Dark Age + Coprofago – 19 juin 2005 – Locomotive – Paris

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Bon on ne va pas polémiquer 4 heures, mais le bilan de la soirée n’est pas brillant pour les organisateurs : le concert a failli être annulé en raison du nombre catastrophique de préventes achetées. Initialement prévu pour se dérouler à la Grande Loco, il a finalement été déplacé à la Petite Loco.
C’est donc dans une ambiance quasi intimiste que je débarque à 15h30.
Peu de temps après, le 1er concert de l’après-midi démarre : c’est Burden Of Grief et son death/thrash qui ouvre le bal. Rien de transcendant sur album et rien de transcendant sur disque, néanmoins la bonne volonté du groupe allemand n’est pas à remettre en question. C’est bien joué, carré et sympathique, en bref on passe un bon moment même si l’ensemble est un peu trop linéaire et le son un poil brouillon.

Idem pour Suidakra dont le cd m’ennuie profondément. Néanmoins ça passe beaucoup mieux sur scène, le côté festif/folklorique étant bien bon esprit et les 2 chanteurs assurant bien leur rôle. Là encore un bon moment, qui ne me marquera pas plus que ça mais qui reste assez sympathique.

C’est ensuite au tour des barbares d’Avulsed. Il paraît que c’était bien. Je n’en ai malheureusement pas vu ni entendu le moindre bout pour cause de discussion quelque peu passionnée avec Lionel d’Underclass et Kriss de Sekhmet.

Le Chili en force ensuite, avec le métal barré de Coprofago. Et là mes aiëux, on avait beau être prévenu qu’on risquait la grosse claque, ça fait toujours mal à la machoire. Quel niveau technique ! Les petits gars sont 4 mais y en a pas un qu’on pourrait prendre en défaut techniquement parlant. Les 2 guitaristes chanteurs multiplient les plans de sauvages à base de taping ou autre, tandis que le bassiste lui-même se paye des passages virtuoses mémorables. Le métal unique de Coprofago a vraiment révélé son identité sur scène ce jour-là, et même si les ordis ne fonctionnaient pas pour les samples, les quelques 55 minutes du concert ont vraiment été énormes avec des titres extraits de Genesis premier album du groupe, et d’autres extraits du tout nouvel album qui s’annonce particulièrement savoureux. Un concert unique, qui n’est pas prêt de se reproduire de sitôt vu que le Chili, c’est pas non plus la porte à côté.

En conclusion de cette soirée, les teutons de Dark Age, grands chouchous d’Eklektik. Et bien que dire ? On les avait vus foutre le feu à la Luciole en banlieue parisienne en février et même s’il y avait là 2 fois moins de monde (un comble) ils nous ont encore tous mis par terre. Techniquement encore meilleurs qu’à la Luciole ils ont encore une fois régalé leur public en lui assénant les meilleurs hits de sa discopgraphie piochant aussi bien dans le dernier album (« Fix The Focus », « Zero », « Dare To Collapse », « Neurosis 404 », ou « Neokillers ») que dans The Silent Republic (avec « The Silent Republic », « Suicide Crew », « Daily Combat », « Know Me Strong », « Cut The Flesh » et « Last Words ») et même dans Insurrection (avec le sublime « Trial By Fire ») et dans The Fall (avec « Storm »). Clôturant le show avec l’habituelle reprise de Metallica « For Whom The Bell Tolls », le groupe a fait preuve de son habitude simplicité, bonne humeur et humilité. Je le répète à tout va mais il est clair que dans un contexte différent et si cela était encore possible de nos jours, Dark Age auraient tout pour devenir le nouveau Metallica ou Megadeth, tant leur musique est fédératrice et caractéristique de ce qu’est le métal aujourd’hui. Le mimétisme entre le charismatique Eike et Dave Mustaine est d’ailleurs toujours aussi frappant, même si Eike apparaît quand même nettement plus sympathique.
Bref un grand concert une fois de plus pour un grand groupe.

Au final une bien belle affiche et de très bons concerts, dommage seulement que le public parisien n’ait pa été au rendez-vous, car ce genre d’initiative risque de se faire par conséquent de plus en plus rare… Ceux qui y étaient savent ce qu’ils ont vécu, les autres le regretteront peut-être un jour…

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

krakoukass a écrit 897 articles sur Eklektik.

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