Space Odyssey – The Astral Episode

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Style: metal progressif neo-classiqueAnnee de sortie: 2005Label: Regain

Cher Richard Andersson,

Tu permets que je te tutoie ? Car ce n’est pas la première fois que j’ai affaire à un de tes disques et à un de tes groupes. J’ai déjà pu écouter ton travail avec certains albums de Majestic ou Time Requiem, groupes dont tu es le leader et principal compositeur. Idem avec Richard Andersson’s Space Odyssey, dont c’est ici le deuxième album. Tu as même été jusqu’à mettre ton nom et ta tronche sur la pochette histoire que tes fans sachent bien que ce disque est de toi.

Maintenant faut que tu m’expliques un truc mon petit Richard. Pourquoi avoir trois groupes si c’est pour faire peu ou prou la même musique ? Certes, il y a bien sûr avec Space Odyssey un concept space opera des plus épiques. Mais à part ça ? Et encore, je n’ai pas compté dans le lot de tes groupes Silver Seraph qui, j’imagine, ne doit pas être bien différent de tes autres projets musicaux.

J’en vois qui apparemment ne te connaissent pas dans l’assistance… C’est vrai que je manque de savoir-vivre, au lieu de parler de tes groupes, du fait qu’ils se ressemblent, j’aurais pu au moins commencer par te présenter à l’auditoire. Sachez, Mesdames et Messieurs, que ce blond suédois aux cheveux courts et au bouc bien taillé est un peu le Yngwie Malmsteen du clavier. En gros, on passe par la case virtuose metal néo-classique. Pour certains, le bon Richard est un branleur de touches, version pianistique du branleur de manche. Pour d’autres, les amateurs de metal néo-classique – qui se comptent d’habitude sur les doigts d’un manchot – Richard est un acharné du style méritant le respect pour sa fidélité au genre.

Maintenant que les présentations sont faites, rentrons dans le vif du sujet. Je veux bien, M. Andersson, que tu aies une admiration particulière pour cet excellent groupe qu’est Symphony X et que ça soit, assurément, ta principale influence. Mais The Astral Episode n’est même plus ce qu’on peut appeler un pompage, c’est un véritable clonage du talentueux groupe américain. On a donc la désagréable impression d’écouter des morceaux que la bande à Romeo aurait laissé de côté pour The Odyssey.

Par contre, tu nous as quand même épargné un clone de Russel Allen en tant que chanteur. Tu as même eu le bon goût de choisir l’une des meilleures voix actuelles en matière de metal traditionnel : l’exceptionnel Nils Patrik Johansson (Astral Doors, Wuthering Heights). Tout à fait le genre de type qui pourrait transcender n’importe quel morceau moyen.

De plus, ton travail, même s’il n’est absolument pas original, a au moins le mérite d’être bien fait. Tu me diras que, dans le genre musical dans lequel tu officies, l’originalité est rarement de mise. Et tu as tout à fait raison. De toute façon, ce style n’intéresse qu’une poignée de rétrogrades qui ne veulent surtout pas que leurs groupes fétiches s’éloignent des carcans imposés par le genre. Les autres, comme moi, attendront le nouvel album de Symphony X prévu pour cette année.

  1. through dreams and reality
  2. astral episode
  3. lord of the winds
  4. dazzle the devil
  5. back to the dark
  6. presence of mind
  7. reversation
  8. the seventh star fantasy
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