Porcupine Tree + Anathema – 30 avril 2005 – Elysée Montmartre – Paris

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Krakoukass : Ca en deviendrait presque lassant, mais Anathema a encore mis tout le monde d’accord. Ce groupe est décidément grand, très grand. Investissant un Elysée-Montmartre alors seulement à moitié plein (forcément il est alors 19h et l’ouverture était annoncée à 19h30 sur les billets) ce qui énerve un peu Vinnie à son arrivée, le groupe va enchanter la foule pendant 45 minutes qui passeront en un instant. Faisant la part belle au dernier album en date, A Natural Disaster (dont on retiendra l’excellent « Closer » et le magnifique « A Natural Disaster » chanté en duo par Vinnie et Lee Douglas), les frères Cavanagh visiblement ravis d’être sur scène, et en pleine possession de leurs moyens, n’en oublieront pas d’interpréter des morceaux du phénoménal Alternative 4 : « Fragile Dreams » et surtout le bouleversant « Lost Control » interprété de main de maître par un Vinnie Cavanagh qui arrive aujourd’hui facilement à éclipser en live sa propre prestation vocale sur disque.

Un grand concert une fois de plus, malheureusement bien trop court !

Joss : Puisque je suis parti pour ne dire quasiment que du bien de cette soirée, autant commencer en pointant du doigt LE mauvais point : faire commencer un concert une demi-heure avant celle indiquée sur les billets, surtout quand cette première partie ne dure que 45 minutes et qu’une bonne partie du public s’est déplacée pour elle. Comme le dit si bien M. Manatane : « S’il est impoli d’arriver en retard, il l’est d’autant plus d’arriver en avance ! ». Certaines personnes, nous y compris, ayant eu vent dans l’après-midi du timing du soir, cela nous a permis d’éviter une cruelle déception. Il est donc 19 précise quand Anathema entre en scène et grâce à mon pass photo (le premier de ma vie, whaou) je me retrouve donc aux premières loges pour les trois premiers morceaux du set. Autant dire que je suis aux anges quand le groupe déboule sur scène avec un « Release » de folie dévoilant un groupe en grande forme et un Vincent Cavanagh déchaîné. Durant les 45 minutes de concert le chanteur/guitariste se donnera à fond, alternant guitare et clavier, nous hypnotisant de sa voix passionnée et de son charisme hors pair.
45 minutes qui passeront beaucoup trop vite et laisseront sur leur faim ceux qui attendaient des extraits d’Eternity ou Judgement. Le groupe choisi en effet, outre le premier titre extrait d’A fine day to exit, de mettre l’accent sur Alternative 4 et A natural disaster. Je suis encore aux premières loges quand le groupe nous balance un « Lost control » absolument sublime avec un Vincent à genoux devant sa guitare ! Le premier grand moment de la soirée. On retiendra aussi le troublant « A natural disaster » avec une Lee au chant (aussi responsable du « Parisienne Moolight » sur Judgement) aussi divine que sur album. Anathema nous gratifiera d’un somptueux « Comfortably Numb » en guise de conclusion. Une reprise qui n’a quasiment rien à envier à la version originale de Pink Floyd. Si à plusieurs reprises j’ai eu l’occasion de chopper la chair de poule, j’ai bien du mal à retenir mes larmes lorsque le second solo arrive. Vraisemblement David Gilmour a pris la place de Danny Cavanagh mais personne n’a rien vu !!!

Joss : Le timing serré aidant, nous n’avons pas longtemps à attendre avant de voir Porcupine Tree investir la scène. Après une courte intro pendant laquelle des images déclinées d’artwork du dernier album défilent sur un écran, Steven Wilson rejoint ses musiciens sur scène et entame un « Deadwing » qui donne tout de suite le ton : Un son et une interprétation sans failles. Si Steven communique moins et se montre plus froid que Vincent Cavanagh, le courant n’a pas de mal à passer même si certains se verront un peu agacés par sa façon de faire des petits gestes avec sa main droite pendant les morceaux. Bien entendu la set list est principalement axée sur l’excellent dernier album Deadwing mais le groupe n’oublie pas In absentia ainsi que des titres plus anciens que je ne connaissais pas (ma connaissance du groupe se résume aux deux derniers albums). Comme tous ceux qui ont jeté une oreille sur le dernier album, j’attend tout particulièrement que le groupe joue le titre phare de Deadwing : « Arriving somewhere ». Celui-ci est judicieusement placé au milieu du show et constituera à juste titre son apothéose en mettant toute la salle en transe avec sa grosse rythmique métallique finale. Après une ovation générale incitant le groupe à revenir en rappel, celui-ci conclue le show avec le superbe « Trains » extrait d’In Absentia. Si ce titre se révèle très sympathique sur album, il prend une toute autre dimension en live et laisse alors le public de l’Elysée Montmartre heureux. Beaucoup sont convaincus d’avoir assisté ce soir à un très grand moment même si quelques discussions animées débattent de quel groupe à surpassé l’autre. Pour ma part cela n’a aucune importance, nous avons vu ce soir deux grands groupes pour un concert qui se retrouvera forcément très bien placé dans le classement des concerts de l’année.

Krakoukass : Pour Porcupine Tree, je craignais un peu le pire, car Steven Wilson nous avait confié en début d’après-midi sortir à peine d’un rhume et avoir des problèmes avec sa voix. Mes inquiétudes seront balayées en un instant, lorsque le groupe démarre sur le nerveux « Deadwing » qui introduit aussi le dernier et fantastique album du même nom. Pendant environ 1h45 le groupe va interpréter outre ces meilleurs titres issus notamment d’In Absentia, mais surtout mettre l’accent sur son dernier album. La prestation sera éblouissante, sans failles. Que ce soit « Lazarus », « Shallow », « Halo », ou « Start Of Something Beautiful », impossible de prendre le groupe en défaut, que ce soit dans l’interprétation excellente du batteur, ou du guitariste venu prêter main forte à Wilson pour les rythmiques et les choeurs, et qui assurera même brillamment la voix sur un ancien titre de PT. Mais comme on pouvait s’y attendre à l’écoute du dernier album de PT, c’est véritablement « Arriving Somewhere But Not Here » qui va mettre tout le monde KO avec son alternance étourdissante de calme et de tempête. Sublime moment à vous coller une chair de poule de tous les diables.

Après 1h25 de jeu environ, le groupe s’en va, mais il est littéralement impossible pour la foule qui remplit entièrement un Elysée-Montmartre étouffant de chaleur (putain foutez la clim !) de laisser partir Wilson et sa bande comme ça. Le groupe complètement acclamé revient donc interpréter 2 titres, « She Moves Down » et « Trains ». N’oubliant pas de remercier tout son staff, dernière date de la tournée oblige, Wilson quitte finalement définitivement la salle, alors que l’on a l’impression d’avoir assisté à un concert extraordinaire.

Concert de l’année pour le moment. Sublimissime !

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