Misery Signals – Mirrors

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Style: emo/metalcoreAnnee de sortie: 2006Label: Ferret

Misery Signals est né durant l’été 2002 suite au split de 7 Angels 7 Plagues à l’initiative du guitariste Ryan Morgan et du bassiste Kyle Johnson. Après l’arrivée de Jesse Zaraska de Compromise au chant, de Branden Morgan (frère de Ryan) à la batterie et de Jeff Aust à la deuxième guitare, le groupe enregistre un EP éponyme et part en tournée. Durant cette dernière, Jeff Aust quitte le groupe et est remplacé par Stu Ross. C’est avec ce line-up que le groupe entre en studio afin de passer le cap du 1er album, avec rien de moins que Mr. Devin Townsend à la production. Le résultat se nomme …Of Malice and the Magnum Heart et aura servi de thérapie aux membres du groupe, car cet album relate l’accident de voiture dans lequel un des membres de Compromise a perdu la vie (le titre de l’album est d’ailleurs tiré d’un poème écrit par ce dernier).
L’album ne passe pas inaperçu auprès des critiques spécialisées et est devenu une référence pour beaucoup de fans. Fin 2005, Jesse Zaraska quitte le groupe – éreinté par le rythme de vie en tournée – et sera remplacé par Karl Schubach.

Bon, maintenant que la rubrique « people/présentation » est torchée, intéressons-nous à ce que la version de Misery Signals 2006 nous livre …
Un growl, quelques notes rappelant Norma Jean et la double pédale qui se met en marche, c’est « Face yourself » qui ouvre le bal et donne le ton dès le début. Le morceau est direct et va droit au but sans faire de chichis. Le groupe nous balance là un des titres les plus violents de l’album et annonce plein de bonnes choses pour le reste à venir. La voix se veut beaucoup plus grave et lourde par rapport à celle de Jesse, mais réussit le pari de s’intégrer parfaitement aux compos du groupe et aux différentes ambiances créées sur les 11 titres de ce Mirrors. D’ailleurs, les quelques passages de chant clair qui figuraient sur OMATMH sont ici remplacés par une voix, presque parlée par moments, mais rarement chantée.
S’ensuit « The Failsafe » (1er single extrait de l’album) qui, bien que débutant plus calmement par un riff très émo, continue d’enfoncer le clou tout en étant saupoudré de quelques passages plus aériens au niveau de la voix et des grattes. Karl laisse en effet percevoir quelques bribes plus mélodiques par moments, mais évolue à sa façon au fil du morceau, quitte à décevoir les quelques fans qui attendaient un Jesse II…
« Post Collapse » déboule et balance ses riffs plombés et ses mosh-parts qui risquent de faire quelques victimes en live. Le groupe ne baisse pas la garde et n’accorde aucun répit à l’auditeur, qui en a plein les oreilles et ne se rend même plus compte qu’il headbangue depuis presque trois morceaux.
Il faut attendre « Migrate » ainsi que « One day I’ll stay home », pour que les guitares planantes du premier et le featuring popisant de Patrick Stump de Fall Out Boy du second, laissent pénétrer un peu d’air frais et de lumière dans cette ambiance si oppressante et qui est si particulière au groupe.
Cette ambiance provient d’ailleurs d’un très bon dosage des riffs, car bien qu’étant principalement lourds, il y a toujours une ligne mélodique qui évolue au fil des morceaux, qu’elle soit flagrante ou beaucoup plus discrète.
Place à « Something was always missing, but it was never you » et à « Reverence lost », qui alternent à nouveau passages lourds – voire étouffants -, accélérations et accalmies, comme le groupe sait si bien le faire. « Sword of eyes », quant à lui, se rapproche plus de « The Failsafe », mais annonce aussi le début d’une certaine lassitude de votre humble serviteur quant au niveau des compos. Le morceau n’est pas spécialement mauvais, mais le schéma commence à être connu et un peu trop répété …
Heureusement que « An offering to the insatiable sons of God (Butcher)» débarque et vient insuffler une bonne dose de fraîcheur à grands renforts de guitares planantes/psychés lors de l’intro, pour ensuite monter en puissance et exploser dans le système auditif de l’auditeur avec une lourdeur encore jamais atteinte par le groupe.
Dernier sprint final avant la ligne d’arrivée avec « Anchor » et ses vocals à la limite de la rupture – ainsi que ses riffs sortant de partout, renforçant l’impression de détresse du titre – et voilà que pointe déjà le titre éponyme. « Mirrors » va vous asséner le coup de grâce tout au long de ses 7 minutes 30 et constitue, à mon avis, un des points forts de l’album, car ça part dans tout les sens tout en restant cohérent et très bien construit. Le titre se termine par quelques notes de guitare et le silence envahit la pièce, plus un bruit, un silence presque divin et salvateur s’installe un court instant ; juste le temps de retrouver la touche PLAY.

A l’inverse de Hopesfall avec A-Types, Misery Signals aura donc réussi à imposer son nouveau chanteur et à confirmer que le groupe est l’un des plus intéressants de la scène emo/hardcore avec ce deuxième album, qui nécessitera tout de même plusieurs écoutes avant d’être assimilé. On attend la suite maintenant …

  1. face yourself
  2. the failsafe
  3. post collapse
  4. migrate
  5. one day i’ll stay home
  6. something was always missing, but it was never you
  7. reverence lost
  8. sword of eyes
  9. an offering to the insatible sons of god (butcher)
  10. anchor
  11. mirrors
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10 Commentaires

  1. ellestin says:

    bienvenue, tu peux chroniquer du metal maintenant

  2. darkantisthene says:

    wèlleucomme à toi, les portes de la gloire s’offrent à toi petit coquinou!

  3. jonben jonben says:

    Pas mal mais ça vaut pas un Poison the Well à mon avis.

  4. Chewy says:

    J’attendais cet album avec impatience. J’ai eu dû mal à me faire au nouveau chanteur qui ma foi s’en sort plutôt bien en fait!!! Je trouve le jeu du batteur toujours autant excellent, très varié, ça blaste bien!!!
    L’album reste pour moi un peu moins bien que le précédent mais surement que mon avis évoluera avec davantage d’écoutes.

  5. wakos says:

    @ chewy : en effet, le chant fait beaucoup moins ressortir les passages « émotifs » des compos comparé au 1er album, mais Karl assure je trouve. De plus, l’album regorge de petites subtilités qui se découvrent au fil des écoutes et c’est ce qui fait son charme je trouve …

  6. So says:

    Oh un Wakos chroniqueur :)
    Rien à dire à part ça, je n’ai pas écouté, simplement lu la chronique par curiosité.

  7. Judy says:

    Great work!
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  8. sammy says:

    je comprends pas la comparaison avec Hopesfall…. qui n’a pas changé de chanteur et qui n’a rien à voir avec Misery Signals

  9. wakos says:

    @sammy : Hopesfall à belle et bien changé de chanteur entre « The Satellite Year » et « A-types », leur dernier album en date. D’ailleurs, il semblerait qu’aux dernières nouvelles, il ne reste plus qu’un seul guitariste rescapé de la formation originelle.
    Jettes une oreille à l’EP « No wings to speak of » ou à « The satellite years » et compare les avec « A-types », tu te rendras bien compte de la différence quant à la richesse des compositions, ainsi qu’à leur originalité, et la différence d’intensité du chant.
    J’ai fait la comparaison des 2 groupes car ils officiaient plus ou moins dans le même registre avant que Hopesfall ne parte dans une direction musicale plus proche de Taking Back Sunday et consorts …

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