Unsane – Blood Run

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Style: noise/coreAnnee de sortie: 2005Label: Relapse

Bon les branleurs, on va passer aux choses sérieuses ! Les âmes sensibles et les pisse-froids, demi-tour droite ! Ciao ! Les autres, serrez les rangs! Cà va secouer !

Après vingt ans de carrière, la bête immonde a survécu, a courbé l’échine, pour mieux se relever une fois de plus, la rage au ventre, les dents serrées et le point haut levé ! A l’instar du cinéma (leur seconde passion), nos trois new-yorkais issus des bas fonds du Lower East Side et de Brooklyn ont su capter et mettre en musique cette rage, cette frustration, cette haine qui vous pousse toujours vers vos démons…
Sur fond de noise cradingue et de hardcore sulfureux, des rythmes binaires, lourds, des slides vicieuses et aiguisées vous entraînent vers l’œil du cyclone. Le chant hurlé, saturé, toujours à la limite de la rupture vous assène des textes sanguinolents, sombres, songes de nuits d’errance entre dope, dépression et nihilisme…

Pour Unsane pas de négativisme de bon aloi ! Tel un Abel Ferrara nous lançant à la gueule son « Bad Lieutenant », Unsane se jette à corps perdu dans une oeuvre chaotique, à la limite du pamphlétaire, là où la chair, la passion, et la pulsion sont à vif, là où le sordide rejoint le sublime, à tel point que ça fait mal… comme peuvent en témoigner les couvertures des différents opus du groupe, macabres représentations de cette connaissance du gouffre…
Certains y verront une inspiration proche des auteurs décadents de la Beat Generation comme Burroughs ou Ginsberg, voir même un certain Selby Jr. D’autres y verront les influences du melting-pot rock/noise/hardcore de la scène new-yorkaise des 80’s entre Swans et Fœtus (dont Vincent Signorelli, batteur de son état, fut d’ailleurs membre).

La force d’Unsane réside dans ce style si efficace et si percutant, relativement simple, prélude malsain à la contemplation du Bien et du Mal, qui certes n’a que peu évolué (qui a dit Ramones ?…) mais possède un son unique (mélange de saturation, de crasse et de monolithisme) et un charisme hors norme, un charisme digne de la scène finale de « Bad Lieutenant » où apparaît le Christ rédempteur, face auquel Keitel ne trouve pas d’autre mot que « Fuck ».
Ferrara nous offrait le moyen de nous brûler les ailes. Unsane s’inscrit directement dans une catharsis ultime. A vous de choisir. Le sang coule toujours.

  1. backslide
  2. release
  3. killing time
  4. got it down
  5. make them prey
  6. hammered out
  7. d train
  8. anything
  9. recovery
  10. latch
  11. dead weight

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7 Commentaires

  1. Damien Luce says:

    Groupe légendaire et précurseur. Toute cette scène noise française des années 90 (sleepers, bastard) a été influençée par ces américains.

  2. Neurotool says:

    ou bien encore Hint, Portobelo bones!!!
    Mais pourquoi ai-je l’impression d’être dans un combat d’arrière garde…

  3. Florent says:

    Condense, Membrane, Prohibition… rhââââ :p

  4. damien luce says:

    je ne comprends pas ce que tu veux dire par combat d’arrière garde mon petit neurotool!!!

  5. Neurotool says:

    Je doute que les groupes cités intéressent beaucoup de monde…ou du moins soient connus…

  6. jonben jonben says:

    Peut-être pas mais c’est seulement en parlant que l’intérêt se créera.

  7. Neurotool says:

    Alors jetez-vous tous sur ces perles de noise/hardcore!!!

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