Nae’blis – Death of Mankind…a Dream Split With Dominion

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Style: black metal dépressifAnnee de sortie: 2006Label: Northern Silence Productions

Nae’ Blis je connais. J’avais adoré leur premier album Beyond the light (2004) ; ils avaient confirmé un an plus tard (en 2005 donc, si mes calculs sont exacts) avec leur EP Death of mankind, tout le bien que je pensais du mal qu’il pouvait faire. Ce split est donc une excellente occasion de porter à la connaissance des chercheurs de noirceurs mélancoliques et désespérées l’existence de ces jeunes suédois. Occasion simplement car sur les 4 titres proposés il n’y a qu’un seul inédit (Lost and forgotten). Pour le reste, tout se trouve sur l’EP. Enfin, tout se trouve… sortie sous une version tape limitée à 50 exemplaires on se doute que c’est désormais inaccessible, voilà donc de quoi vous rattraper.
Malgré la masse grouillante et obscure de groupes s’adonnant à ce style de plus en plus représenté qu’est le black dépressif, Nae’ Blis se démarquent par leur indéniable talent à créer des ambiances éthérées servies par un sens de la mélodie imparable. Bien que les structures et les tempos (rapides pour le triptyque, mid pour l’inédit ) soient plutôt basiques, il y a toujours le petit truc qui évite la lassitude et attise même l’attention : quelques claviers, quelques arpèges (dont certains me rappellent d’ailleurs le Nord de Setherial), une petite lead guitare par ci, un riff thrashy et acéré par là.
Une musique tour à tour froide et émouvante, des vocaux torturés, un savoir-faire incontestable : j’adhère et fonde pas mal d’espoir dans le prochain album d’ores et déjà intitulé Sketches of Reality et qui devrait voir le jour en 2007.

16/20

Dominion, je ne connaissais pas. Même topo – et même nationalité – que pour Nae’ Blis : une demo tape épuisée qui revoit le jour remasterisée et agrémentée d’un inédit. L’inspiration est, là, aussi originale que le patronyme : de la même manière en effet qu’il y a une pelletée de Dominion (officiant dans un autre registre), il y a une pelletée de groupes (mais n’ayant pas le même patronyme cette fois) qui s’inscrivent dans cette lignée. Intro piano tragique et nostalgique histoire d’être tout de suite dans l’ambiance et puis arrivent les mélodies guitaristiques désespérées, raw, jouées sur fond de déchirements vocaux un peu poussifs (comment ça ils le sont tous ?) et batterie étouffée. Certains plans sont réellement intéressants (les arpèges du titre A dream) mais la teneur générale dépasse rarement le sympathique. La construction des titres donne par exemple l’impression d’un manque de cohérence qu’on peut sans doute attribuer à la jeunesse du projet. Ça cafouille un chouillas sur les bords, pour tout dire. A surveiller, certes, mais à mon avis inutile d’être à l’affût, terré derrière un buisson consumé et refroidi.

13/20

  1. death of mankind pt. i
  2. death of mankind pt. ii
  3. death of mankind pt. iii
  4. lost and forgotten
  5. remnants
  6. final descent
  7. a dream
  8. a silent farewell

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

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