Chinchilla – Take No Prisoners

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Style: heavy metalAnnee de sortie: 2004Label: Armageddon Music

Bonsoir et bienvenue dans Histoires Metaleuses. Notre reportage de ce soir nous conduira en Allemagne afin d’y observer le comportement du Chinchilla. L’espèce a été introduite dans le pays en 1988 et a donné naissance à son 5ème petit : Take no Prisoners en 2004. C’est à ce jeune animal à peine âgé d’un an que nous nous intéresserons ce soir.

Ne croyez pas que nous allons encore nous embarquer dans une chronique heureuse, pleine de rires et de mots d’esprits aussi fins que les blagues vaseuses de tonton Gérard complètement aviné en fin de banquet. Car si Hibria a su soulever notre enthousiasme et mettre nos plumes au garde-à-vous, il n’en va pas de même pour nos amis Allemands. Non pas que l’album soit mauvais, loin de là. Le groupe a une démarche originale au niveau de ses textes qui donnent dans le discours social revendicatif (Assez premier degré, il faut bien l’admettre). La formation a délaissé les épées et autres attributs clinquants du Heavy-Metal actuel… Un intrus s’est glissé dans cette phrase, saurez-vous le trouver ?

Mais hormis ‘The Almighty Power’, ‘Take no Prisoners’ et ‘Money Talks’ qui ne sont pas non plus renversants, on ne trouvera pas sur la bête suffisamment de viande à se mettre sous la dent. Ces 3 titres Heavy-Rock balancent pas mal mais sont basiques. Les solos ne sont d’ailleurs pas au rendez-vous, même lorsque Stefan Leibing de Primal Fear se mêle aux rongeurs (Le chinchilla est un petit mammifère herbivore qui se rapporche de la souris, un peu de culture générale ne fait pas de mal). La voix rauque du chanteur correspond d’ailleurs assez bien à l’exercice pratiqué. Par contre les guitares ont un son très enrobé et sonnent en arrière par moment. Le clavier aux sonorités très 80’s et parfois envahissantes (Comme sur ‘Silent Moments’ et ‘Still Born Soul’) dessert des compositions qui n’en demandaient pas tant. Ces dernières manquent de saveur et sont répétitives dans leur conclusion.

‘The Ripper’ contient un riff assez sympa mais que l’on croirait tout droit sorti de ‘Hallowed Be Thy Name’ d’Iron Maiden. De son côté, ‘Lost Control’ est maladroit, les guitares et le clavier livrent une prestation naïve et le chant trouve ses limites sur le refrain. Quant à ‘Rich Hounds’ qui clôt l’album, c’est un titre plat et linéaire, tout comme ‘Death is the Grand Leveller’.

Bref, ne nous acharnons pas sur la bestiole, Take No Prisoners est un album moyen, sans grande originalité et anecdotique. Le Heavy ne semble pas être le terrain de chasse le plus favorable au Chinchilla, et peut-être devrait-il se tourner vers l’aspect plus rock de sa musique que l’on retrouve par de trop rares touches dans son pelage. C’est tout le mal qu’on lui souhaite en espérant que l’espèce ne s’éteigne pas trop vite.

  1. the almighty power
  2. death is the grand leveller
  3. the call
  4. the ripper
  5. take no prisoners
  6. lost controll
  7. money talks
  8. silent moments
  9. stillborn soul
  10. rich hounds

Chroniqueur

alchemist

Chroniqueur inter mi-temps, amateur de chats, de Metal mélodique sous toutes ses formes, de fromages de caractère, de bons bouquins, de radios intelligibles... et de zombies.

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