The Blood Brothers – 20 mars 2005 – Maroquinerie – Paris

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La Maroquinerie est une petite salle sympa dans le 20ème qui a la fome d’un mini amphithéatre (en imaginant bien) avec des niveaux en marches qui permettent de bien voir de partout, en particulier du fond. Le son y est généralement plutôt correct et c’était le cas ce soir pour The Blood Brothers et une 1ère partie dont, honte à moi, j’ai oublié le nom, le chanteur ne l’ayant prononcé qu’une fois en un borborygme. (Ils s’appellent en fait White Circle Crim Club).

Il faut dire que ce groupe d’Anvers de rock indé noisy simplet fût bien chiant à la longue. Pourtant ça commençait pas mal, bons riffs rock n’roll noise, batteur à la frappe précise – vraiment spécial ce batteur, il tapait tous ces coups de caisse clair, tom ou cymbale avec les 2 baguettes pour 2 fois plus de boucan- mais finalemnt les riffs s’éternisent, le groupe reste sur un accord pendant 3 minutes, la voix et criarde mais uniforme et sans personalité, ce qui fait que tous les morceaux se ressemblent. Alors que le 1er morceau commence à chauffer la salle, petite mais remplie, l’atmosphère retombe.

Le court set des belges terminé, les roadies mettent en place la scène pour les Blood Brothers, on remarquera 2 synthés, l’un qui sera présent sur plusieurs titres, en particulier du dernier album, joué par le chanteur à voix suraigue. L’autre servira à poser des sons électroniques et bruits ambiants par le bassiste à la touffe réminiscente d’Omar de The Mars Volta.

Le groupe arrive et enchaine direct sur un morceau bien épileptique de Burn, Piano Island, Burn, puis une alternance avec des morceaux du nouvel album, Crimes, tous les morceaux du set provienrent quasiment de ces 2 albums.

Les 5 gars de Seattle font tous très jeunes, minces et ont le look caractéristique du rock indé actuel, mèche et polos moulants. Sympas et assez proches du public, les chanteurs se penchent sur les premiers rangs, le gratteux ira se jeter en un slam sur la foule, puis reviendra rapidement récupérer son instruments pour plaquer ses riffs caractéristiques.

Tous très pros et en place, leur set se passe sans aucune anicroche, le groupe étant à l’aise sur scène, énergiques et le public leur rend bien, un petit pogo agitant une dizaine d’ados en mal d’activité.

Les 2 chanteurs, tout aussi hystérique l’un que l’autre, sont au coeur du show, leurs 2 voix alternées sont bien présentes, doublées dans des cris suraigus par moment. Le brun quand il n’hurle pas, sort une voix nonchalante de crooner au vibrato fatigué qui jure avec son physique. Mais c’est le chanteur blond au cri stridant reconnaissable entre mille qui monopolise l’attention, question de volume dégagé mais surtout car c’est son chant qui marque à l’écoute des albums du groupe.

Celui-ci prend le synthé sur quelques titres, ce qui sortira vraiment bien, en particulier sur « Peacocks Skeleton with Crooked Feathers » du dernier album. Il figure parmi les titres plutôt calmes du groupe, qui part sur d’autres dans des accès furieux de rage où la rythmique s’emmèle et les chants arrachent les orielles.

En dernier titre avant le rappel, je remarquerai aussi « Love ryhmes with car », titre du dernier album également qui a fait l’objet d’un clip et rend particulièrement bien en live. Après leur départ, le groupe est réclamé pendant un certain temps par le public puis revient un par un pour nous jouer 2 titres supplémentaires. Ce rappel sera composé d’une reprise des Doors, transfigurée à la sauce frère de sang qui rendit d’ailleurs plutôt bien puis d’une de leurs compos.

Bien bon concert ce soir, les Blood Brothers prouvant leur talent sur scène et leur statut de groupe iconoclaste, leur musique étant complètement à part, imaginative et hystérique.

jonben

Chroniqueur

jonben

Krakoukass et moi avons décidé de créer Eklektik en 2004 suite à mon installation à Paris, alors que disparaissait le webzine sur le forum duquel nous échangions régulièrement, ayant tous deux un parcours musical proche entre rock et metal, et un goût pour l'ouverture musicale et la découverte perpétuelle de nouveautés. Mes goûts se sont affinés au fil du temps, je suis surtout intéressé par les groupes et styles musicaux les plus actuels, des années 90s à aujourd'hui, avec une pointe de 70s. J'ai profité pendant des années des concerts parisiens et des festivals européens. J'ai joué des années de la guitare dans le groupe Abzalon. Mes styles de prédilection sont metal/hardcore, death technique, sludge/postcore, rock/metal prog, avec des incursions dans le jazz fusion et le funk surtout, depuis une île paumée de Thaïlande. 

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