Drifting Breed – Hope Hereafter

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Style: metalcoreAnnee de sortie: 2005Label: Autoproduction

Le djembé et le duduk résonnent à nos oreilles en une mélodie envoûtante… (Le duduk est une flûte à huit trous dont on joue encore en Anatolie et en Arménie. Voilà, vous pourrez dire à vos parents qu’Eklektik n’est pas qu’un ramassis de chroniqueurs aux cheveux gras mais qu’on y apprend aussi des choses. Bref…) C’est donc dans une ambiance mystique que s’ouvre Hope Hereafter, premier MCD de Drifting Breed. Les cinq gaillards nous proposent 5 titres (dont l’intro précitée) de leur cru : Un hardcore savamment croisé avec du thrash, du death et une petite pointe de doom.

‘Et avec qu’est-ce que je vous mets ?’ comme dirait la boulangère. Bah avec ça, une bonne grosse torgnole dans la gueule grâce à ‘Hope Hereafter’ qui ouvre les hostilités dans un hardcore furieux. Drifting Breed se classerait aisément dans la catégorie déménageurs, mais ce serait les cataloguer un peu vite car le break lourd et inquiétant vient vite vous détourner de votre idée première. Il est suivi d’un déferlement doom/noisy du meilleur effet qui en dit long sur l’ouverture musicale du groupe. L’ambiance est très soignée, le duduk au son si particulier refait son apparition et le larsen nous guide vers la pièce maîtresse : ‘Almost a Stranger’.

Ce titre est véritablement incontournable. Décidément, Drifiting Breed s’y entend en matière d’intro. Une ligne sombre et mélodique, entêtante se charge d’accrocher l’auditeur jusqu’au démarrage thrashy, bientôt suivi de rythmiques hardcore bien travaillées. Le chant est enragé mais sans donner dans la caricature, on sent le groupe en place et en pleine possession de ses moyens. Une fois encore, le final du morceau, atmosphérique en diable, vient prendre à contre-pied les clichés du genre et nous emmène vers des territoires où il serait fort probable de rencontrer Crowbar par exemple. Un morceau bien caractérisé, une belle réussite.

L’ouvrage des guitares est une nouvelle fois mis en évidence avec ‘Waste Game’ et son excellente… intro ! (Comment ça, vous aviez deviné ?) Ici on passe de rythmiques mid-tempo syncopées à des tempi rapides, nous auront même droit à quelques blasts ! (Bon c’est pas du black non plus, on se détend…). La guitare lead et la rythmique tissent une trame faite de puissance et de mélodies malsaines soutenues qu’elles sont par une basse ronflante et solide qui leur permet des envolées et des figures plutôt acrobatiques.

Le MCD se clôt avec un ‘Some Reasons to Kill Me’ fleurtant pour notre plus grand plaisir avec le Death. Le morceau bénéficie d’une très bonne dynamique et d’une recherche rythmique toujours intéressante. Le final, une fois n’est pas coutume, se fait sous des hospices lourds et démontre que les Drifting Breed sont aussi des petits malins… Quelle meilleure idée pouvait-on trouver que de scander le nom du groupe en l’intégrant au texte ? Bien joué, l’effet sur scène doit fonctionner à plein !

Au final, Drifting Breed signe ici une première œuvre prometteuse, la recette est originale et variée. L’ajout d’ambiances atmosphériques, de Thrash et de Death permet au groupe de personnaliser son Hard-Core de bien belle manière. On regrettera juste que le son de la batterie ne soit pas plus précis pour lui rendre justice et que les chœurs soient un peu mixés en retrait car ils auraient été une bonne charge à rajouter à la musique très massive et très travaillée du combo.

7,5/10

  1. intro
  2. hope hereafter
  3. almost a stranger
  4. waste game
  5. some reasons to kill me

Chroniqueur

alchemist

Chroniqueur inter mi-temps, amateur de chats, de Metal mélodique sous toutes ses formes, de fromages de caractère, de bons bouquins, de radios intelligibles... et de zombies.

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