Revok – Program Medics and Cathode Clinics

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Style: noise rockAnnee de sortie: 2005Label: Autoproduction

Le moins que l’on puisse dire de Revok, c’est qu’ils savent occuper l’espace ! Second EP de l’année pour ces franciliens, chapeau bas ! Répéter dans un box miteux et perdu de Vélizy ne semble pas les avoir atteint plus que de mesure semble-t-il… Une force face à l’adversité sans doute. Bien plus qu’un simple side project de Brume-Retina (ex-Gameness), Belle Epoque et Goo Goo Blown, Revok reprend les armes pour 4 nouveaux titres toujours autant possédés par l’obscurité, la rage, et l’amertume. A l’image des ombres torturées du graphisme occupant le livret signé par Yann Black Tattoo (http://yourmeatismine.com/), la musique de Revok s’immisce de nouveau au cœur d’un univers désincarné, où leurs morceaux font émerger des images oppressantes et décadentes. S’approprier le nom de Darryl Revok, personnage du « Scanners » de Cronenberg n’a certainement rien d’anodin…

Le premier morceau vous saute à la gorge dès les premières mesures dans un assaut punk noise des plus incisif pour rapidement dériver vers un rock noisy lancinant où le chant toujours aussi déchiré de Fabien vous lacère petit à petit. “When the pain hurts too much don’t you think « What a funny way to fly? »”, le décors est posé…
Le second morceau s’installe impassiblement. La tension se développe progressivement, le chant calme et posé clame l’indigence de cette vie, de ce souffle qui nous possède et nous maintient. Dans un ultime sursaut la tension explose, les riffs incisifs et répétitifs se débattent, hasardant vainement un coup fatal.
La bête immonde ne succombe pas, se maintient debout, s’accroche, s’appuyant sur la ligne de basse omniprésente du troisième morceau prélude à Death conception of life, quatrième et ultime compo développant ses thèmes en s’étirant le long de ses sept minutes, ultime baroud d’honneur, ultime convulsion emprunte de résignation. « I dreamt of serenity… I was wrong. Quiet moments never exist you have to build them with your own hands… ». Une production rugueuse et poisseuse finit de dépeindre ce tableau hanté et désenchanté.

Avec ce second EP, Revok affirme un peu plus son style entre rock sombre et décadent et noisecore sulfureuse et acérée. Une identité propre et de la concision fait la force de cette nouvelle offrande. Toujours aussi ténébreuse, malsaine et viscérale, leur musique habitée ne saurait être un vain jet d’acide. Plutôt un envoûtant nectar empoisonné. Posez les lèvres sur le calice !

4/5

  1. akinesy
  2. a long lost art
  3. program medics and cathode clinics
  4. death conception of life
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2 Commentaires

  1. divine_slayer says:

    4 titres incroyables ! C’est vraiment une descente aux enfers ! Le chant est tout simplement fabuleu ! Je serais à la peniche Alternat ce soir…

  2. damien luce says:

    Sombre, arraché j’adore!!!!

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