Municipal Waste – Waste Em All

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Style: crossover thrash/hardcore 80sAnnee de sortie: 2002Label: Earache Records

Je n’ai que 23 ans et mon obsession pour la musique extrême est tout de même assez neuve pour que les fans de Korn qui ont connus les californiens dès leur premier album puissent me regarder de haut. Mais, car il y a un mais, quand j’écoute Municipal Waste un sentiment de nostalgie m’envahie. D.RI., Cryptic Slaugher, des groupes que je n’ai pas connus à l’époque et dont les noms ne sont encore que des références dans mon esprit, donc non accompagné par des sons pour accompagner chaque nom. Inculte ! Ouais, inculte vous pouvez toujours le dire, je ne le nierai pas. Je ne vais donc pas comparer Municipal Waste avec qui que ce soit. La seule chose dont je sois sur c’est que ce jeune groupe (c’est leur 1er album) pratique un style un peu oublié, le crossover, perpétuant la flamme de ces groupes de thrash enflammés par des rythmes punk et des gangs vocals. Une recette simple au premier abord mais encore faut il être passer maître dans l’art du riff qui tue et assomme l’auditeur en quelques minutes.

15 chansons en 16 minutes, un bon petit « format » punk/grindcore pour un disque qui donne envie d’être passé et repassé encore et encore sur sa platine. Tout comme les virus que contiennent les déchets municipaux, Municipal Waste s’accroche a votre cerveau, refuse de partir et peut même vous donner envie de déclencher un circle pit dans votre propre chambre. Même sans aucune référence dans le genre j’ai le sentiment en écoutant Waste them all que c’est de cette manière que dois sonner le meilleur de ce type de rencontre metal/punk. Voir même la quintessence de l’effervescence juvénile d’une bande de types prêts a se bourrer la gueule, bourrer les groupies et bourrer la têtes des fans qui sont venus les voir mais surtout ne cherchant pas a tout prix la perfection technique. L’enregistrement de cet album est sans faute de goût, mais étant donné le son un peu cradingue je ne peut pas m’enlever l’idée que cet album a était enregistré en assez peu de prises. On rentre dans le studio, on balance ce que l’on a et ont peut recommencer a faire la fête. Le genre de groupe qui ne sait s’exprimer qu’en concert et ne voit pas le studio comme un terrain de jeu ou l’on peut expérimenter sur le son.

La production est assez correcte en fait et les riffs ressortent bien. La batterie seulement manque un peu de consistance et j’imagine que la différence se fera ressentir sur leur deuxième album, récemment sortis chez Earache Record, ou c’est Dave Witte (Burnt by the Sun, Discordance Axis, Human Remains …) qui s’y colle. Quand a la basse, on est en droit de se demander si il y en a une car elle ne se fait jamais entendre, couverte par les riffs et les petits bouts de solos que les deux gratteux balancent en quelques secondes avant de passer a une nouvelle idée. Pas de solos de basse alors, mais l’heure (ou le quart d’heure) n’est pas à la démonstration de force technique mais juste de puissance de feu. Autre chose d’importance, mais vu le nom du groupe c’était couru d’avance, ces messieurs ont un certain sens de l’humour. Le sample d’introduction de la chanson « Waste them all » en est un parfait exemple (« Now we’re going to waste you ! ») ou le titre de la plage 11, « Thrash ? Don’t mind if I do ». Rigolard, inconscient mais dévastateur sont les trois adjectifs qui conviennent a merveille pour décrire le son et les intentions de Municipal Waste. Leur style n’est plus a la mode, leurs fringues sont rétro et leurs ambitions politiques ou médiatiques nulles mais ils continuent tout de même a persévérer dans leur voix. Et c’est ça qui fait la différence par rapport a tout ce que l’on peut entendre chaque jour, la conviction. La conviction d’avoir raison. Et je ne peut pas dire qu’avec cet album je puisse leur donner tort.

  1. the executionner
  2. sweet attack
  3. mutants of war
  4. knife fight
  5. drunk as shit
  6. death prank
  7. substitute creature
  8. waste’em all
  9. toxic revolution
  10. i want to kill the president
  11. thrash, don’t mind if i do
  12. dropped out
  13. blood hunger
  14. jock pit
  15. the mountain wizard

Chroniqueur

Mathieu Lubrun

Hororo est chroniqueur depuis 2004 sur Eklektik, bibliothécaire de profession, passionné de musique (metal, jazz, hip hop, electro …) et de comics. Alcoolique de concert et de disques, bavard et effervescent dès qu’il rentre en contact avec un artiste qu’il apprécie. Contactez-le pour lui dire tout ce que vous voulez à son adresse personnelle xhororox [AT] gmail [DOT] com et/ou suivez-le sur Twitter.

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8 Commentaires

  1. Max says:

    La pochette est affreuse.

  2. Julien says:

    Ils sont pas californiens mais de Virginie !
    A part ça, oui c’est mortel, comme le précédent ! Bien fun, rapide et qui fait bouger la tête !

  3. Hororo says:

    Il s’agit de leur premier album et non du second.

  4. Julien says:

    Exact ! 1 partout balle au centre ! :D ;-)

  5. Hororo says:

    je suis un robot chroniqueur, je ne vois pas de quoi vous voulez parler.

  6. Crusto says:

    Dave Witte a toujours joué dans de purs groupes, c’est taré!

  7. zurb says:

    en effet la pochette est affreuse, et le nom du groupe j’en parle même pas…

  8. Ed Gein says:

    Ce groupe est trop bon sur CD, mais sur scène c’est 10 fois mieux!
    Leur deuxième album ets bien cool aussi, comme tous leur eps et splits cd.
    à écouter d’urgence!

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