From First To Last – Dear Diary, My Teenage Angst Has a Body Count

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Style: emocoreAnnee de sortie: 2004Label: Epitaph Records

Le genre emocore s’essoufle-t-il déjà?? A voir la durée de vie des genres musicaux émergents on est en droit de se poser la question. Mais passons, pour l’instant (le disque est sorti mi-2004) le style est bien vivant et les américains de From First To Last sont là pour en attester, jusqu’à abuser de ses clichés.

Le groupe se situe dans la veine plutôt énervée du genre; bien que le chant ne soit pas toujours hurlé et que ses moments les plus virulents ne soit pas les plus secs de la scène. Les chanteurs préfèrent user de mélodies arrachées, à la limite de la fausse note, comme pourrait le faire Geoff Rickley de Thursday ou Cedric Bixler à l’époque d’At The Drive-In.

Bien que l’on ressente dans l’ensemble une certaine et légère sensibilité punk qui rappelle avec plaisir les origines du genre, le groupe américain envoie un emocore à double pédale (« Note To Self », « Ride The Wings Of Pestilence »), ce qui pourrait leur valoir une petite comparaison avec les remarquables britanniques de Jairus. On est pourtant déçu par un son de guitares et des compositions manquant sérieusement de personnalité.

Mis à part l’intro inutile on peut noter trois titres très courts qui sont de « sympathiques » ballades/interludes typiques. « I Liked You Better Before You », « Emily » et « Minuet » sont donc les exercices incontournables du genre au cours desquels on peut penser à Finch, notamment sur « Emily ».

Je dois l’avouer, je n’ai pas été directement captivé par la musique du groupe, sûrement par overdose, mais c’est surtout, je pense, parce que les premiers titres sont loin d’être les meilleurs. En effet ce n’est que vers la fin du disque que j’ai vraiment été interloqué. « Ride The Wings of Pestilence » est le titre le plus énervé de la galette et il est fort dommage de ne pas avoir plus de chansons de cette teneur. Le dernier titre, « Untitled », est une belle trouvaille avec son incursion rappé, quasi fusion.

From First To Last, sauveur de l’emocore? Non je ne pense pas. L’un de ses fers de lance alors? Mouai, mouai… L’un de ses honnêtes représentants? Oui, plutôt.

Un album assez bien fait, sympathique, mais sans plus.

  1. soliloquy
  2. the one armed boxer vs. the flying guillotine
  3. note to self
  4. i liked you better before you were naked on the internet
  5. featuring some of your favorite words
  6. emily
  7. secrets don’t make friends
  8. populace in two
  9. kiss me, i’m contagious
  10. minuet
  11. ride the wings of pestilence
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3 Commentaires

  1. kollapse says:

    Je ne sais rien de ce disque, ni du groupe d’ailleurs, mais je confirme (une chose qui n’a rien à voir avec le sujet…) : Jairus est énorme! ;)

  2. wakos says:

    Moi j’aime assez. C’est clair qu’il n’y pas de quoi faire la révolution niveau originalité, mais la galette se laisse écouter sans trop de problème …

  3. wakos says:

    Par contre pour les amateurs du style (dans un registre un peu moins énervé) je vous recommande vivement « Power of failing » de Mineral qui est vraiment chouette (bien qu’il date de 1995) et dans la lignée du Sunny day real estate …

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