Lja – Til Avsky For Livet No

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Style: true black metal mélodiqueAnnee de sortie: 2006Label: Aftermath Music

Il était temps. Il était temps que je me remette à écrire pour le site, et il était temps que j’écrive quelque chose pour ce disque qui sera, sauf incident majeurs dans mon top 10 de l’année 2006.

Premier album pour ce groupe norvégien officiant dans ce qu’il est de bon ton d’appeler du « True Norvegian Black Metal », Ljå (prononcez ‘liao’) n’en est pourtant pas a son coup d’essai, le groupe ayant déjà 2 démos et un micro split à son actif pour 4 ans d’existence. Il est néanmoins impressionnant de constater la maitrise de ces jeunes gens et ce, dès leur première livraison « officielle ».

Loin des tournants « rock » (Satyricon) ou punk (Carpathian Forest, Darkthrone) de ses compatriotes, le groupe reste fidèle à l’esprit des années 90, avec un black froid, rapide et haineux. Servi par une production tout à fait honorable et bien loin des obscurs bruits de lavabos bouchés du chanteur, le groupe distille sa haine durant prêt de 50 minutes quasiment sans faire de faux pas.

Les hostilités s’ouvrent par le magistral « Til Satan » décrivant à lui tout seul le reste de l’album. Une lead guitar (au son me remémorant Mörk Gryning), une batterie folle furieuse et une backing guitar pour aussi indispensable que sa grande sœur. Il est d’ailleurs assez rare pour être noté que la guitare lead jouit d’un placement tout à fait judicieux dans l’espace sonore et se trouve être particulièrement audible ; nous permettant de jouir des mélodies fort astucieuses rappelant parfois Marduk ou Gorgoroth ancienne cuvée (« Vadeskudd » ou « Til Avsky For livet »). D’aucuns parlent même d’une ressemblance avec les anciens albums d’Ulver, à confirmer par les connaisseurs du groupe. On notera aussi les passages en guitare sèche typiquement Mork Gryningien en particulier sur le final de l’album.

Une autre force de Ljå, son chanteur. Celui-ci évoluant dans un style assez proche de Pest (ex-Gorgoroth) maitrise une fois de plus parfaitement son sujet, hurlant comme un beau diable et faisant passer la plupart des chanteurs de black actuels pour des Chantal Goya en puissance. Evidemment il ne faut pas s’attendre à beaucoup de variations dans la voix sur un disque de TNBM mais le chaos qui sort des cordes vocales de cet homme est tout à fait impressionnant. Chanté intégralement en norvégien cela nous ramène encore quelques années en arrière, quand le TNBM n’était pas chanté en anglais. Personnellement j’adhère à 200% a ce petit brin d’exotisme. Il y a longtemps qu’un chanteur de black ne m’avait pas botté le cul à ce point là… (A vrai dire pas depuis la performance de Pest sur l’ultime et génial album d’Obtained Enslavement).

Pour finir et ce qui est sans doute le plus important, ce disque malgré son apparente longueur parvient à ne pas lasser son auditoire. Les morceaux sont variés, surfant sur des breaks assassins, des accélérations tonitruantes et des passages plus groovy comme sur « Tilgi Dem Aldri » au tempo relativement posé (tout est relatif entendons nous bien, on reste dans le domaine du TNBM) et à l’accélération furibarde qui décollerait le dentier de mamie en un clin d’œil. Au passage mention superbe au batteur supersonique de la formation capable de nous sortir une rythmique groovy et une accélération foudroyante la seconde d’après.

Les petits malins me rappelleront avec plaisir que j’ai utilisé la tournure « quasiment sans faire de faux pas » en début de chronique. En effet, le groupe s’est senti obligé de nous coller un instrumental, long qui plus est (3 :15) en plein milieu du disque. Tout irait bien si elle était correcte, malheureusement elle devient vite pénible faisant retomber la furie en une minute. Les deux suivantes (minutes…) ressemblent plus à un supplice auditif et on a vite fait de zapper le morceau. Heureusement le superbe « Bledende Lys » suit de près pour replacer la barre aussi haute qu’avant l’intermède.

Bref depuis que j’ai mis la griffe sur ce disque il se passe rarement un jour sans que celui-ci vienne se poser délicatement sur ma platine. Superbe album de black purement norvégien, technique, furieux et terriblement froid. Un immanquable pour les fans de black, LA bonne surprise en matière de TNBM de cette année 2006.

  1. til satan
  2. til avsky for livet
  3. et barn er dødt i betlehem
  4. vårtegn
  5. tilgi dem aldri
  6. vådeskudd
  7. svart
  8. granatsjokk
  9. blendende lys
  10. gjort til djevel
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10 Commentaires

  1. guim says:

    Vedderbaug était excellent je ne savais pas qu’ils avaient sorti un album cette année.Excellente kro au passage,ça donne envie

  2. Florent says:

    Va falloir que je trouve ça kèk’part tiens…

  3. Angrom Angrom says:

    Ca donne envie. Idem que florent, il va falloir que je trouve ca quelque part…

  4. Güühl says:

    Enorme album !! Au vu de la qualité de la démo, ainsi que du magistral split EP avec le non moins magistral Koldbrann, on ne pouvait s’attendre qu’à quelque chose de grand. Pari gagné pour Ljaa qui signe là, un fantstique et hyper intense premier album. Chapeau messieurs !

  5. Monster says:

    Diantre !!! Faut que je jette une oreille là-dessus moa !

  6. dah-neir says:

    j’ai oublié de le mettre dans la kro mais je vous suggere d’aller vous promener la: http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=67674568

  7. Julien says:

    Ca a l’air pas mal effectivement !
    J’ecoute les titres myspace, c’est vrai que la prod fait un peu Nattens Madrigal d’ulver ! (sans me la jouer spécialiste et en tout humilitié hein)

  8. darkantisthene says:

    un incontournable black 2006 ; pour un genre mort…

  9. So says:

    J’écoute…

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