Samael – Passage

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Style: black/death...Annee de sortie: 1996Label: Century Media

Eh bien pour ma première chronique de la rubrique AnthologiK, j’avais prévu de me lancer dans Bathory , Mayhem, ou Cradle Of Filth ça sera donc pour plus tard. Je vais ouvrir avec un album qui a exactement dix ans cette année et qui pourtant, n’a rien perdu de sa saveur, et je le réécoute aujourd’hui avec le même plaisir qu’il y a 10 ans.

Depuis 1990 (date de sortie de leur premier album) un petit groupe suisse n’a pas cessé de bouleverser le monde du métal. D’abord avec des albums typiquement black métal, qui allaient rentrer dans l’histoire des albums ayant le plus marqué une génération d’auditeur (Je pense en particulier à Ceremony of the Opposites ). Par la suite, en 1996, Samael sortait Passage , véritable tournant dans la carrière du groupe, délaissant ses premières amours black métal pour passer à un style plus industriel et électronique et le moins que l’on puisse dire c’est que l’histoire leur aura donné raison, cet album restant pour beaucoup le meilleur album du groupe à ce jour. Cet album marquera aussi le début d’une reconnaissance plus globale du groupe, se démarquant de l’étiquette black métal pour toucher encore plus de monde avec ce nouveau style, fraîchement adopté. Popularité qui n’aura de cesse de s’accroître au fil de leur carrière les conduisant même (tout récemment) là où nous les attendions le moins, sur les ondes d’Europe 2 lors d’une mémorable démonstration de connerie des animateurs concernés.

En 1996 donc, Passage sortait et s’apprêtait à brûler les oreilles de bien des métalleux. Véritable démonstration de puissance, qui ne faiblit pas, tout au long des 11 morceaux qui composent cet album. Xy maîtrise ici son art à la perfection, programmant une boite à rythmes aux petits oignons ou pondant des nappes de claviers du tonnerre. Vorph semble quant à lui avoir trouvé son rythme de croisière vocal, proposant des vocaux grognés du plus bel effet sans effet quelconque qui viendront par la suite de la carrière du groupe ternir le talent de cet excellent chanteur.

L’ouverture « Rain » met en condition, riffs accrocheurs, rythmique implacable, lignes de clavier discrètes mais fort intelligemment placés et surtout un refrain en forme de moissonneuse batteuse, détruisant tout sur son passage. Avec un morceau comme ça, on ne pouvait douter que la puissance de feu du groupe les propulserait de la terre à Saturne en passant par la lune et Jupiter. « Shining Kingdom » poursuit sur la même lancée, la puissance des guitares sert des vocaux de plus en plus convaincants. Encore une fois le refrain met à terre et rentre dans nos petits crânes émerveillés pour ne plus en sortir. Et ça continuera comme ça, passant des percussions tribales du magistral « Jupiterian Vibe », single indiscutable de l’album, aux structures quasi-techno du très grand « The Ones Who Came Before », en passant par un « Moonskin » en forme de « ballade » d’une grande beauté avec sa ligne de piano des plus magnifique. Les adjectifs manquent tant ce disque parvient à prendre aux tripes à chaque morceau, chacun constituant une pièce d’un des puzzles musicaux les plus génialement conçus. Même si certains morceaux démarrent de façon pas forcément engageante (« Born under Saturn » ou « Chosen Race ») ceux-ci parviennent toujours à redresser la barre et à devenir des incontournables. Encore aujourd’hui, 10 ans après, l’album n’a rien perdu de sa puissance et reste un album grandiose que tout fan de métal digne de ce nom se doit d’avoir dans sa discothèque.

Magistral!

  1. rain
  2. shining kingdom
  3. angel’s decay
  4. my saviour
  5. jupiterian vibe
  6. the ones who came before
  7. liquid soul dimension
  8. moonskin
  9. born under saturn
  10. chosen race
  11. a man in your head
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2 Commentaires

  1. Ellestin says:

    Quelle belle chronique pour un album qui a longtemps trôné tout en haut de mes playlists. Quel dommage que le groupe ait sombré à tel point par la suite…

  2. krakoukass Krakoukass says:

    Une tuerie inaltérable.

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