Sigh – Gallows Gallery

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Style: jap metalAnnee de sortie: 2005Label: Baphomet

Comme le disait Lao Tseu, la patience est une vertu. Et grand bien lui en a pris au garçon quand il a dit son truc. Pourquoi ? Parce que lorsque j’ai eu entre les pieds le promo de ce nouveau Sigh (groupe que je suis depuis ses début blackeux), je trouvais la production tout simplement horrible. Les basses réglées à fond, on n’entendait rien c’était une catastrophe. Je veux bien que Miraï ait dit que cet album serait le plus lourd du groupe mais fallait quand même pas pousser mémé dans les orties. Alors j’ai hésité, je me suis dit, « sois tu fais la kro du promo, soit tu attends d’acheter le vrai cd pour voir », et j’ai attendu, je l’ai acheté, je l’ai écouté, j’ai été soulagé. La production est revenue à un niveau normal, les basses sont à leurs places, certes plus présentes qu’avant, mais moins que sur le promo.

Mais alors pour ceux qui ne connaissent pas Sigh, comment leur décrire le groupe et la musique? Problème. Les japonais ne nous facilitent pas la tâche en ce moment, entre Sigh et Kadenzza on est gâté. Sigh avait débuté sa carrière en 1994 avec Scorn Defeat en pratiquant un style black metal mélodique, puis s’est tourné vers des choses de plus en plus expérimentales, d’abord avec le surprenant Hail Horror Hail qui conservait sa base Black mais s’en donnait à cœur joie. Puis le groupe finissait d’enfoncer le clou en 2001 avec le réellement novateur Imaginary sonicscape, qui, je l’avoue m’avais complètement dérouté mais à force de persévérance s’était imposé comme un excellent album de rock japonais. Il aura fallu attendre 4 ans avant que la tête du groupe Miraï trouve le temps de nous pondre cet album entre deux répétitions avec Necrophagia. Une fois de plus on se retrouve avec un album totalement avant-gardiste aux influences japonaises un poil plus présentes qu’avant et aux expérimentations encore plus sidérantes.

Pour le coup je m’attendais à un album difficile d’accès et je n’ai pas été déçu, j’ai encore du mal à saisir toutes les subtilités de l’album je dois dire et ce n’est pas les solos de saxophones qui vont m’aider. La force de Sigh réside justement dans cette difficulté à en appréhender la structure aux premières écoutes et cette faculté à rendre le tout pourtant très cohérent. Sur cet album encore plus que sur les précédents, on s’amuse a nous prendre à contre-pied, on s’attends à des choses, on entend tout à fait l’inverse. La présence du superbe « Tranquilizer Song » au beau milieu du disque a par exemple de quoi surprendre comme les solos de saxos déjà cités.

On notera par ailleurs la présence de plusieurs pointures du métal venues faire joujou sur le disque comme Niklas Sundin de Dark Tranquility venu faire un solo sur le brillant « In a Drowse » ou Metatron des grands Meads of Asphodel venu causer sur « Confession to Be Buried » pour ne citer qu’eux. Cela prouve si besoin était encore que Sigh devient de plus en plus gros au fur et à mesure des sorties et que Mirai devient un musicien des plus respectés.

Avec ce nouveau Sigh on parle d’un des albums de métal les plus complexes qu’il m’ait été donné d’entendre depuis bien longtemps. Est-il même encore justifié de parler de métal tant les structures se rapprochent d’un rock couillu comme en ont l’habitude les japonais ? A réserver à un public ouvert et persévérant, qui ne laissera pas tomber l’écoute dès le premier tour de disque. C’est néanmoins une œuvre exceptionnelle que nous offrent là encore les japonais qui confortent ainsi leur statut de groupe de métal japonais le plus connu en occident.

  1. pale monument
  2. in a drowse
  3. the enlightenment day
  4. confession to be buried
  5. the tranquilizer song
  6. midnight sun
  7. silver universe
  8. gavotte grim
  9. messiahplan
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4 Commentaires

  1. AlCheMist says:

    Oups l’album s’est sournoisement glissé chez moi… L’asiatique est fourbe c’est bien connu ;OP Je vais de ce pas sur les bon conseils de notre Pierre Tchernia, me plonger dans l’écoute. Le saxo par contre, je sais pas si ça va passer. On verra bien !!

  2. AlCheMist says:

    N’importe quoi c’est Scenario IV qui est chez moi… Faut que j’arrête… Promis demain j’arrête !

  3. Monster says:

    Ah ben bravo, j’envoie un album à l’autre zouave d’Orangina Rouge et il l’a même pas encore écouté, si c’est pas malheureux ça ma bonne dame.

    Et pis bon Dah-Nette apparement tu ne consultes pas tes MP sur le forum parce que je t’en avais envoyé un il y a peu pour te demander de faire une double chro de cet album.
    Bon bref… tout ça pour dire que ben moi j’aurais mit 5 points en moins (si c’est pas plus) à la note. Ce nouveau SIGH c’est carrement ma deception de l’année. Et puis quand tu dis que c’est un des albums les plus complexes qu’il t’ais été donné d’entendre depuis bien longtemps non mais ho hé hen bon, faut pas pousser Miraï dans les orties quand même. Pour Imaginary Sonicscape et Scenario IV je veux bien mais pour celui là…
    Le groupe a vachement épuré sa musique et l’a vachement simplifié, l’a rendu vachement plus faccile d’accé. Déjà disparition de la voix black. Soit, cela ne me gêne pas trop. Mais aussi, je trouve, disparition d’une certaine folie qu’on trouvait sur les 2 albums precedents. Alors certes c’est toujours assez surprenant le saxo ou les melodies orientales, mais ça l’est quand même vachement moins qu’avant. Et en effet SIGH se fait plus rock, moins metal, plus facile d’accé. C’est même devenu du heavy metal je trouve, un OVNI heavy metal certes, mais du heavy. Il y a des influences très heavy 80’s aussi bien que rock 70’s, comme sur les 2 precedents opus d’ailleurs. Mais il n’y a plus la folie de dans le temps. Les morceaux sont plus simples, plus courts, moins alambiqués. Bref le groupe va moins loin que sur un Imaginary Sonicscape ou un Scenario IV.
    SIGH c’était mieux avant comme dirait Cabrel. Alors certes ça reste sympathique, agreable, distrayant, mais c’est pas suffisant pour moi, sachant qu’avant c’était plus que ça, c’était genial.

    Cependant, j’ai rien contre cette nouvelle direction. Je suis même sûr que si ce n’est pas trop reussi sur ce Gallows Gallery, ça le fera sur le suivant.

    Voila, voila, c’était mon ptit commentaire improvisé…

  4. dah-neir says:

    en effet j’ai pas regardé mes mp sur le forum desolé. C’est marrant que tu le trouve plus facile d’acces qu’imaginary, je le trouvais au contraire plus rebutant. Sans doute a cause de cette direction plus heavy que tu cites, qui vient se melanger assez bizarrement avec les experimentations du groupe. Bref, entre imaginary et celui ci je sais pas lequel m’a demandé le plus de perseverance, on va dire que ca se vaut. Je sais pas si tu l’as beaucoup ecouté mais apres mes premieres ecoutes je lui aurait mis 12 ou 11 à cet album car je ne cache pas que j’etais decu. Au fur et a mesure des ecoutes on se rends compte que les morceaux sont pas si simples que ca et l’album prends sa dimension. Enfin bref toujours est il que pour moi, c’est encore un excellent sigh, qui trouve sa place a coté de imaginary. Mais ca vaut quand meme pas les chefs d’oeuvre infidel art et Hail Horror hail. (je recommende tres vivement ce dernier a tout le monde d’ailleurs)

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