Misanthrope

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C’est au cours du Cross Cultural Metal Fest que j’ai eu la joie de rencontrer ce groupe unique et original en matière de metal extrême qu’est Misanthrope : S.A.S., le sympathique Anthony Scemama, le boute-en-train Jean-Jacques Moreac et le très discret Gaël Ferret. J’ai put abordé avec eux des sujets tel que leur dernier album en date (Metal Hurlant), la façon dont est perçu le groupe par le public, les concerts avec le nouveau line-up, ce que la formation hexagonale a prévu pour l’avenir, la faim dans le monde, l’augmentation du prix du pétrole, la politique européenne, la philosophie Kantienne et bien d’autres sujets passionants.

Avant de commencer l’interview, je demande à S.A.S. s’il compte rééditer un jour les deux premiers opus du groupe (Variation On Inductive Theories et Miracles : Totem Taboo). J’obtiens comme seule réponse un « Faudra… ». Dois-je comprendre que ce n’est pas pour tout de suite ? »

Comment s’est passé l’enregistrement de Metal Hurlant ?


Anthony Scemama : On a commencé par enregistrer la batterie à Paris. Ensuite j’ai enregistré les guitares chez moi et j’avais tout le temps qu’il me fallait. J’ai pu faire ça dans des conditions agréables et confortables. Jean-Jacques a aussi fait la basse chez lui, dans de bonnes conditions.
S.A.S. : On a monté un home studio, les choses qu’on prépare on les enregistrait dans le studio de Misanthrope ou dans un des studios externes. Il y a eu la basse et la batterie de faites comme ça. Après on a fait chacun nos parties avec les éléments et c’est Jean-Jacques qui a tout mixé.

Jean-Baptiste Boitel est-il toujours présent ?


Jean-Baptiste est là ce soir, il fait parti de l’âme du groupe. Il s’occupe de la mise en son, de l’equalisation, le choix des sons, le mixage. C’est le cinquième membre du groupe.

Le groupe devait être plus soudé pendant cet enregistrement…


C’est le troisième album qu’on faisait ensemble donc c’est vrai que par rapport à Sadistic Sex Daemon et à Misanthro-thérapie il y a plus une vraie osmose, une vraie cohésion musicale. Misanthrope est un groupe, ça a toujours été un groupe. Mais là c’est un groupe qui se connaît beaucoup mieux et ça s’entend tout de suite sur le disque car il y a une vraie cohésion musicale qu’il n’y a pas eu sur les autres albums. Sans se parler, rien qu’avec la musique, on sait quand et où il faut chanter, où il y aura un solo de guitare, où la basse sera mise en avant, où Gaël fera ses parties de batterie. Avec le temps on a donc acquis une facilité d’écriture ensemble.
Anthony : Et puis on a eu du recul sur l’enregistrement, ce qu’on n’avait pas avant. On n’était pas pressé, on enregistrait et après on pouvait réécouter et modifier ce qui n’allait pas s’il y avait lieu de le faire. On pouvait vraiment passer du temps sans qu’on me dise que j’avais 3 jours pour enregistrer mes guitares par exemple. L’enregistrement s’est donc fait sans stress.
S.A.S. : J’ai fait toutes mes voix au mois d’avril et au mois de juillet Jean-Jacques est venu faire la version anglaise qui sortira en 2006. On a alors pu revoir les voix françaises et changer quelques bricoles. On a donc eu un vrai recul par rapport à ce qui avait été fait. On a changé vraiment du détail, on a gardé le brut. On a refait quelques phrasés, des arrangements, des chœurs. C’était la première fois qu’on avait plus de recul sur un album et c’est donc pour ça qu’il y a une vraie maturité d’écriture.

Justement j’ai remarqué quelques changements dans la façon dont tu abordais tes vocaux. Tu as eu plus le temps de bosser tes vocaux pour Metal Hurlant ?


Ce n’est pas qu’on n’avait pas le temps sur les albums précédents, c’est juste que c’était un choix différent sur Misanthrope Immortel, Sadistic Sex Daemon ou Misanthro-thérapie. Cela a toujours été réfléchi, on avait arrêté le chant pleuré qu’on avait développé sur 1666… Théâtre Bizzare.

Tu penses que le chant pleuré n’aurait pas convenu à Sadistic ?


Ce n’est pas que ça n’aurait pas convenu, c’était juste différent, c’était une autre période. Je ne vois pas ça comme ça…

Est-ce que vous pensez qu’en live Misanthrope a évolué depuis la tournée Sadistic où le groupe ne se connaissait pas encore aussi bien que maintenant ?


Anthony : Je me sens plus à l’aise de jouer avec eux comparé à la tournée Sadistic où c’était la première fois que je faisais des concerts devant plus de monde qu’avec mes groupes précédents. J’avais assez peur car depuis que Jean-Baptiste était parti j’étais le seul guitariste et ce n’était pas évident de tout assurer tout seul. Mais maintenant ça va, ils sont gentils avec moi, je n’ai plus cette peur…
S.A.S. : C’était un petit chien seul dans la rue et il a trouvé une nouvelle maison.
Anthony : Quand S.A.S. est sur scène et qu’il fait ses chorégraphies, je suis maintenant habitué.
S.A.S. : Quand on monte sur scène ou quand on fait les balances je ne m’interroge plus pour savoir si Anthony, Gaël ou Jean-Jacques entendent bien, je sais que ça va tuer.
Anthony : Et même si je n’entends rien sur scène, Gaël va s’en rendre compte et il va m’aider. Il le voit à ma réaction, que si je me rapproche de lui c’est que je ne comprends pas ce qu’il se passe. Alors que quand ça ne fait pas longtemps que tu joues avec des gens, il n’y a pas ces petits signes. Je sais maintenant que ça va bien se passer, même si j’ai un son pourri sur scène, ils vont m’aider.
S.A.S. : On se soutient tous mutuellement.
Anthony : C’est donc évident qu’il est plus facile de jouer avec eux maintenant que j’ai plus d’expérience avec le groupe.
S.A.S. : Il y a des mécanismes, des habitudes qui se créent.
Anthony : Tu peux alors anticiper ce que les autres vont faire.
S.A.S. : S’il y a un pain, c’est très rare… enfin s’il y a un pain on se récupère très rapidement. Mais bon ça n’existe pas avec Misanthrope, jamais, jamais.

Anthony, avant de rejoindre le groupe, que pensais-tu de Misanthrope ?


Anthony : J’avais entendu un morceau sur Théâtre Bizzare et j’avais trouvé ça sympa. Je n’ai pas suivi la carrière du groupe par la suite jusqu’à ce que j’aie eu Misanthrope Immortel entre les mains. C’était un peu dans le même style que le groupe dans lequel je jouais à l’époque, avec des synthés, etc… C’était vraiment ce que j’avais envie de faire. Et quand j’ai vu qu’un guitariste était parti, je me suis dit qu’il fallait que je joue dans ce groupe.

Et Gaël, ton avis sur le groupe avant de le rejoindre ?


Gaël : C’était bien, c’est encore mieux maintenant.

Que représente le titre de l’album ?


Jean-Jacques : C’est toute une époque : la B.D., le magazine, le dessin animé…
S.A.S. : Metal Hurlant parce que Misanthrope fait du metal hurlant : un condensé de black, de death, de musique artistique et d’avant-gardisme eklektik. En fait Misanthrope s’est créé avec Livry Gargant dans les années 80 comme la B.D. Metal Hurlant qui s’est créée aussi à Livry Gargan avec Dionnet, Druillet et Bilal. Tout est lié. C’était un petit clin d’oeil, ça nous a pas mal influencé. En fait, dans les années 80 on ne voyait pas tout ce qu’il y avait autour de nous contrairement à maintenant. Les tournantes on ne savait pas ce que c’était. Ben Laden, on ne le connaissait pas.
Jean-Jacques : Pareil pour les flingues dans les cités.
S.A.S. : On était insouciant. Il n’y avait pas de radio, pas de musique, pas de télé. Il n’y avait que ce genre de B.D. futuriste pour voir autre chose.
Jean-Jacques : « Une machine à rêver »
Anthony : « Graal d’un nouveau monde ».
S.A.S. : Grâce à cette B.D. j’ai appris qu’on pouvait faire l’amour à des carcasses de viande.
Anthony : Et ça t’a plu ?
S.A.S. : Cela m’a plut mais j’étais très jeune, c’étaient les premières sensations amoureuses que j’ai eues.

Que représente la pochette ?


L’engouffrement misanthropique du nébuleux néant. C’est Séverine qui s’occupe de l’artwork, elle fait toutes nos pochettes depuis Variation On Inductive Theories. C’est ce qu’elle a imaginé en lisant tous les textes. Il s’agit du hurlement sous les mers de quelqu’un qui se suicide. Il hurle ; le metal hurlant est un cri de voix qui ne porte pas jusqu’à la mort.

Si vous deviez comparer Metal Hurlant à Sadistic ? Qu’est-ce qui a évolué ?


Jean-Jacques : Sadistic c’était une urgence.
S.A.S. : Metal Hurlant est un album qu’on a aimé faire, pour Sadistic on a eu plus de mal.
Jean-Jacques : Sadistic il fallait le faire pour pouvoir continuer. Metal Hurlant on l’a fait parce qu’on voulait le faire.
S.A.S. : Par contre Sadistic est très bien, on en est content. Il s’agit de l’amorce d’un nouveau Misanthrope. Le temps d’espace entre Immortel et Sadistic était beaucoup trop long.

Après une période de vide discographique plus longue que d’habitude entre Immortel et Sadistic, vous avez enchaîné les albums de façon plus rapide. Sadistic en 2003, le coffret en 2004 et Metal Hurlant cette année ; vous êtes très prolixe.


Dans le marché il y a une flemme c’est Dark Tranquility et à côté de ça il y a Soilwork. Tout le monde fait un album tous les ans, alors nous aussi on se doit d’assurer. Le coffret Misanthro-thérapie ça faisait cinq ans que je le préparais. L’idée du duo avec Stille Volke date d’il y a 4 ans.

Tu as d’autres idées de duo ?


Tout le monde : (rires)
Jean-Jacques : Ohlalaaa on va pas tout te dévoiler (rires) On voulait faire un duo avec Garcimore mais il est mort. Mais sinon oui il y a des choses de prévu.

Une idée de duo qui vous apportera la gloire…


S.A.S. : La gloire on s’en branle. Ce qu’il faut c’est marquer son époque. La musique est devenue quelque chose de consommable et Misanthrope n’est pas consommable.

Est-ce que c’est alors pour ça que le coffret et Metal Hurlant sont sortis en version limitée à 2000 exemplaires pour le premier et 3000 pour le second ?


On ne veut pas tromper les gens. On est vraiment honnête. On les numérote et chaque personne qui a son disque c’est le sien. Ils savent qu’il y aura 2000 coffrets et 3000 albums dans ce support là. On ne veut pas mentir en disant qu’on vend 20 000, 15 000, 10 000, etc… Le marché du disque en 2005 c’est ça. Quand tu achètes ton disque, tu as ton numéro, c’est le tien.
Jean-Jacques : Tu as ton code barre (rires)
S.A.S. : C’est du mécénat. Le fan de Misanthrope quand il achète son disque c’est qu’il veut l’acheter, qu’il veut supporter le groupe. C’est ça qui est important. Le reste, c’est du fantasme, ce sont les années 80.

Et hors de France, comment est perçu le groupe ?


Jean-Jacques : Où ça ? A Montreuil ? (rire générale)
S.A.S. : Pour Sadistic où il y a du recul, l’album est sorti en version française puis en version européenne, en version japonaise, en version russe, une version pour toute l’Amérique Latine et c’est tout.
Anthony : Par contre il chante en anglais sur toutes les autres versions que la version française.

Est si vous envoyez le disque dans le reste du monde uniquement en version française ? ça aurait un côté « exotique »…


S.A.S. : C’est rigolo parce qu’il y a des fans étrangers qui ne comprennent pas la langue mais veulent les versions française parce que pour eux c’est effectivement très exotique. Mais la plupart veulent la version anglaise. C’est très chic. C’est comme nous quand on écoute des groupes qui chantent en norvégien ou en estonien, en ukrainien.
Anthony : Ou en italien, ça fait bizarre aussi pour nous.
S.A.S. : Mais c’est sympa. Lacuna Coil quand ils chantent en italien c’est mignon.
Jean-Jacques : Hm mm mais elle est bonne aussi…
Tout le monde : (rires)
Jean-Jacques : Par contre si c’est le mec de Natron qui chante en italien…

Est-ce que tu penses avoir évolué dans l’écriture des textes ?


S.A.S. : Le côté sulfureux et dénonciateur de Sadistic est moins flagrant sur Metal Hurlant. C’est un album plus posé, plus sage, plus mûr. J’avais la haine sur Sadistic, le groupe était en pleine décrépitude et ça se lit sur les paroles qui concernent aussi la société, le monde dans lequel on vit. Sur Metal Hurlant c’est plus grand. Ça élève le groupe, c’est plus sage et plus mature. Ça va de pair avec la musique du groupe. C’est donc plus philosophique et plus profond. Attention, je ne pense pas que Sadistic soit creux, mais Metal Hurlant est beaucoup plus profond. Et puis il y a des chansons comme Metal Hurlant qui sont de purs fantasmes métaphoriques. C’est vraiment moi, plus personnel. C’est un complément, c’est la suite de Sadistic. On évolue, on a déjà commencé à réfléchir sur le prochain concept. Le premier concept de Misanthrope !

Ça sera un concept album ?


Jean-Jacques : On ne peut pas t’en dire plus que ce qu’on te dit là.
S.A.S. : On ne sait pas. On verra le 16 janvier vu que de la fin du concert jusqu’au 16 janvier nous sommes en vacances misanthropiques.
Jean-Jacques : Vu que depuis Sadistic on n’a pas arrêté, on a enchaîné le coffret, la Holy Party et Metal Hurlant. On va donc prendre une pause. On en est même arrivé à partir en vacances ensemble (rire générale)
S.A.S. : L’écriture c’est une bonne chose…
Anthony : Il nous ramène à chaque fois de gros pavé de texte.
Jean-Jacques : La prochaine fois on lui ramènera autant de musique.
S.A.S. : Pour anecdote Jean-Jacques m’a fait chanter plus que ce qui était prévu sur Metal Hurlant.
Jean-Jacques : Je trouvais que sa voix était en symbiose avec la musique que je compose. (rire général)

Comment est considéré Misanthrope par le public ?


S.A.S. : Tu vas voir ce soir. Le public est vraiment décalé en deux : ou on est des demi-dieux, ou on est des branleurs. Ou les gens sont à donf dans le concept, ou ils comprennent quelque chose de très négatif et prétentieux alors que c’est très théâtral et rigolo. C’est surtout metal !
Anthony : J’ai l’impression que les gens qui n’aiment pas ne sont pas indifférents et que ça les dérange vraiment. Soit le public nous adore, soit il nous déteste. Il n’y a pas de gens qui disent : « oh on n’aime pas trop ». Certains qui ne nous aiment pas se manifestent de façon exagérée et je ne comprends pas vraiment pourquoi car on ne les force pas à nous écouter ou à venir nous voir en concert. C’est assez mystérieux je trouve. Il y a des groupes que je n’aime pas, je respecte que ces groupes existent, du moment que l’on ne me force pas à les écouter. Chacun fait ce qu’il veut. Il y a vraiment des réactions extrêmes de certains de nos détracteurs, on ne leur a jamais rien fait, on ne comprend pas pourquoi ils réagissent comme ça.
Jean-Jacques : Un des problèmes c’est que comme Phil est un des boss de chez Holy Records, c’est le leader de Misanthrope, sans compter ce qu’il fait pour ses loisirs comme responsable de l’association sportive pour la pêche dans son village (rire général). Il doit recevoir un max de démos et d’informations. Il fait partie d’un label et des groupes essayent de se faire signer. La plupart ne doivent pas avoir de réponses ou des réponses négatives et puis après tout se mélange.
Anthony : C’est vraiment quelque chose qui n’a rien à voir car Misanthrope c’est son loisir, c’est son hobby. Misanthrope n’a rien à voir avec Holy Records à part que Misanthrope travaille avec Holy Records. Ce sont deux choses séparées. Je ne fais pas partie d’Holy Records.
Jean-Jacques : Je rencontre beaucoup de personnes qui croient que je fais partie d’Holy Records alors que non, je suis seulement dans Misanthrope. Au final on mélange tout, on se fait cracher dessus par des mecs, on ne sait pas pourquoi et eux non plus d’ailleurs. De toute façon, dès qu’un groupe commence à avoir une certaine notoriété, il y a toujours des die-hards pour nous suivre et des détracteurs pour nous cracher dessus. Je préfère qu’on nous parle comme ça d’un côté comme de l’autre plutôt que de ne rien avoir du tout. Ça signifie qu’on impose un truc, qu’on est là.

Et hors Misanthrope, qu’est-ce que vous faites ? Quels sont vos autres projets ? Que devient Argiles ?


Jean-Jacques : Argiles c’est compliqué… On va devoir le mettre un peu de côté, on a beaucoup de boulot pour Misanthrope pour l’instant. L’époque où on a sorti le premier album d’Argiles fut une période de transition pour Misanthrope et on a fait ça rapidement. Je pense qu’on sortira un autre Argiles plus tard mais ce n’est pas prévu pour le moment.
Anthony : Moi et Gaël participons à Balrog, le groupe de l’ex-chanteur de Garwall. On vient d’enregistrer un album et on fera des concerts aussi. Mais bon c’est vraiment lui qui compose tout et s’occupe de tout. Nous on vient, on joue et puis ça s’arrête là.
Gaël : J’ai aussi un groupe instrumental qui s’appelle Triple Effect et j’ai Mortuary (death metal de Nancy). Je fais aussi les séances pour le prochain album de Korum.

Vous pouvez nous dire quelques mots sur les participations de Patrick Rondat et You Oshima ?


S.A.S. : En 99 on a fait le Festival Hard Rock Magazine. Ce soir là on a rencontré Patrick Rondat et il nous a dit apprécier notre musique. On ne savait même pas qu’on existait à ses yeux. Et puis on s’est recroisé plusieurs fois. Pour l’album, Anthony et moi voulions un guest d’un guitariste. On a appelé Patrick et il est venu enregistrer.
Anthony : Et puis comme c’est un mec sympa…
S.A.S. : Il n’y a eu aucuns problèmes.
Jean-Jacques : Vite fait, bien fait et mortel. Il nous a envoyé un cd avec deux solos.
S.A.S. : Quand à You, c’est un grand copain. Pour lui c’est le suprême honneur d’être sur le disque de Misanthrope. Ça nous a fait très plaisir et ça lui a fait très plaisir.

Vous écoutez quoi en ce moment ?


S.A.S. : Yngwie Malmsteen, Dio
Jean-Jacques : et Toto
Gaël : Dark Funeral, Nile. Des trucs qui bourrinent, en dessous de 250 bpm
S.A.S. : J’écoute aussi Hate, un bon groupe de death metal polonais. On écoute plein de trucs…
Jean-Jacques : Exodus
S.A.S. : Morsüre
Jean-Jacques : Bulldozer

S.A.S., en tant que fan de Celtic Frost, qu’est-ce que tu penses de leur reformation ?


S.A.S. : Je suis partagé entre le vieux con qui ne veut pas que Celtic Frost se reforme pour rester dans le culte du passé et évidemment je suis une groupie qui attend des nouveautés des maîtres mais je vais être très déçu. J’ai très peur quant à la sortie de ce nouvel album. Moi j’aime tout, je suis un vrai fan, j’aime l’album glam de Celtic Frost détesté par tout le monde (Cold Lake). Je trouve ça génial. J’irai voir le concert de reformation et j’attendrai toute la nuit pour voir Tom G. Warrior pour qu’il me dédicace mon cd de Into The Pandemonium. Anorexia Nervosa c’est Britney Spears, moi c’est Celtic Frost, chacun son groupe.

Qui est-ce que vous rêveriez d’inviter sur un album de Misanthrope ?


S.A.S. : King Diamond
Jean-Jacques : Paul Gilbert
Anthony : Marty Friedman… ou Olivia (la sœur d’Anthony, bassiste de Balrog, ex-Garwall, ex-No Return)

Pas Tom G Warrior ?


Jean-Jacques : Peut-être pour faire un duo avec King Diamond (rires)
S.A.S. : Tom G. Warrior je l’aime tellement que je ne peux pas chanter avec lui.
Jean-Jacques : Tu lui mettrais sa branlée.
S.A.S. : Il est trop supérieur, je ne suis rien à côté.

Comment voyez vous le futur de Misanthrope ?


Jean-Jacques : Une vraie merde !
S.A.S. : On est en vacances jusqu’au 16 janvier.
Anthony : Sinon on a prévu d’autres choses si ça ne marche pas.
S.A.S. : On a un groupe de reprise dans les bars (rire général). On réfléchira pour un prochain album à partir du 16 janvier.

Le mot de la fin :


Merci pour ton temps, pour tes questions

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