Moi Dix Moi – 28 mars 2005 – Elysée Montmartre – Paris

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Changement encore de style dans mes live report décidemment variés en ce moment. Après Minet et son délire métal dessins animés et Illdisposed, je me suis rendu à la loco en ce lundi de pâques pour voir un des plus gros représentants, si ce n’est le plus gros, de la scène J-Rock en France : Moi dix mois, mené par l’ancien guitariste de Malice Mizer : Mana. En arrivant devant la loco vers 19h15 (ouverture des portes à 19h approximativement respectée cette fois) la première chose qui frappe c’est la foule massée devant les portes. Rarement je n’aurais vu file aussi longue. En arrivant 15 min après l’ouverture des portes la file dépassait quand même allègrement le Quick.

Deuxième chose qui frappe c’est évidemment les look des fans tous plus extravagants les uns que les autres, provoquant au choix éclats de rire ou fascination de la part des touristes passant par là. L’occasion était trop belle pour eux en tout cas pour prendre en photo ces spécimens. On avait à peu prêt droit à tout : costume de petites écolières japonaises, robe sophistiquées qui donneraient des sueurs froides à n’importe quelle couturière, jusqu’aux pseudo blackeux, grimés de façon ridicules. Bref de tout.

Allez, après une queue interminable on finit par rentrer vers 20h. Et là, c’est le drame. Ceux qui avait vu Mana à la Japan Expo 2004 s’y attendaient (JE m’y attendais) mais nous sommes accueillis à l’entrée par un superbe « Photos et vidéos interdites sous peine d’exclusion sans discussions ». Génial, décidemment le melon de Mr. Mana n’a pas encore dégonflé. Deuxième surprise, une petite boite à coté du « déchireur de billets » marquée « gifts for Mana » et le plus étonnant c’est que ladite boite était remplie de poupées et autres bibelots. Je suis comme d’habitude outré par cet égocentrisme qui semble caractériser ce personnage. On va voir Moi Dix Mois, pas Mana et ça, certains l’ont vraiment oublié, nous y reviendrons.

Allez finalement on arrive prêt de la fosse et encore un choc, celle-ci est bourrée, se frayer un chemin jusqu’au côté gauche de la scène relevait de l’exploit, mais à force de coup de coudes et autres bousculades j’arrive à destination. Tiens, bizarre, la scène est plus avancée que d’habitude. Non ! En fait ils ont avancé les armatures métalliques sensées soutenir la scène mais sans poser les planches dessus. But de l’opération ? Tenir le public à distance, c’est vrai quoi on sait jamais on pourrait les toucher après.. Mais les surprises ne s’arrêtent pas là (ça n’arrête pas hein ?) 4 caméras sont plantées tout autour de la loco et quelques une sur la scène : pas de doute, le groupe va nous faire un DVD avec ce concert. Confirmation faite auprès un d’un roadie, effectivement le live de ce soir fera l’objet d’un DVD.

20h20, le public s’agite, des jeunes grognasses hurlent « Manaaaaaaaaaaaaaaa » sans arrêt au point de me faire mettre mes bouchons dans les oreilles avant même le début du concert. Putain ça commence déjà à me gaver ces espèces de gourdes.

Allez la lumière s’éteint et c’est parti. Les membres entrent un à un sous les acclamations du public et quand Mana rentre c’est l’euphorie. Jamais je n’ai eu l’occasion de voir ça, toute la loco se soulève d’un seul coup dans un bruit du tonnerre. Mouais. Heureusement la musique commence vite et on entre dans le vif du sujet très vite. Le groupe va nous infliger prêt d’une heure et demie de son J-Rock ultra violent à la limite du black métal pour la musique, tout en gardant la voix claire (crouneuse.) caractérisant assez bien le style. Rien à dire, le son est parfait, la présence scénique est monumentale et la prestation tant vocale que musicale est absolument irréprochable. Les japonais se sont donnés les moyens pour réussir et ça se voit. Ceci dit, rapidement la loco (remplie jusqu’à la gueule) devient une véritable fournaise et les premiers évanouissements se produisent. Moi-même, sans participer au pogo, sans être au milieu de la foule en délire j’ai eu quelques moments de troubles, alors je n’ose même pas imaginer les petites en bustier ultra serré (parce que ça fait super ténèbre de se gonfler les nibards avec un bustier) dans lequel elles ne peuvent pas respirer à l’air libre, au milieu de ce four.

La prestation du groupe était nickel c’est plutôt tout un ensemble de petites choses qui m’ont fait sortir de là avec le sentiments que, ok c’est un excellent groupe, mais ce Mana est décidemment un vrai con. A chaque passage de Mana devant le public, la zone touchée par sa grâce divine (sic.) se mettait à hurler à pleins poumons. Faudra vraiment m’expliquer l’intérêt de venir à un concert si c’est pour meugler au point de couvrir complètement la musique. Les gens venus ici n’étaient manifestement venus que pour voir le bonhomme et il le savait bien : se faisant désirer, harranguant la foule, sortant en dernier de la scène sous des hourras que même Patrick Bruel n’a jamais connu. Je me mets à la place du reste du groupe, cela doit être extrêmement difficile voire frustrant de vivre dans l’ombre de ce mec. Voir que la seule personne que l’on appelle, que l’on acclame, en gros que l’on vient voir c’est Mana, les autres étant réduits à la seule place d’exécutants. C’est d’autant plus injuste que le batteur est impressionnant, le chanteur d’une justesse impeccable, etc etc. Mais non. « MANAAAAAAAA » c’est tout.

Bref un concert absolument nickel d’un point de vue musical (quand le dvd sera sorti je l’achèterai ça ne fait pas de doutes), « gâché » (même si le mot est fort) par une attitude de merde de son leader et de son public.

PS : évidemment ce live report n’est PAS agrémenté de quelques photos. Merci Mana..

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