My Chemical Romance – The Black Parade

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Style: emo/punkAnnee de sortie: 2006Label: Reprise

Alors que certains groupes se reposent sur leurs acquis et ne sortent que rarement des sentiers battus, My Chemical Romance a décidé de changer la donne en évitant intelligemment de nous ressortir un Three cheers for sweet revenge (son deuxième album) bis, en suivant son instinct, sa soif de créativité, et en n’hésitant pas à prendre certains risques.
Car, si c’est en effet grâce à son second album – fort bien réussi, malgré quelques petites erreurs de jeunesse, dira-t-on –, que MCR est sorti de l’ombre et a rencontré un certain succès commercial, c’est bien avec The black parade qu’il va exploser, et en étonner plus d’un.

Dire que MCR nous livre là ce qui aurait pu être une bande son de comédie musicale rock serait un doux euphémisme, car dès le début de l’album, l’auditeur est transporté dans un univers assez proche de celui de Tim Burton, avec un penchant net pour l’époque de « L’étrange Noël de Monsieur Jack », et dont l’orchestration aurait très bien pu être composée par les Smashing Pumpkins, Coheed & Cambria, ou encore Queen.
D’ailleurs, le côté théâtral que l’on connaît déjà au groupe fonctionne à merveille, et colle sans aucun problème à ce monde barré, baroque, que nous allons explorer durant près de cinquante deux minutes, et avec, comme trame principale, l’histoire d’un jeune homme se mourant, atteint d’un cancer, et luttant contre la maladie.
L’idée principale c’est que la mort change d’apparence en fonction des individus, de leur personnalité, de leur vécu, et, dans le cas de notre héros, la faucheuse revêt son plus beau costume, pour prendre les allures d’une parade (d’où le titre de l’album), semblable à celle à laquelle il a assisté tout petit avec son père.
Comme il s’agit d’un des moments les plus intenses de son existence, c’est par le biais de cette Black Parade que notre jeune malade va revoir sa vie défiler à la première personne, ainsi qu’au travers du regard d’autres personnes de son entourage. C’est d’ailleurs ces regards extérieurs – dévoilant d’autres souffrances, et stigmates, alors inconnues de notre héros –, qui va pousser notre jeune homme à se battre, et à vivre.

Au niveau musical, le groupe n’a vraiment pas fait les choses à moitié, car, tout en conservant un sens inné de la mélodie et du refrain ultime, il n’a pas hésité à ajouter à ses compositions divers arrangements, tels que cordes, orgue, piano, ou encore trompette, donnant à cet album son allure d’opéra rock. On sent d’ailleurs que le groupe ne s’est fixé aucune barrière et s’est laissé porter au gré de son imagination, tout en portant une attention particulière à chaque détail.
Il va donc sans dire que les morceaux ne peuvent pas être complètement assimilées dès les premières écoutes (sans pour autant en être indigestes), mais se révèlent au fil du temps, avant d’être appréciés à leur juste valeur, et de prendre toute leur ampleur.
Le travail sur la voix est, lui aussi, conséquent, car le timbre de Gerard Way varie au fur et à mesure que défilent les morceaux – et les personnages « interprétés » –, et accentue l’immersion de l’auditeur dans cette œuvre à la fois macabre, et porteuse d’espoir.

Force est de constater que My Chemical Romance risque d’en surprendre plus d’un avec ce nouvel album, car il est indéniable que le groupe n’a vraiment pas eu peur d’aller au bout de ses idées, ni de s’en donner les moyens, et le résultat s’en ressent.
Nous avons donc, au final, un très bon album, audacieux, original, et qui prouve que le combo nous réserve encore quelques surprises pour l’avenir.
Je dois avouer que, même si je n’étais pas au comble de l’enthousiasme en insérant la galette dans mon lecteur, cet album m’a sacrément surpris dès la première écoute, et qu’il mérite que l’on se penche dessus, ne serait-ce que pour se faire une idée. Les fans hardcore du combo seront comblés, car il y a là tous les éléments qui ont fait le succès de Three cheers for sweet revenge, voire même plus, alors que les néophytes se feront un plaisir de découvrir un groupe qui, même si la comparaison est un peu exagérée, suit les pas des Smashing Pumpkins, tant leurs albums se suivent et ne se ressemblent pas.

  1. the end
  2. dead!
  3. this is how i disappear
  4. the sharpest lives
  5. welcome to the black parade
  6. i don’t love you
  7. house of wolves
  8. cancer
  9. mama
  10. sleep
  11. teenagers
  12. disenchanted
  13. famous last words

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12 Commentaires

  1. Nidle says:

    On sent vraiment que Queen a tourné pendant les repets, et c’est ce qui fait le charme de cet album. Un vrai opera-emo ! Et c’est le premier album de MCR où je trouve tout les titres bons, contrairement aux deux précédents.

  2. wandering star says:

    voilà un groupe que j’ai découvert très récemment sur radioblog au sein d’une playlist très emocore. ça m’a plu, et depuis je fais du prosélytisme pour ce groupe auprès de certains de mes amis à tendance trop mégalo symphonique. c’était pas gagné! et prt, mission accomplie…
    je me posais maintenant la question de récupérer « black parade »… avec cette chronique, je ne me la pose plus. j’y cours!!!

  3. mrfred says:

    gerbant ces groupes emo qui se ressemblent tous… surtout celui la, groupe pour fouffes!
    j’en suis resté a funeral for a friend, de l’excellent emocore :)

  4. Neurotool says:

    Sympathique, mais trop grandiloquent pour me plaire. Vraiment pas ma tasse de thé ces groupes surproduits…

  5. Pierre says:

    claire que queen a tourné pendant l’enregistrement, même mon frère qui n’est pas rock m’a dit en rentrant « t’écoutes queen toi maintenant? »…(c fait pour l’anédocte…)
    concernant l’album, je le trouve meilleur que le précédents même si celui-ci comporte des titres un peu cucul la lune mais dans l’ensemble, il est bon, il casse pas trois pattes à un canard mais il est bon

  6. Bob says:

    Funeral for a friend, excellent émocore ? O_o
    Sinon, pour MCR, je suis pas fan de leur musique mais certains morceaux me plaisent bien.

  7. mrfred says:

    oui Bob, si on exclut leur dernier album « Hours » bien sur…

  8. Pierre says:

    ça fait plus qu’un album alors…

  9. mrfred says:

    les EP restent ce qu’il ya de mieux, je pense a 7ways to scream your name notamment. :-)

  10. melc says:

    mouais… excellent excellent… faut peut-être pas pousser mémé aux orties. le permier single est une ressucée de ce qu’ils otn fait auparavent, je n’ai pas trouvé l’ombre d’un changement dans le ryhtme ou les influences… maintenant il est vrai que je n’ai pas écoute l’album en entier et je me demande si j’en ai envie ou pas… :-/

  11. Joss says:

    le single c’est Welcome to the black parade ? Parceque ce titre en plus d’être un des plus banal n’est pas le plus représentatif de l’album… En tout cas moi j’adhère (avec un petit plaisir coupable car ça sonne quand même très punk pour djeuns par moment). Je ne sais pas si cet album fera date ni même si il sera dans mes favoris de l’année mais pour l’instant j’ai quasiment envie de me le passer en boucle.

  12. melc says:

    « le single c’est Welcome to the black parade ? » dit joss
    exact !

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