Dir En Grey – Withering to Death

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Style: JrockAnnee de sortie: 2005Label: Sony BMG

Pas difficile de savoir de quoi j’allais vous parler pour cette nouvelle chronique vu que cet album est tout simplement mon coup de cœur du moment. Il passe en boucle au boulot, dans la voiture, à la maison partout. Je connaissais pourtant très mal ce groupe à part 2 ou 3 clips grapillés ici ou là, trouvant la musique pas mal mais n’ayant pas assez de temps pour m’y coller. Sauf que cette fois pour ce Withering to death, j’ai commencé par prendre le clip de « Saku » et j’ai pris une sacrée baffe dans la gueule. Je suis donc passé au deuxième single du groupe « The Final » peut-être moins sidérant que « Saku » mais tout aussi exquis. Ce mélange savoureux de brutalité et de finesse bien rare dans nos contrées m’a donc décidé à me mettre dans ce disque et grand bien m’en a fait.

Pour décrire le style pratiqué par Dir en Grey, on va forcément parler de J-Rock compte tenu des origines japonaises du groupe mais pour essayer d’être un peu plus précis on dira qu’on a droit à un mélange entre un gros métal bien puissant, parfois à la limite du black comme nous le verrons plus tard, et des morceaux plus lents typiquement J-Rock. C’est cette alternance de brutalité/douceur qui m’a le plus retourné en écoutant « Saku » démarrant sur les chapeaux de roues avec un cris déchirant et des riffs acérés et rapides, laissant vite place à plus de douceur, pour mieux retomber dans le refrain très brutal. La voix de Kyo (NDKrakou : hi hi hi !) passant d’un registre japonais classique digne d’un Malice Mizer à un registre proche d’un black métal fou furieux, mais toujours en restant en harmonie avec la musique qui sait s’adapter à tous les changements de rythme sans pour autant laisser l’auditeur dans l’incompréhension. Mais Kyo est manifestement capable de bien plus comme on peut le constater sur « C » où le chanteur nous propose quelques passages où l’on croirait entendre un Dave Mustaine d’un certain petit groupe inconnu du nom de Megadeth, allant même jusqu’à des légères intonations à la Jonathan Davis de Korn sur « Dead Tree » (qui d’ailleurs propose une des plus larges gammes vocales de l’album, les cris côtoyant les chants aigus tout au long des 4:30 minutes du morceau)… Franchement, excusez du peu…. Evidemment le chant est entièrement en japonais, chose plutôt courante chez les japonais mais il est amusant de constater l’anglais plus que dramatique du chanteur sur « Jesus Christ R’n’R » ou les « jesus christ rock’n’roll » sont assez laborieux à comprendre.

Inutile de tergiverser deux heures sur la production, tout a fait irréprochable comme la plupart des travaux de nos amis du pays du soleil levant.

Sur l’album on en aura pour tous les goûts comme je le disais un peu plus haut, compte tenu de l’alternance de rythmes entre les morceaux. Une fois un gros morceau majoritairement bourrin (rappelez vous bien qu’il serait faux de dire que les morceaux sont franchement bourrins au vu des changements incessants de tempo), une autre fois un morceau calme, à la limite de la jpop. Malgré tout on peut quand même dire que l’album, est en très grande majorité accessible au fan de métal en tout genre, le heavy metalleux y trouvera son compte autant que le blackeux grâce à la large palette proposée par le groupe. Cependant il ne faut pas oublier que, comme la plupart de la scène japonaise, une certaine ouverture d’esprit est nécessaire pour s’adapter à la folie que dégage l’album mais aussi et je dirais presque surtout au chant en japonais, plutôt déroutant pour nous occidentaux tant les intonations diffèrent. Je vous conseille quand même de vous ouvrir aux beautés de la scène japonaise tant elle est capable de nous servir des groupes de qualité (Malice Mizer, Moi dix Mois, L’Arc en Ciel, Psycho le Cému et j’en passe) si tant est qu’on a envie de leur donner leur chance. Et par pitié messieurs les distributeurs, proposez les albums de ces groupes dans vos magasins, ils y ont autant leur place que n’importe quel album de métal.

En tout cas moi j’adhère complètement.

  1. c
  2. saku
  3. kodoku ni shisu, yueni kodoku
  4. itoshisa ha fuhai nitsuki
  5. jesus christ r’n’r
  6. garbage
  7. machiavellism
  8. dead tree
  9. the final
  10. beautiful dirt
  11. spilled milk
  12. higeki ha mabuta wo oroshita yasashiki utsu
  13. kodou
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3 Commentaires

  1. Thomas says:

    Le disque est disponible en France par free-Will Europe et est distribué par Musicast. Dispo en Fnac, Virgin, Gibert, Starter… et sur Fnac.com et Alapage.com…

  2. st3ff says:

    Ce disque est vraiment excellent, si vous aimez il faut absolument vous procurer l’album « Vulgar » qui est tout bonnement énormissime.

  3. calyra says:

    le 1er morceau que j’ai ecouté d’eux fut merciless cult et la…. je suis tombé accro de ce groupe il faut absolument le decouvrir, withering to death est pour moi leur meilleur album car tres varié mais les autres comme gauze ou macabre ne sont pas a rejeter pour autant loin de la

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