Black Circle – Distant Winds

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Annee de sortie: 2005Label: Total Holocaust Records

Son des cavernes, voix dégueulante, des titres tels que « The night under a cold eternal sky » ou « And only the wind wept its mournful cry », si on n’est pas en présence d’admirateurs de Darkthrone et de la true scène norvégienne des 90’s (une allusion au black inner circle pour le nom du groupe ?), je veux bien couper mes ongles fourchus !
Nulle débauche de technicité, aucune démonstration instrumentale, c’est bien évidemment à des structures assez basiques (pauvres et peu inspirées pourrait-on dire un jour où la mansuétude ne serait pas au rendez-vous) que l’on a affaire. Les riffs sont dans la droite lignée des principes établis et cristallisés il y a maintenant une quinzaine d’années (diantre ! comme le temps passe…) ; à se demander d’ailleurs si ces éléments ne découlent pas plus du fait qu’il s’agit d’un one man band que d’une démarche délibérément minimaliste, le niveau des compositions résultant vraisemblablement des capacités limitées du sieur Strijd en question. La production de ce second album est tout de même correcte pour du true black, c’est-à-dire suffisamment claire pour éviter à l’auditeur de se nettoyer les oreilles toutes les 30 secondes pensant qu’il est soudainement atteint d’acouphènes et suffisamment crade pour considérer le groupe comme rejetant toute démarche commercialo-corrompue.
Quelques passages intéressants évitent de laisser considérer l’album comme totalement anodin et les fans peu exigeants pourront apprécier ce disque qui n’apporte rien (mais alors rien du tout) au genre pratiqué : ni éléments nouveaux (et pour cet aspect aucun « reproche » ne peut être fait, le style exige quasiment cette absence d’évolution), ni qualité de composition (et là c’est tout de même un peu plus problématique surtout si on a un budget CD serré) : le dernier titre donne par exemple dans l’ambient « 1 doigt de chaque main sur le Bontempi et complaintes/hommage à la Nature » et tente (infructueusement) de porter notre esprit vers de froides et vastes contrées dépeuplées.

J’ai beau essayer de me placer dans un autre contexte temporel en imaginant la sortie de cet album en 1991, je n’arrive pourtant pas à me convaincre qu’il aurait acquis un statut digne d’éloges…
Pour l’anecdote, sachez que l’unique membre de Black Circle sévit également au sein d’un groupe qui ne dira pas grand-chose à la plupart d’entre vous (bien vous en a pris) : Svartr Strijd et dont il n’est pas exagéré de dire qu’il vaut autant que celui dont il est question aujourd’hui (le « bon son » en moins…). Tous les suédois ne sont pas à vénérer, loin s’en faut…

  1. bless the heavens with war, my lord
  2. beheld the vast eternity
  3. …and only the wind wept its mournful cry
  4. in the mist of the night he arose
  5. a last call of a dying god
  6. the night, under a cold eternal sky…

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

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