Dead Poetic – Four Black Wallmail

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Style: emocoreAnnee de sortie: 2002Label: Solid State Records

Four Black Wallmail est le premier LP de Dead Poetic, brillante formation emo originaire de l’Ohio (dont le second album très réussi, New Medicines, à déjà fait l’objet d’une chronique de ma part sur Eklektik). Sorti en 2002 sur Solid State Records, il fut l’objet d’encourageantes critiques dans le milieu à l’époque, habitué aux excellentes signatures proposées par ce label.

Doté d’une production sans chichis mais efficace, l’album surprendra ceux qui ont découvert le groupe grâce à leur second effort. Ici les arrangements sont rares voire inexistants, les mélodies sont nettement plus intimistes et l’atmosphère plus sombre, plus mélancolique. Servi également par des lyrics travaillées (traitant du mal-être, du sentiment de solitude et de désespoir…) et une batterie assez technique, dégageant largement moins de confiance et d’assurance que New Medicines, Four Black Wallmail se situe encore à la croisée du néo métal, du post-hardcore, du punk et de l’emo, laissant principalement transparaître des influences au niveau de la voix et de la rythmique (entre Deftones et Sunny Day Real Estate).

Si j’osais (et j’ose), je dirais que le 1er LP de Dead Poetic constitue le paradigme de ce à quoi nombre de formations françaises taxées « néo » aspirent (sans jamais y parvenir) : des riffs efficaces et lourds brillamment couplées à des lignes de chant accrocheuses pour un résultat forcément de haute volée. En témoignent le nombre d’excellents titres présents sur l’album (le très néo « Burgundy », l’enragé « Green Desire » ou le touchant « Stereochild » et son piano minimaliste), exprimant nombre de sentiments tous plus tortueux les uns que les autres. La ballade acoustique de mise n’est pas oubliée (« Bliss Tearing Eyes »), à ma grande joie puisqu’il s’agit d’un des meilleurs titres de ce Four Black Wallmail (et d’un véritable manifeste de simplicité et de tristesse à la fois).

Seul petit bémol, la basse totalement en retrait sur la grande majorité des titres (pauvre Chad Shellaberger), compensée cela dit par la voix de Brandon Rike et le véritable exercice de style du batteur (Josh Shellaberger), ainsi qu’un petit essoufflement visible sur la fin de l’album (les deux derniers titres sont un peu en deça).

L’âge des Dead Poetic n’excédait pas 22 ans lorsqu’ils composèrent ce touchant album. J’appelle cela de la maîtrise… Un talent qui déteindra fortement sur leur second album, toujours sur le podium de mes albums préférés en 2004.

  1. burgundy
  2. the corporate enthusiast
  3. a green desire
  4. four black wallmail
  5. august winterman
  6. ollie otson
  7. bliss tearing eyes
  8. stereochild
  9. arlington arms
  10. tell myself goodbye
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