dosée, comme sur leur dernier album. Assez claire pour que l’on puisse discerner les instruments, mais pas trop quand même pour ne pas tomber dans une production qui sente l’hôpital. Les puristes trouveront peut-être quand même à redire la trouvant trop propre pour eux. Leur grind ne lasse pas et maintient notre attention. La violence qui se dégage des compos semble moins gratuite qu’elle n’a pu l’être, même si des titres comme « Fear is your weapon » ou « High on Hate » sont assez sèchement radicaux.

L’utilisation d’effets sur les guitares dans le grind ne se limite pas à une grosse saturation, on peut user d’autres effets plus « atmosphériques », preuve en est dans « Circle of Defeat » et d’autres titres de la seconde moitié de l’album. On remue sur « Ros » ou « The Clash ». En effet, « Ros » vous met la patate en arrivant presque à vous faire remuer le bassin tant son riff emballe!
Plus loin « Closer to the End » parvient à ralentir un peu le tempo, nous offrant un passage tout en lourdeur qui fait du bien dans la masse sonique speedé qu’est l’album. Dans le genre de bonnes idées d’arrangements on peut souligner l’intro de la 20eme piste, c’est d’ailleurs un des titres les plus longs du disque, 2 minutes et demi, et dans ce laps de temps Nasum parvient
à nous faire passer par de nombreuses ambiances. Comme quoi les grindeux ne sont pas des brutes bêtes et méchantes qui ne savent que balancer du pâté indigeste.

Avec « Shift » Nasum ne révolutionne sûrement pas le grind; mais quelqu’un le veut-il vraiment? Ils livrent un album de haute facture que les aficionados du genre dévoreront sans mâcher. Le trio suédois sait y faire et parvient à rendre cette grosse demi-heure assez attractive, même si je l’avoue j’ai du mal à écouter tout l’album d’une traite.

Leur place sur la plus haute marche du grind a été convoitée par Pig Destroyer et leur très bon « terrifyer ». Mais sans frou-frou, sans tape à l’oeil et sans de « jolies images » de corps mutilés (la sobriété de leur pochette est à saluer), le groupe frappe la table du poing et montre qui mène la danse.

Infernal, brutal, inoxydable.

(A voir prochainement sur scène lors de leur passage à Paris avec Inside Conflict en première partie). Voir la rubrique concert du site.

  1. particles
  2. the engine of death
  3. twingkle, twinkle little scar
  4. no paradise for the damned
  5. wrath
  6. fear is your weapon
  7. the deepest hole
  8. high on hate
  9. pathetic
  10. circle of defeat
  11. like cattle
  12. ros
  13. the smallest man
  14. cornered
  15. strife
  16. the clash
  17. hets
  18. closer to the end
  19. fury
  20. fight terror with terror
  21. Ett Inflammerat Sar
  22. Deleted Scenes
  23. Creature
  24. Darkness Fall
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3 Commentaires

  1. heddy says:

    TA CHRONIQUE EST A CHIER!!!!
    TU ME DONNE ENVIE DE GERBER
    Avec « Shift » Nasum ne révolutionne sûrement pas le grind; mais quelqu’un le veut-il vraiment?
    mon cul ouai trouve 1 album de grind aussi varier que sa
    espece d’emoboy

  2. Joss says:

    La chronique est nulle parceque le chroniqueur ne pense pas comme toi ? C’est une drôle de façon de penser je trouve….

  3. fewz says:

    klr c chelou…

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