Meshuggah + Scarve – 25 mai 2005 – Trabendo – Paris

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Grosse affiche ce soir avec les suédois malades de Meshuggah et en apéritif, les frenchies de Scarve.

Il est vrai que ça doit faire la 4ème ou 5ème fois que je vois Scarve en concert pour la « tournée » Irradiant, alors il est clair que l’effet de surprise n’est pas là mais qu’importe. Comme à l’accoutumée le combo emmené par Guillaume et Pierrick va mettre toute son énergie et sa motivation dans le show. Les « Irradiant » et autres « Fireproven » passent toujours aussi bien l’épreuve du live, le son ayant été ce soir tout à fait correct (c’est toujours la grande inconnue avec Scarve, car on tombe vite dans le son brouillon compte tenu de compositions très riches et fouillées). Malheureusement, certainement l’effet de l’attente des dieux suédois et la configuration atroce du Trabendo, le public est un peu amorphe et ne bouge que très peu durant le set des français, exception faite pour « Irradiant », où le pit se déchaîne enfin.
Très bonne entrée en matière donc, le public est bien chaud et trépigne d’impatience en attendant Meshuggah qui débarque finalement vers 21h.

Les suédois débarquent fort judicieusement sur « The Mouth Licking What You’ve Bled » un titre phare du non moins phare Chaosphere et d’entrée on est dans l’ambiance et on est assuré de se prendre claque sur claque. Le son est excellent, bien lourd et puissant, et le chant de Jens est parfaitement audible et appréciable. Ce dernier s’illustre d’ailleurs en excellent frontman qu’il est, grimaçant et remuant la tête de façon comme un possédé.
La setlist va faire la part belle à Nothing, avec 4 morceaux qui en seront tirés, dont les superbes « Rational Gaze » et « Stengah ».
Le public rentre complètement dans le trip et tout le monde s’agite et headbangue qui au rythme de la batterie, qui sur le chant, qui sur les grattes. Chacun trouve son compte avec Meshuggah, mais pas forcément de la même façon.
Pour moi c’est un véritable trip hypnotique, que les brulots « Soul Burn », « Cyanide Millennium Christ » ou « Neurotica » ne font que renforcer tant la musique des suédois est parfaite (pour qui connaît le groupe et les compos, sinon il est clair que ça doit être incompréhensible) pour prendre vie en live et prendre possession des esprits et des corps.
Après 6 titres, le groupe se retire et l’interlude « Mind’s Mirrors » tiré du dernier opus Catch 33 résonne dans la salle. S’en suivent alors « In Death – Is Life » et « In Death – Is Death » du même album, qui passent bien en live, mais sont tout de même un poil moins efficaces que les brulots tirés des autres albums du groupe. Qu’importe, le public continue à tripper et le groupe enchaîne sur « New Millennium Cyanide Christ » puis sur 2 titres de Nothing, avant d’achever le public sur l’énorme « Future Breed Machine », tiré du mythique Destroy, Erase, Improve.
La foule se déchaîne sur ce dernier titre dans une ambiance brulante, et le groupe quitte finalement la salle. Comme prévu point de rappel, mais le show aura été purement grandiose.

Un concert énorme, pour lequel seule la configuration du Trabendo peut être critiquée, car il est clair que cette salle est vraiment trop mal conçue, et il est parfois difficile de voir la scène, selon l’endroit où l’on se trouve. Mais je n’ai pas pour autant boudé mon plaisir, et me suis vu assénée une claque énorme !!

Setlist Scarve
An Emptier Void
The Path to Apoptosis
Fireproven
Mirthless Perspective
PUltile Resilient
Emulate the Soul
Asphyxiate
Molten Scars
Hyperconscience
Irradient

Setlist Meshuggah
The Mouth Licking What You’ve Bled
Soulburn
Rational Gaze
Perpetual Black Second
Stengah
Neurotica
Catch 33
New Millenium Cyanide Christ
Organic Shadows
Straws Pulled at Random
Future Breed Machine

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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