In Flames + Sepultura + Dagoba – 02 avril 2006 – Elysée Montmartre – Paris

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Avec une telle affiche ce n’était pas étonnant que le concert soit sold-out 2 mois avant : In Flames et Sepultura, de grosses pointures du métal partout dans le monde, et Dagoba, groupe montant du métal français, ayant enregistré leur 2ème album au Danemark dans le studio Antfarm de Tue Madsen.

Le groupe arrive donc rapidement, alors que la salle est loin d’être remplie, il envoie un set bien énergique, bien joué et à l’attitude pro. Les 4 marseillais ne font pas dans la finesse dna leur mélange power/thrash façon Fear Factory/Machine Head avec pourtant quelques refrains mélodiques.

Le chanteur se démène en growls, ses voix claires passent assez bien, secondées par des choeurs enregistrés dont la voix de Simen de Dimmu Borgir, en guest sur le nouvel album, qu’on entendra brièvement samplé sur un refrain. Ils jouaient sur une scène rapetissée par les 2 énormes batteries de Sepultura et In Flames présentes sur la scène, recouvertes de draps. La leur reléguée au coin droit, le batteur était un peu à l’écart. Le guitariste, le bassiste et le chanteur quant à eux occupaient bien l’espace, échangeant leur place pour être toujours à 3 front au public.

Le groupe a de la motivation à revendre et même si je ne suis pas fan de leur musique un peu répétitive et prévisible, je comprend le début d’engouement à leur égard.

J’avoue ne jamais avoir été grand fan de Sepultura mais quand « Sepoultoura Dou Brazil » arrivent sur scène je suis quand même bien content de pouvoir assister à mon premier concert du groupe, car c’est quand même une légende du métal. Le remplaçant de Max Cavalera, Derrick Greene assure bien, assez impressionnant même si sa voix reste très monotone. Contrairement à Max, il chante la plupart des morceaux sans jouer de gratte. Pour plus d eprésence sur scène mais la puissance du son s’en est ressenti, car certains titres joués à une seule guitare étaient un peu légers, surtout sur les solos d’Andreas Kisser seulement secondés par la basse.

Absent opur raison familiale, Igor Cavalera était remplacé derrière les fûts par Roy Mayorgas, qui a autrefois joué dans Soulfly, et il n’y a pas grand chose à reprocher à son jeu, aussi à l’aise dans les déflagrations sonores que dans les percus tribales, joué sur les nombreux instruments de son kit.

Comme je disais j’ai jamais un grand amateur même si certains morceaux m’ont toujours interpellé. Heureusement donc opur moi, le groupe joue beaucoup de classiques sur scène. Mais bon à part « Chaos AD », « Refuse/Resist », « Arise » et « Roots » j’ai pas trouvé ça palpitant Sepultura, j’a trouvé ça un peu chiant, le manque de mélodie de leur musique et l’accentutation de parties thrash rapides monotones me déplaisant.

Le groupe ménage pas mal de semi-impros entre les titres, et Derrek prend le temps de dire quelsues mots entre les morceaux. On aura même droit à quelques riffs de Black Sabbath et Andreas Kisser qui fait une imitation vocale d’Ozzy assez résussie.

Un set de 45 minutes qui aura ravi les fans du groupe, déchainés dans les premiers rangs, avec en apothéose un Roots Bloody Roots final attendu qui aura bien fait sauter la fosse.

In Flames est devenu un groupe de trempe internationale et vole sans problème la vedette à un Sepultura amputé de Max Cavalera, attirant un public plus jeune et plus nombreux. Sur scène le groupe est aussi une plus grosse machinerie, pour preuve le gros attirail de lights en tout genre, des espèces de plaques de diodes et des spots tournant, rajoutés aux lights de l’Elysée Montmartre, qui nous éblouirons (souvent au sens propre) pendant le show.

Inquiétude quand le groupe arrive sur scène et entame directement, le son du début de set était carrément brouillon et j’ai eu peur d’avoir à subir un set entier aproximatif, mais il s’est progressivement amélioré et je me suis déplacé de devant sur le côté vers une place plus en retrait mais au centre de la salle et le son s’en est trouvé grandement amélioré quoique pas des plus limpide, noyé dans une rythmique surpuissante.

In Flames sur scène ce n’est pas exceptionnel, il leur manque toujours de quoi être un grand groupe de scène, mais leurs concerts sont très bien menés quand même, le groupe arrive à jouer 1h40 de tubes tirés de tous leurs albums. Il est vrai que je suis assez amateur de toute la discographie du groupe mais ils ont vraiment un répertoire bourré de morceaux efficaces, surtout quand ils commencent par des « Colony », « Pinball Map » jusqu’aux « Episode 666 », « Crawl Through Knifes » ou « Trigger ». Le pire c’est que quand tu crois qu’ils ont épuisé leur stock tu te tapes un Cloud Connect ou Only For the Weak dévastateurs à la fin.

Pour satisfaire tout le monde, ils ont donc joués de tous leurs albums ce qui était plutôt intelligent.

Le chanteur Anders n’état pas des plus en forme, ayant pû échangé quelques mots avec lui avant le concert, j’avais d’ailleurs de sérieux doutes sur sa capacité à assurer un set d’1h30 tant il avait l’air crevé et enrhumé. Finalement il a plutôt géré malgré une voix trés inconstante, jamais parfaite parfois inaudible, mais bien efficace la plupart du temps. Il s’est quand même démené pour bouger sur scène, avec cependant sûrement moins de communication qu’aux concerts précédents de la tournée.
Le public en aura eu pour son argent avec 1H45, ça bougeait pas mal devant, l’athmosphère de l’Elysée Montmartre s’est échauffée d’un coup.

Pas grand chose à redire, une bonne petite soirée, des groupes qui assurent un set sans vraiment de magie mais de la façon la plus efficace. Si une remarque, le merch des groupes hors de prix, 25€ le t-shirt c’est dingue.

Photos de Laurent Gameiro (www.livephotos.info)

jonben

Chroniqueur

jonben

Krakoukass et moi avons décidé de créer Eklektik en 2004 suite à mon installation à Paris, alors que disparaissait le webzine sur le forum duquel nous échangions régulièrement, ayant tous deux un parcours musical proche entre rock et metal, et un goût pour l'ouverture musicale et la découverte perpétuelle de nouveautés. Mes goûts se sont affinés au fil du temps, je suis surtout intéressé par les groupes et styles musicaux les plus actuels, des années 90s à aujourd'hui, avec une pointe de 70s. J'ai profité pendant des années des concerts parisiens et des festivals européens. J'ai joué des années de la guitare dans le groupe Abzalon. Mes styles de prédilection sont metal/hardcore, death technique, sludge/postcore, rock/metal prog, avec des incursions dans le jazz fusion et le funk surtout, depuis une île paumée de Thaïlande. 

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