Most Precious Blood + Turmoil + Inhatred + Headcharger – 29 janvier 2006 – Batofar – Paris

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i>hororo : Bien que fatigué par une semaine de concert je n’allais pas laisser passé l’opportunitée de voir Turmoil en action, surtout sur la petite scène, plus intime, du Batofar. Most Precious Blood figurait aussi dans ma liste des groupes a voir en concert mais le dernier album ne m’ayant pas encore accroché comme le precedent l’avait fait, je n’etais pas aussi enthousiaste que pour la reunion heureuse de ce groupe encore injustement méconnus, mais méritant sans aucun doute sa place dans le panthéon du Hardcore rien que grace à la qualité de leur album, »the Process of … » , réedité en compagnie de tout leurs EP et de trois nouveaux titres sur « Staring back », sorti chez Abacus Recording (filliale metalcore de Century Media). Bravant le froid et les travaux de terrassement devant le Batofar je me suis donc rendus ce Dimanche soir sur cette chère péniche pour assister à un concert qui restera bien profondement ancré dans ma mémoire.

Tout d’abord entré en matière avec les normands de Headcharger, des ex Doggystyle parait il. Ces derniers ne m’étant pas du tout familié je ne m’attendais à rien d’exceptionnel. Encore un groupe de Hardcore new school avec son lot de mosh part, pensais je. Heureusement pour mon cerveau qui digère mal les groupes rebarbatifs, Headcharger est tout de même beaucoup mieux que ça. Se définissant eux même comme un mélange de Hardcore et de Rock and Roll (définition valable, en gros), une seule mosh part se fit entendre a la fin de leur première chanson. Le reste des riffs de ce groupe est constitué majoritairement de riffs groovy alliant une accroche rock a une energie Hardcore. Agréables et distrayants, l’energie des musiciens aidant beaucoup a rendre le spectacle proposé par Headcharger une offre déja attrayante, ils le seraient encore plus si leurs chansons étaient un peu plus variées. De plus, le chant hardcore ne reussis pas trop à mettre en valeur la musique du groupe et une variation vers moins de cris rauque serait salvateur. Petite anecdote sympa a retenir, alors que le chanteur encourageait le public à se rapprocher, un spectateur lui à alors répondus qu’il n’avait qu’a descendre dans la fosse pour profiter de la place laisser par un public pas très intéréssé. Sans se demonter, le chanteur de Headcharger a alors proposé au type de monter sur scène à sa place tandis qu’il descendrait dans la fosse, ce qui fut chose faite pendant au moins la première minute d’une chanson. Un groupe qui n’a donc pas peur de prendre des risques et qui est déja très bien taillé pour le live.

jonben : A peine le 1er morceau d’Headcharger terminé, on se rend vite fait compte que la période Doggystyle est derrière eux, le groupe a su profiter de ce changement de nom, et de son, et de ce regain de motivation pour pondre des titres efficaces dans un registre hardcore n’roll assez maitrisé. Bon le chanteur est toujours un peu ridicuel sur scène mais on a vu pire et pour une 1ère partie, c’était des plus agréable.

hororo : Inhatred par contre ne possède pas encore les accroches necessaires pour me faire rentrer dans leur musique. Je ne demande pas a un groupe, en concert ou sur CD, de me pondre une accroche mélodique ou un petit break dansant, histoire de rendre leur musique plus agreable. Non non, là n’est pas le probleme. Mais ce que j’aime entendre chez un groupe ce sont des chansons, et pas des enchainements de riffs. Inhatred est un groupe dont la moyenne d’age me semble assez jeune et dont les capacités techniques et les idées sont indeniables mais ils n’arrivent pas encore à faire quelque chose d’interessant avec tout le potentiel et l’envie d’experimenter et de mélanger qui se dégagent de leurs compos. Pour le moment je ne saurais distinguer des chansons unique de leurs sets mais plutot des moments interessants comme l’intro mélodique du dernier titre qui fut joué ce soir ou les petits crepitement de notes de guitare. La voix death fait aussi souffrir les compositions d’un manque de variation bien que l’emotion apporté par la voix du guitariste de gauche permette d’apporter, par moment, cette petite touche d’emotion qui manque encore a l’ensemble des titres. A bien connaître d’abord en album avant de foncer dans le live.

jonben : Alors là pas vraiment d’accord, j’ai au contraire été assez surpris par Inhatred dont je n’attendais pas grand chose, et l’achat de leur nouvel album, 10 seconds before sunrise, a confirmé cette impression. La transformation de la musique du groupe est vraiment réussie, et je préfère largement ce sensible déviement d’orientation musicale vers des horizons plus rock/post-hardcore tout en gardant la hargne de leurs premiers efforts deathcore. Leur son massif fut le meilleur de la soirée, et les riffs massifs font leur petit effet en concert. Le groupe a pris le parti de ne pas se borner à un seul style, passant de riffs chaotiques martelés à la double à des arpèges mêlés d’inspiration screamo, déséspérés et touchants.

hororo : Arrive enfin le tour des groupes americains de la soirée. La batterie se monte progressivement, les guitares sont posées à coté des amplis et les bouteilles d’eau et de jus d’orange sont apportés. Puis, alors que tout semblé pres, voila que les instruments et les boissons sont remballés. Aucune protestation de la part du public mais un doute m’assaille tout de même : « Turmoil ne va tout de même pas nous poser un lapin ! ». Déja qu’en attendant Inhatred j’avais put entendre de la bouche d’un membre de Most Precious Blood que Turmoil semblait s’être paumé sur Paris je me disais que ce n’etait pas une bonne journée pour eux. Et pour moi non plus si les évenements ne s’arrangeaient pas pour le mieux. Mais heureusement ce n’est qu’un probleme technique et le chanteur de Most Precious Blood nous préviens que Turmoil joueras après eux. Ah, tant mieux. Bon, alors au tour de Most Precious Blood et ceux là ne se font pas desirer. Ambiance bonne enfant et fosse surexcitée, tout le monde se met au diapason et le groupe entraine la salle dans un hardcore moderne et varié. Quelques titres de chaques albums sont interpretés avec nottament un excellent « the Great red shift ». Non, pas de doute, Most Precious Blood sais comment faire bouger une salle et il n’y a rien a redire que ce sois dans leur attitude ou dans leurs chansons. Le son est toutefois un peu encrassé et même si je reconnais chaque chansons sans probleme j’avoue que l’on aurait put gagner en clarté. Mais avec la perte de temps occasioné par le changement de materiel on peut comprendre que le groupe et la salle aient vouluts parer au plus pressé.

Après un set qui m’a semblé assez court pour la tête d’affiche et voila que Turmoil, de retour après une séparation de quelques années, prend place en tant que tête d’affiche devant un public et une fosse moins peuplé. La majorité des gens ne connaissent pas le groupe et la fosse va donc prendre un peu de temps à se remplir mais vers la fin beaucoup semblait montrer leurs approbabations quand à la qualité indéniable du groupe. Oui, Turmoil fait du Hardcore, mais ils enjambent tout les clichés pour se placer le cul entre un Hardcore new schoool plus proche de All Out War et des compositions saccadés et creatives que l’on pourrait faire remonter à la passion pour les changements de rythme que cultivait Botch. La comparaison est un peu étrange mais je n’arrive pas a vraiment donner un aperçus de ce groupe en quelques mots. En concert par contre il suffit de quelques adjectifs pour planter le tableau : Massif, puissant et sans faux col. Pas de note de travers, le groupe joue avec precision ses chansons qui necessitent tout de même une mise en place loin d’être evidente, tandis que le chanteur arrangue avec bonne humeur son public. A noter la presence d’un fan irréductible sur le devant de la scène qui n’arretera pas de bouger. Pour moi aucun doute qu’a leur prochain passage il ne sera pas seul à faire partis des disciples de Turmoil. Conclusion du set sur une reprise non identifié, mais apprecié par une fosse en furie, et la soirée se finis avec des sourires et la certitude d’avoir vu deux grands noms du hardcore en action.

Chroniqueur

Mathieu Lubrun

Hororo est chroniqueur depuis 2004 sur Eklektik, bibliothécaire de profession, passionné de musique (metal, jazz, hip hop, electro …) et de comics. Alcoolique de concert et de disques, bavard et effervescent dès qu’il rentre en contact avec un artiste qu’il apprécie. Contactez-le pour lui dire tout ce que vous voulez à son adresse personnelle xhororox [AT] gmail [DOT] com et/ou suivez-le sur Twitter.

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4 Commentaires

  1. damien luce says:

    les tueurs de la soirée resteront pour moi les inhatred!!! Ils m’ont retournés les salopiots!!!

  2. vieux con??? says:

    la reprise était « is anybody there  » d’ALONE IN A CROWD.
    Par contre, je ne vois aucun rapport entre Turmoil et All Out War!!!

  3. Hororo says:

    Parce que Turmoil est un groupe de Metal Hardcore mais dans une veine plus proche de All Out War (du moins a mes oreilles) que de Converge ou Hatebreed.

  4. vieux con??? says:

    c’est un avis comme un autre,
    mais pour moi aucune comparaison possible entre les deux

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