Ghost Fish – Ghost Fish

ghost fish

Retour en douceur pour moi sur la scène des chroniques avec une des dernières release du label français Prikosnovenie : Ghost Fish. Pour être tout à fait juste, ce groupe est un projet parallèle marquant la collaboration de deux grosses pointures du label à savoir Louisa John Krol (que ceux qui ont été voir Arcana il y a presque deux ans à la loco auront pu voir en compagnie de Gor) et Daemonia Nymphe. La voix de la première venant se poser sur une musique tout à fait différente de ce qu’à l’habitude de produire le groupe grec. La musique est ici plus rythmée où les guitares électriques, la basse et la batterie peuvent tous s’exprimer à leur juste valeur.

L’emballage semble plutôt prometteur et on plonge assez rapidement dans l’album dont je vous ferais une description plus complète un peu plus loin. Le temps pour moi de faire part de mon plus grand étonnement quand à la production de cet album, assez anti-conformiste et résolument originale. Lorsque l’on lit l’interview du groupe sur le site du label on se rend compte que cette production est née de la volonté de Daemonia Nymphe de créer quelque chose qui tranche entre la voix douce de la demoiselle et la musique plus rythmée. On peut dire que même si elle est volontairement étrange, la production laisse un drôle de goût dans la bouche tant on croirait le groupe caché derrière un voile, cachant la musique, étouffant le son, donnant une espèce de sensation de travail synthétique. A l’inverse la voix de Louisa semble être placée devant ce voile, se faisant plus présente, plus pure et plus naturelle aussi. Difficile d’apporter un jugement sur ce son, j’avoue avoir toujours du mal à m’y habituer quand je rentre dans le disque, mais une fois l’effet de surprise passé, on peut apprécier la musique à sa juste valeur.

La musique justement parlons en plus précisément. On peut tout de suite noter que presque 1 morceau sur 2 sert d’interlude entre les « vrais » morceaux et s’en trouve ainsi, tout du moins pour certains assez superflu. Ainsi « B » et « DDLM » pour ne citer qu’eux font plus l’effet d’un remplissage que de réelles pièces où la miss va couiner pendant près de 3 minutes de manière inutile voire même énervante. Inversement, des morceaux comme le splendide « A Candle In The Sea » ou le lancinant « The Lonely King » peuvent à eux seuls justifier l’achat de l’album tant ces deux morceaux sont tout simplement excellents. Le premier étant une espèce de ballade (ça n’est pas péjoratif) basée presque exclusivement sur la partie vocale de Louisa John Krol qui, il faut le dire, excelle. Le second fait un peu partie des morceaux « intermédiaires » que j’évoquais juste avant tant les paroles sont réduites à leur plus simple expression. En revanche, les parties musicales alternant violon et flûtes sont tout à fait saisissantes, limite hypnotiques.

Je passerais rapidement sur le titre « Skin Meadon » me rappelant à certains moment ce que peux faire Siouxie And The Banshee par exemple.
Passée la surprise de la production et si on excepte les morceaux « remplissages » on pourrait parler d’une réussite complète. Pour ma part j’ai tendance à avoir un peu de mal à comprendre l’intérêt de dérouter l’auditeur en lui balançant un son ultra étouffé et surtout des morceaux qui ne servent à rien d’autre que de montrer que Louisa sait, non seulement chanter mais aussi couiner… Cependant les perles présentes dans l’album font oublier ces quelques points et font que l’album reste chaudement recommandé à tous les fans de musique féerique, douce et voluptueuse.

  1. b
  2. cigar of the red king
  3. d. d. l. m.
  4. a candle in the sea
  5. the lonely king
  6. skin meadow
  7. kik
  8. tangaroa
  9. outside
  10. inside
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