The Gathering – Home

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Style: trip-rockAnnee de sortie: 2006Label: Sanctuary

Je ne suis pas capable de noter cet album. Ce n’est pas faute d’essayer de l’écouter avec le plus d’attention possible, et ce depuis un mois. Mais rien à faire. Je n’arrive décidément pas à le comprendre. Rien ne retient mon attention (ou presque), et je n’arrive qu’à trouver ce disque mou et chiant. Oui je sais c’est dur, et vous serez probablement nombreux à ne pas être d’accord avec moi, mais c’est vraiment ce que je pense.

Je suis pourtant grand fan de plusieurs albums des hollandais : le fantastique et anthologique Mandylion restera probablement mon favori, mais j’adore presque autant son successeur le magnifique Nighttime Birds. J’ai en revanche modérément apprécié How To Measure A Planet ? (probablement l’album dont Home se rapproche le plus, la longueur des morceaux en moins) et j’ai adoré If Then Else et son approche pourtant plus rock et plus simple. Mais là je ne peux pas.

Home est pourtant encensé de toutes parts, à tel point que j’avais vraiment l’impression d’avoir un truc qui clochait au point de m’empêcher de voir « la lumière » !
D’où mon entêtement à écouter et réécouter pour tenter de percer les mystères de ce drôle d’album. Mais en vain…

Ce n’est pas un mauvais album, simplement chiant, j’espère que la nuance est claire. Il est même plutôt parfait pour s’endormir le soir, ou pour vous bécoter tranquillement avec votre copine. Mais niveau profondeur, rien.

The Gathering n’a jamais été un groupe oeuvrant dans la grandiloquence et la complexité des instrumentations et des compositions, et ce même si How To Measure A Planet ? faisait quand même un peu la place à l’expérimentation. Mais le minimalisme musical de Home est particulièrement frappant et constitue probablement la raison majeure de mon ennui à son écoute. Ce ne sont pas les tentatives de bidouillage sonore (« Alone ») et autres manœuvres électroniques qui me feront prendre des vessies pour des lanternes.
La voix de Maman Anneke est toujours belle bien sûr, mais la belle œuvre plus dans la retenue désormais, si bien qu’elle même ne parvient plus à m’empêcher d’étouffer un bâillement là où je m’émervaillais autrefois devant sa plasti… euh sa voix et ses magnifiques lignes de chant bien sûr.

Evidemment The Gathering en 2006 n’a plus rien à voir avec celui de 1995. Il n’est plus question de metal ici, mais plutôt d’un rock se voulant inspiré et émotionnel, mais cette métamorphose, le groupe l’a entamé depuis How To Measure A Planet ? et cela ne m’a pas empêché d’apprécier énormément If Then Else. Mais ici ça ne passe pas.

Enfin, le constat n’est cependant pas entièrement négatif (l’est-il même un peu finalement ?) et certains passages ou titres sont sympathiques tels ces « In Between » et surtout « Waking Hour » sur lesquels l’émotion semble enfin réussir à se frayer un chemin, malheureusement de façon bien trop éphémère. Ce dernier (« Waking Hour », suivez un peu) est de loin le meilleur morceau, qui fait d’autant plus regretter que le reste ne soit pas de ce niveau car j’y retrouve ce que j’aime dans le groupe : une voix réellement touchante, et des passages poignants.

Au final me voilà en proie à un dilemme que j’espère vous saurez m’aider à démêler au travers de vos commentaires : j’hésite à me laisser aller à cracher complètement sur cet album que je n’aime pas du tout et qui n’a plus la moindre chance de retrouver le chemin de ma platine maintenant que la chronique que vous lisez est écrite, ou à m’en tenir à sobrement déclarer « boarf, c’est pas ma came quoi ». Etant d’un naturel raisonnable et étant peu enclin à m’attirer les foudres de la communauté pro-Annekienne, j’opterai finalement pour la 2ème possibilité.

Je me permettrais cependant de vous aviser, si vous êtes comme moi fans du métal atmosphérique de Mandylion et Nighttime Birds sans avoir accroché sur la suite, de vous tenir à bonne distance de ce somnifère en puissance qu’est Home. Pour les autres, une écoute préalable à tout achat est recommandée. A bon entendeur…

  1. shortest day
  2. in between
  3. alone
  4. waking hour
  5. fatigue
  6. a noise severe
  7. forgotten
  8. solace
  9. your troubles are over
  10. box
  11. the quiet one
  12. home
  13. forgotten reprise
krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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6 Commentaires

  1. fakou says:

    j’ai adoré Souvenirs mais alors là, Home est chiantissime et j’ai essayé une dizaine d’écoutes… meme résultat

  2. Head says:

    A croire que j’ai été touché par la lumière de cet album. Excellentissime, jusqu’à m’inciter à l’acheter :)

  3. rebut says:

    Ouais, moi jlaime beaucoup. Mais jcomprends qu’on puisse pas aimer. M’enfin, jles vois à Paname à la fin du mois… On verra si je transpire des yeux.

  4. Monster says:

    A mon avis le coté atmospherique c’est pas ton truc. Si tu trouves que c’est trop minimaliste, alors n’ecoutes surtout pas « Souvenirs », cet album est encore pire dans sa demarche minimaliste lol
    Bizarrement le peu de fois ou j’ai put ecouter ce disque ça m’a ennuyé, alors que j’avais beaucoup apprecié Souvenirs. Sinon ça ne m’etonne pas trop que tu apprecie If_Then_Else, cet album étant plus rock. D’un autre côté, ça m’etonne qu’à coté de ça tu apprecies Portishead, c’est un peu la même demarche nan ??

  5. Gorth says:

    Dieu que c’est beau!!
    A la croisée des sublimes « How to measure a planet ? » et « Souvenirs », « Home » est une pépite qui se découvre et s’apprécie sur la longueur. Non pas qu’il soit difficile à appréhender à la 1ere écoute, il s’apprécie à sa juste valeur avec le temps. On découvre des nuances, des subtilités, des sons et on se laisse bercer par la toujours délicieuse voix d’Anneke toujours subjugante de beauté et d’émotions.
    La belle arrive même à surprendre (en tous cas moi) notamment sur le merveilleux « Waking Hour » ou ses lignes vocales sont parfois à la limite de la rupture et de la justesse. Alors on épie et on attend que ca craque. Mais ca ne craque pas.Telle une funambule elle semble suspendue à un fil, au bord de la chute. Elle n’en est que plus touchante.
    Les squelettes electroniques sont toujours là, les morceaux sont épurés au maximum pour ne garder que le nécessaire. Le nécessaire qui va droit au coeur.
    Merci The Gathering de rester fidèle à ce style qui s’étoffe d’album en album et de nous proposer à chaque fois de purs moments de bonheur.
    Merci à Anneke d’avoir une voix aussi pur et maitrisée. Chaque modulation de sa voix laisse loin derrière la cohorte de suiveurs et elle montre qu’il ne sert à rien de s’époumoner comme une sauvage pour arriver à faire paraitre l’émotion.
    Chapeau bas!!

  6. dark hypp says:

    Les premières écoutes n’ont pas retenu mon attention
     » ce n’est pas un mauvais album mais il est tout simplement chiant » Tout à fait. C’est le genre d’album donc j’écoute les 2/3 premières puis je décroche….

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