Soulfly – Dark Ages

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Style: néo/thrash/worldAnnee de sortie: 2005Label: Roadrunner Records

Comme disait ce vieux Forrest, « La vie c’est comme une boite de chocolat, on ne sait jamais sur quoi l’on va tomber ». Si j’avais bien apprécié le premier opus de Soulfly, qui s’averait être un très bon album de néo, les albums suivants m’avaient laissé totalement froid et c’est donc en toute logique que je comptait ignorer superbement ce Dark Ages. Aussi lorsque j’ai eu vent d’un retour aux sources pour le père Max, ma curiosité aidant, je lui ai donc laissé une chance de remonter dans mon estime.

Effectivement, c’est un virage à 180° que viennent d’opérer Max Cavalera et ses sbires (notez, au passage que le line-up du groupe n’a pas changé depuis l’album précédent, une grande première pour Soulfly) et si l’on s’en réjouit à la première écoute on peut quand même se poser des questions sur l’integrité de la démarche. Un peu comme ces groupes qui après avoir fait les frais d’une expérimentation boudée par les fans reviennent à des schémas qui ont fait leurs preuves par le passé (je pense notamment à Septic Flesh ou encore My Dying Bride). Enfin bon je suis peut-être mauvaise langue car je ne sais rien des véritables intention de Max. Accueillons donc ce Dark Ages sans arrière pensée et voyons voir ce que contiennent ces « ages sombres ».

Déjà le visuel tranche avec ceux des précédents albums. Exit les signes mystico-religieux, ici nous sommes face à une espèce de créature des plus inquiettantes et cette pochette pourait très bien être celle d’un obscur groupe de death underground. Max aurait-il retrouvé sa rage d’antant ? A l’écoute du tryptique « I and I – Carved inside – arise again » il faut croire que oui ! On ne pensait pas réentendre des riffs de cette trempe depuis Beneath the remains et Arise et sans doute que le titre « Arise again » fait justement hommage à cette période glorieuse du groupe. Quel bonheur que de se prendre en pleine poire des riffs comme ceux de « Carved Inside » et même si l’on n’atteint pas le niveau d’un « Atlerate State » ou d’un « Inner Self » (on n’en demande pas tant non plus), le headbanging devient rapidement inévitable.

Et si l’on est déjà bien surpris de voir le groupe sonner aussi brutal on le sera d’autant plus en voyant le spectre du defunt Nailbomb ressurgir lors d’un « Molotov » primaire à souhait. Sur ce titre qui rappelle donc le projet punk/indus de Max Cavalera et Alex Newport, deux invités viennent faire leur apparition : Billy Milano de S.O.D ainsi que Paul du groupe de hardcore russe Faq ! Un titre à cent à l’heure, imparable et dangereux pour les cervicales.

Malgré toutes ces références au passé de Max, Soulfly n’a laissé tombé ni le néo ni les incursions world. Cithare, guitares acoustiques et instuments tribaux sont toujours de la partie et certains passages ambiants sont vraiment très réussis comme ce superbe break aérien au mileu de « I and I ». L’album se termine d’ailleurs sur un magnifique morceau instrumental de plus de dix minutes à base de claviers et de guitares acoustique ou le guitariste Mark Rizzio nous fait la démonstration de tout son talent. On regrettera tout de même la présence du dispensable « Riotstarter » et surtout de son intro tribale dejà utilisées sur un précédent album de Soulfly où Max nous refait le coup du berimbau (mais si vous savez, cette espece de grosse noix de coco avec une corde que Max frappe avec un archet, souvenir de son séjour chez les indiens Xavantes).

Au final, ce Dark Ages donne l’impression d’un récapitulatif de tout ce que Max à pu faire, des débuts de Sepultura (sans pour autant en atteindre l’excellence) jusqu’à Soulfly en passant par Nailbomb, une espèce de bilan en fin de compte ; une démarche que les détracteurs se plairont sans doute à taxer d’opportunisme. Mais pour tous ceux qui avaient lachés Max avec Roots ou le premier Soulfly cet album est du pain béni et s’affirme d’emblée comme la surprise de l’année.

  1. the dark ages
  2. babylon
  3. i and i
  4. carved inside
  5. arise again
  6. molotov
  7. frontlines
  8. innerspirit
  9. corrosion creeps
  10. riotstarter
  11. bleak
  12. (the) march
  13. fuel the hate
  14. staystrong
  15. soufly v
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7 Commentaires

  1. Monster says:

    Je suppute que l’excellent Marc Rizzio a dut prendre part à la composition de ce nouvel opus !

  2. VINcz says:

    Tu supputes super bien !

  3. wakos says:

    D’ailleurs l’album solo de Mister Rizzo est vraiment excellent, avis aux amateurs …

  4. Neurotool says:

    N’ayant jamais été fan ultime (pour tout dire mon album préféré avec le Max c’est le tant décrier ROOTS) je ne me suis pas foncièrement battu pour écouter le dernier… Et une fois encore l’ennui prédomine en ce qui me concerne. C’est bien exécuté, ça a la patate (plus que sur les précédents certes) mais non y’a rien à faire… Mais en même temps je suis dans l’overdose la plus totale de l’écurie Roadrunner depuis quelques années déjà…

  5. AlCheMist says:

    Petit HS : Moi j’aurais bien aimé que SF et MDB poursuivent leurs expérimentations de ‘Revolution DNA’ et ‘34.788 % complete’… Voilà…

  6. fakou says:

    franchement rien de neuf… ça sonne même vieillot !

  7. baboon666 says:

    Soulfly va être dans la merde s’il changent de guitariste pour en trouver un rejouant les solos de Rizzo. L’album est trop opportuniste et sent le retour de Sepultura à plein nez. Soulfly n’a jamais su se renouveller depuis le premier album.

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