Arcturus – Sideshow Symphonies

13 Commentaires      2 141
Style: metal avant-gardisteAnnee de sortie: 2005Label: Season Of Mist

Autant le dire tout de suite j’étais complètement passé à coté de The Sham Mirrors , ne l’ayant même pas écouté à vrai dire, j’étais resté coincé sur le fantastique La masquerade infernale qui reste encore aujourd’hui un des mes disques favoris, tout style confondu. Mais, lorsque j’ai su que Vortex le puissant second chanteur de Dimmu Borgir et accessoirement ex chanteur de Borknagar poussait la chansonnette sur ce nouvel opus, mon attention s’est vite retrouvée attirée, Vortex étant un des chanteurs que j’admire le plus. Alors qu’allaient-ils nous sortir pour ce nouvel album ? Quelque chose de complètement barré à la Masquerade ou quelque chose de plus conventionnel ?

Le premier contact avec le disque, on peut le dire est plutôt frais. On est assez désorienté, la musique est relativement calme, la voix de Vortex très en avant mais il manque un petit truc qui fait la différence. Ma première réaction à l’écoute du disque a d’ailleurs été « le chant manque complètement de conviction ». Malgré tout, Arcturus est un groupe auquel il faut s’accrocher pour finir par en saisir l’essence. Alors j’y suis retourné, encore et encore, mais jamais ce sentiment n’a pu me quitter complètement. Explications :

L’ouverture du disque est très bonne, on se prend les vocalises de Vortex dans la tronche, on chancelle, le deuxième morceau quand à lui nous met carrément à terre. Irrésistible condensé de puissance et de fraîcheur. Sur ce morceau la voix se fait juste, motivée et puissante, se permettant même des fantaisies des plus efficaces (cette montée dans les aigues est superbe). Le jeu de Hellhammer ( Mayhem ) à la batterie est comme d’habitude irréprochable, alternant avec habilité les passages rapides et ceux plus lents. Les guitares efficaces, les voix féminines très charmantes, le clavier bien foutu, bref on en a pour son argent. Mais dès ce deuxième morceau, pourtant, un léger « c’est quoi ce bordel » pointe son nez, sur un point précis que je ne m’explique pas, la prod. Oh non, pas la prod du disque qui est énorme, où le son cristallin permet d’entendre avec précision tous les instruments et d’apprécier leur jeu. Non, le problème est dans la structure même du disque. Entre le premier morceau et le deuxième une différence de volume sonore est flagrante. Le premier, fort, est suivi d’un second au volume beaucoup plus bas, à une puissance moins frappante. Je ne comprends pas cette différence de son, mais ça ne me plait pas. Pire encore, entre la deuxième et la troisième piste, un magnifique « SHKRIK » se place là, et le son revient miraculeusement à sa position initiale. Qu’on puisse vendre un disque avec ces erreurs là me parait tout à fait inapproprié surtout pour une sortie de l’importance de celle d’Arcturus. Oh tout ceci ne parait pas bien grave comme ça, et ça passerait nickel si le reste de l’album n’était pas un poil faible. Tout en restant bon celui-ci tourne légèrement en rond et la voix de Vortex se fait de plus en plus désinvolte. La puissance vocale que l’on avait trouvée sur « ShipWrecked… », Les fantaisies vocales etc… ne font plus leur apparitions ou semblent forcées. Quel dommage !

Rapidement je suis obligé de constaté que je m’ennuie, je me mets à regarder le temps qui reste des pistes, je zappe etc etc. Le chant devient même parfois pénible dans l’ennui qu’il finit par communiquer dans « Evacuation Code deciphered », où Simen Hestnaes ne fait que déblatérer ses phrases sur un support musical minimum. Et malheureusement ça ne va pas s’arranger le long du disque. L’instrumental « Reflections » manque d’âme et devient du coup assez anecdotique. Et il s’enchaîne avec un « Hufsa » au volume sonore encore plus bas. Cette fois la coupe est pleine, le disque à été fait n’importe comment. Le chant sur ce morceau est encore un vrai n’importe quoi on dirait que Vortex s’emmerde, et du coup l’auditeur s’emmerde, il fait STOP. Terminé.

Je ne pourrais pour autant pas me résoudre à sabrer ce disque puisqu’il m’a quand même fait passé quelque moments sympas mais j’en attendais plus d’Arcturus qui ne parvient pas à me remettre la baffe que je m’étais pris avec La Masquerade . Je ne pourrais que déplorer ce manque cruel de motivation qui se fait sentir dans le chant, ainsi que la perte de cette espèce de folie furieuse qui caractérisait le groupe quand je l’avais quitté.

On attend plus d’Arcturus, on attend beaucoup plus d’un All Star Band norvégien. J’attendais plus de Vortex… je suis déçu.

  1. hibernation sickness complete
  2. shipwrecked frontier pioneer
  3. demon painter
  4. nocturnal vision revisited
  5. evacuation code deciphered
  6. moonshine delirium
  7. white noise monster
  8. reflections
  9. hufsa
Up Next

Du meme groupe

Groupes cités dans la chronique

Vous pourriez aussi apprécier

13 Commentaires

  1. kollapse says:

    Pour l’instant je suis moi aussi dubitatif à l’écoute de cet album. J’attends les prochaines écoutes (qui seront attentives) étant donné que je suis très friand de « la masquerade infernale » et de « shame mirrors », pour me faire un avis qui sera je l’espère plus positif que le constat que j’en fais pour l’instant…

  2. darkantisthene says:

    chant super pénible à la longue
    de bonnes idées, d’autres plus bateau
    ‘fin bon avec un nom de personnage de goldorack fallait pas s’attendre à du grand art non plus hein

  3. dah-neir says:

    mouais dark.. on va dire que ca fait 1 partout avec celle des corrs….

  4. darkantisthene says:

    héhé

  5. raph says:

    Tout à fait d’accord avec la chronique et aussi pour le chant très pénible de « Evacuation Code Deciphered ». Une mention toute spéciale à ce fameux bruit, ce SHKRIK. Moi j’aurais plutôt dit SHKRIIIIK.

  6. dah-neir says:

    A ce propos si quelqu’un de season of mist passe par la et est capable de m’expliquer ce que c’est que ce bruit… je lui en serais reconnaissant.

  7. damien luce says:

    bonne chro, j’espère que ce nouvel album passera l’étape du live la semaine prochaine et qu’ils me motiveront à me replonger ds cet album un peu fade!!!

  8. damien luce says:

    j’y vais peut être fort avec « un peu fade » mais je suis tellement deçu!!!

  9. dah-neir says:

    t’en fait pas damien… moi meme je le trouve fade et ca me fait bien mal au cul de le dire

  10. damien luce says:

    oui mais fais chier quand même!!!
    au fait dah-neir dis moi pk as tu zapper « the shame mirrors », il est pas mal cet album en fait (eheheh, je ne suis pas mieux je n’ai jamais écouté la masquerade infernale!!!)

  11. dah-neir says:

    j’en sais rien… j’ai jamais eu le courage de m’y mettre. Un peu pour la meme raison que j’ai jamais vu matrix 2 ou 3. Pour que le 1 reste magique… enfin je me comprends…

  12. Dun23 says:

    Pas à la hauteur de The Sham Mirror qui pour moi le dépasse de la tête et des épaules. Remarquez bien qu’il dépasse aussi et largement la masquerade!

  13. Valar Morghulis says:

    Le personnage de Goldorack c’est Arctarus
    Arcturus est quant à elle une étoile rouge, la 4e plus brillante du ciel et se trouvant dans le constellation du bouvier

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *