Seventh One – What Should Not Be

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Style: heavy metalAnnee de sortie: 2004Label: Underclass Music

What Should Not Be est le deuxième album de cette formation suédoise officiant dans le heavy metal. Evidemment quand on parle de heavy metal en Suède, on pense tout de suite à ce groupe très banal qu’est Hammerfall. Disons le tout net, Seventh One possède le même défaut que Hammerfall : la banalité. A part ça, il n’y a rien à reprocher à ce groupe.

Le point fort de cette formation est incontestablement leur chanteur, un dénommé Rino Fredh. On peut sans problème le mettre dans le peloton de tête des meilleurs vocalistes heavy metal scandinaves. Il peut faire penser à Andy B. Franck (Brainstorm, Simphorce) avec cependant une tendance à chanter davantage dans les aigus. Il s’occupe à la fois des lead et backing vocals (qu’il partage d’ailleurs avec le guitariste Johannes Losbäck) et s’en sort toujours comme un chef. Ses backing vocals justement, sont puissants et bien vus sur des morceaux tel que « Ancient Oath » ou « Where Infinity Ends ». Bref les vocalises énergiques et mélodiques de Rino évite de tomber dans le piège d’un chanteur mou à la Joacim Cans (Hammerfall).

Point de vue musique, on est proche d’un Hammerfall qui aurait pris du viagra. Hammerfall croisé avec Brainstorm ? On peut dire ça, Seventh One partageant avec les Allemands le goût pour des rythmiques véloces et un son plus moderne. Sauf que nos Suédois se veulent plus classiques musicalement, il n’y a pas de samples comme chez Brainstorm, et le côté mélodique est plus renforcé chez nos Scandinaves. Seventh One a aussi tendance à se rapprocher d’un Jag Panzer en moins véloce et moins virtuose (et moins bon, il faut le dire). On peut aussi citer, pour décrire le son de ce groupe, un Metalium moins priestien.

D’ailleurs on pense assez vite à la bande de Lars Ratz dès le premier titre « Eyes Of The Nation », notamment dans la façon dont sonne la basse. Ceci n’est pas surprenant, puisque c’est ce dernier qui est derrière les manettes pour cet opus des Suédois. On peut dire qu’il a parfaitement réussi son boulot de producteur, le son de ce disque est puissant, absolument parfait. C’est avec bonheur qu’on retrouve un son de basse détonnant, notamment sur « Ancient Ones » ou sur « What Should Not Be ».

En résumé, avec ce disque, on aura notre lot de refrains impeccables (notamment celui de la power ballade « Awaken Visions »), de riffs catchy (« Eyes Of The Nation ») ou de rythmiques qui tues (« What Should Not Be »). Pas grand chose à reprocher à part ce dont souffrent tant de groupes de heavy sur cette planète : la banalité. Seventh One est loin d’être le nouveau Maiden, le nouveau Judas Priest ou le nouveau Manowar. Sympa à la première écoute, on aura vite fait de passer à autre chose. C’est un groupe de heavy comme tant d’autres qui fait bien son travail, et ce « What Should Not Be » sera vraisemblalement apprécié par les accrocs au true metal (qui peuvent rajouter 3 points à la note), les mordus du power metal, et comme d’habitude ignoré par les autres. Un disque sympa en somme…

Extrait MP3 de « Ancient Oath » :
ICI.

  1. eyes of the nation
  2. how many years
  3. mercenaries call
  4. ancient oath
  5. gallows pole
  6. awaken visions
  7. what should not be
  8. where infinity ends
  9. shattered glass
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