Wolverine – Still

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Style: metal progressifAnnee de sortie: 2006Label: Candlelight

Ah mais oui dites donc, il s’agit bien du même groupe qui a pondu voilà maintenant 3 ans un troisième album intitulé Cold light of monday qui n’avait pas vraiment eu le don de captiver mon attention sur plus de 10 écoutes. J’ai en effet dû réécouter ce dernier au cas où je serais passé à l’époque à côté d’un grand album qui n’aurait pas correspondu à mes goûts du moment étant donnée la teneur de ce Still. Vérification faite Cold light of monday m’emmerde toujours autant sur trop de passages par ses côtés poussifs ou gnan gnan et qui sont ne sont désormais plus à l’ordre du jour chez les suédois. Je ne saurais pas dire s’il s’agit d’une véritable « trahison » de la démarche originelle du groupe car je ne connais pas les 2 premières oeuvres (mais croyez bien que je vais pallier ce manque très bientôt) et les fans de la première heure seront peut-être déroutés ou déçus à l’écoute de ce quatrième album. Tant pis pour eux et dommage pour le groupe car nous avons là affaire à une superbe démonstration d’inspiration et de finesse. Les morceaux font en effet montre d’une grande variété, aucune place n’est laissée à l’approximation, à la redite ou au remplissage.
La voix de Stefan Zell est à l’image des interventions du clavier : sobre mais émouvante. Il sait faire collaborer habilement et avec charme des intonations folk (Taste of sand), rock (And she slowly dies) et heavy (This cold heart of mine ; Liar on the mount) sans tomber dans le travers de la démonstration arrogante ou du patchwork incohérent. Cette diversité se retrouve au niveau de l’instrumentation puisque riffs lourds et solos énergiques côtoient passages acoustiques, raffinés (Bleeding) et profondément émouvants (Nothing more) pour le plus grand plaisir des cages à miel.
La structure et l’efficacité mélodique des titres sont telles que l’on adhère immédiatement à chacun d’entre eux pour se laisser porter et enchanter ; il ne faut pourtant pas conclure à une simplicité dans la construction des morceaux car les subtilités sont bel et bien au rendez-vous et suggèrent avec force la richesse des arrangements qui laisse présager d’une durée de vie supérieure à une durée moins longue que ce qu’elle aurait pu être si elle avait été plus courte…

Ma petite préférence – du moment, mais cela va sans doute changer tellement le potentialités sont multiples – va à ce qui est sans doute le titre le plus surprenant parce que d’aspect plus pop que le reste avec un léger côté Dredg qui n’est pas pour rien dans mon appréciation : Sleepy town.

Malgré mes faibles connaissances en la matière, je ne pense pas me tromper en rapprochant Wolverine des ambiances qu’ont su développer dernièrement leurs voisins norvégiens de Green Carnation (aussi bien dans leur version metal quand dans leur version acoustique). La proximité des vocaux n’y est évidemment pas pour rien mais on peut également retrouver chez les 2 groupes des structures et des atmosphères similaires. On n’a pas pour autant affaire ici à de vulgaires plagiaires, ce serait faire offense au talent de composition de Wolverine. L’ombre d’un Anathema période Eternity ou encore – pourquoi pas allons-y soyons foufous – celle du Amorphis de Tuonela ne sont pas bien loin non plus à bien considérer, notamment, le titre d’ouverture A house of plague.

Belle réussite donc, idéale pour siroter un coktail – sans alcool ! – tapi au fond du transat, les coui… les cheveux au vent.

  1. a house of plague
  2. bleeding
  3. taste of sand
  4. nothing more
  5. sleepy town
  6. liar on the mount
  7. hiding
  8. this cold heart of mine
  9. and she slowly dies

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 276 articles sur Eklektik.

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5 Commentaires

  1. Bap says:

    excellent de bout en bout …et Cold light of Monday est aussi une petite perle :)

  2. OYC says:

    Très bon, mais je préfère Blackwater Park et Still Life, c’est ce qu’il ont fait de mieux.

  3. darkantisthene says:

    je suppose qu’il s’agit d’une boutade… dans ce cas je ne suis pas d’accord ça ne ressemble pas tant que ça à damnation d’opeth, pour moi c’est plus poche de green carnation

  4. Bap says:

    à OYC => je crois que tu confonds avec Opeth…

  5. So says:

    tssss… un petit lutin grincheux m’a précautionneusement gravé l’album sur un précieux dvd, je ne vais pas tarder à l’écouter, je lirai donc la chro une fois l’écoute digérée. en tous cas, à l’entendre d’une oreille distraite, ça m’a pas l’air dégueu.

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