Boyhitscar – The Passage

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Style: rock/metal alternatifAnnee de sortie: 2005Label: Autoproduction

Ca fait plaisir de voir du nouveau de la part de Boyhitscar, groupe qui existe tout de même depuis 1993. Après avoir sorti un premier album (My Animal en 1998) passé totalement inaperçu faute de promotion, les petits gars ne s’étaient pas découragés et après avoir signé chez Wind-Up (Creed), avaient sorti un album éponyme assez remarqué (en 2001). Cet album affirmait le style Boyhitscar : une sorte de rock alternatif burné couplé à des guitares acoustiques donnant une coloration quasiment “ indienne ” à la musique pour un mélange à la fois mélodique et puissant.

Malgré les critiques excellentes que reçut cet album à l’époque, les ventes ne suivirent pas. La faute certainement à une image plus “ grunge ” et “ peace & love ” que celle des groupes qui cartonnaient à l’époque (grosse époque Néo dois-je le rappeler). Résultat : le groupe s’est une nouvelle fois fait vider de son label.

4 ans après, désireux d’en découdre encore, les Boyhitscar reviennent dans le paysage musical mais d’une façon là encore bien discrète. En effet, le groupe est sans label, et a décidé de produire et distribuer son nouvel album “ The Passage ”, en toute autonomie et débrouillardise… L’objet (comandé directement auprès du groupe donc et reçu dans d’excellents délais) en mains, rien à redire : un beau produit fini qui pourrait venir d’une grosse major.

Ces détails abordés, passons au principal : la musique sur The Passage. Et bien, pas de gros changements sur cet opus par rapport au précédent, on retrouve là encore les grosses guitares mêlées aux grattes acoustiques indo-américaines (le début de “ These Burning Memories ” ou de “ Love’s Subtle Scheme ” notamment) pour un résultat tout simplement excellent. Les titres sont donc à la fois puissants et mélodiques comme par le passé (parfaite illustration avec “ Beneath The Sea’s Bed ” qui commence en douceur et explose subitement), et sont portés par la voix toujours impeccable et si particulière de Cregg (qui sonne tout de même très “ rock alternatif ” soyez prévenus). Ce dernier transcende littéralement des titres qui peuvent sembler bateaux de prime abord (exemple avec l’excellent “ Windswept ” et les intonations chaudes et berçantes de la voix de Cregg). On retrouvera même subrepticement la flûte qu’utilisait déjà le groupe sur le précédent opus, sur “ You Don’t Care ”. Rayon changements, on notera quand même des guitares un peu ragisantes (comprenez réminiscentes de RATM) inédites et étonnantes sur “ Love’s Subtle Scheme ”, mais rien de traumatisant pour le fan.

Très clairement les fans du précédent album peuvent foncer sans se poser de questions, ils retrouveront leurs marques dès les premières notes de “ As Days Fades… ” et “ Tonight ” qui s’enchaînent et démarrent parfaitement l’album. Ceux qui ne connaissent pas le groupe ne peuvent que gagner à le découvrir tant The Passage est un album frais et sympathique (malgré quelques mélodies parfois un peu faciles autant l’avouer, comme sur “ Everything ” ou “ This Song For You ”).

La seule véritable critique que je formulerais à l’encontre de cet album porte sur sa longueur : 14 titres c’est un peu trop, et du coup on arrive difficilement au bout de l’album sans ressentir un peu de lassitude avant son terme. Le groupe aurait pu couper après 11 titres, c’était amplement suffisant à mon avis.

  1. as day fades…
  2. tonight
  3. escape the world
  4. the sound of a breaking heart
  5. these burning memories
  6. windswept
  7. love’s subtle scheme
  8. forever and a day
  9. everything
  10. you dont care
  11. beneath the sea’s bed
  12. this song for you
  13. all the love we hold inside
  14. the passage
krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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2 Commentaires

  1. chan says:

    très bon groupe en tout cas, pour le peux que je connaisse, très frais, un peu old school quand même… bien bien

  2. jonben jonben says:

    Ca pue un peu je trouve… tous les morceaux se ressemblent. Quand au chanteur, il est assez risible dans le côté « j’en rajoute 50 fois trop dans le côté émotionnel », d’ailleurs dans le clip du 1er album il faisait une de ces têtes de gland on aurait dit qu’il allait chialer. Je me suis poilé plus d’une fois en le mattant à l’époque.

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