Leaves Eyes – Vinland Saga

Pas de commentaires      1 265
Style: gothic metalAnnee de sortie: 2005Label: Napalm

Allez une petite leçon d’histoire pour commencer cette kro. Contrairement à ce qui est dit de façon très médiatique le premier européen à avoir posé la papatte sur le nouveau continent n’est pas Christophe Colomb mais un certain Bjarni Herjulfsson (forcément faire un film portant ce titre n’aurais pas été évident), membre de l’équipe viking de Erik Le rouge, « conquérant » du Groenland. Le titre de ce nouvel album de Leave’s Eyes est donc directement lié à cette période de l’histoire datant d’il y a plus de mille ans. Vinland Saga, car la seule façon de raconter des histoires à l’époque était sous forme de saga racontée par des héros viking. C’est donc profondément au cœur de l’histoire du pays natal de Liv que celle-ci nous propose de plonger. Après cet épisode historique tout à fait passionnant (n’est ce pas ?) il est plus que temps de parler de ce deuxième album de Leave’s Eyes.

Pour les fidèles du webzine, vous vous souvenez sans doute que j’avais beaucoup apprécié le premier album du groupe notamment grâce à la puissance vocale de Liv Kristin. On dit toujours que le deuxième album est plus difficile et plus périlleux que le premier, et que c’est ce qui apporte ou non la reconnaissance à un groupe. Gros enjeu donc pour ce disque.

Le premier contact avec le disque ne laisse aucun doute quand à la star de l’album, Liv pose et prends toute la pochette portant un joli costume sur un fond de paysage glacé, très belle pochette, mais on sent que Liv sera une fois de plus la star incontestée du disque. A priori tant mieux c’est ce qu’on attend. L’intro pose dès le départ les bases et Liv commence à nous raconter l’histoire du Vinland toujours avec cette très jolie voix que l’on connaît désormais. Evidemment la belle est toujours accompagnée de la bande de son mari mais cette fois, des efforts ont été fait sur les orchestrations classiques. Bien plus profonde, la musique gagne du coup en complexité et en intérêt.

Le disque va s’amuser à enchaîner des morceaux assez « violents » avec des ballades. Passant (trop ?) rapidement d’un clone de Within Temptation à quelque chose de beaucoup plus lent, l’auditeur s’en trouve quelque peu malmené et a du mal à faire la mise au point sur ce qu’il écoute. A la limite ça n’est pas le plus grave mais c’est un premier regret que je formulerais, l’album manque un peu d’unité, une unité pourtant bien (mieux…) maîtrisée sur l’album précédent.

Le gros problème de ce disque c’est qu’il n’est pas aussi marquant que le premier, pourquoi, je ne saurais pas le dire avec précision. Il m’a été très difficile voir même pénible d’arriver au bout de l’album. Je n’ai pas retrouvé le même sentiment que sur le premier qui me paraissait beaucoup plus naturel, moins sur-joué. A vouloir en faire des tonnes, le groupe s’est au final embourbé dans une espèce de sable mouvant musical, ne trouvant pas ses marques quelque soit le genre dans lequel il évolue.

Mais il n’est pas mauvais cet album, ça non, les fans de Liv aimeront certainement ce disque tant la voix de la dame est toujours aussi charmeuse. Les fans de métal symphonique y trouveront aussi leur compte avec les orchestrations assez sympa dont regorge l’album. Pourtant on ne pourra pas m’empêcher de penser que, sans trouver son propre ton, le groupe semble se transformer successivement en clone de tous les gros groupes de sympho que l’on connaît actuellement. C’est ce point qui me fait dire que cet album est moins bon que le premier, et qu’il ne parvient pas à scotcher l’auditeur comme réussissait à le faire le très bon LoveLorn. Pour découvrir le groupe je conseillerais donc aux nouveaux venus de commencer par ce dernier, avant de se lancer à la conquête du Vinland.

  1. vinland saga
  2. farewell proud men
  3. elegy
  4. solemn sea
  5. leaves’ eyes
  6. the thorn
  7. misseri (turn green meadows into grey)
  8. amhrán (song of the winds)
  9. new found land
  10. mourning tree
  11. twilight sun
  12. ankomst
Up Next

Du meme groupe

Groupes cités dans la chronique

Vous pourriez aussi apprécier

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *