Koritni – Lady Luck

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Style: hard rock couilluAnnee de sortie: 2007Label: Bad Reputation

Angrom :
Souvenez-vous il y a un an sur ce même webzine, nous vous louions les qualités du groupe Green Dollar Colour, fruit de l’union (musicale, hein) d’un guitariste français (Anthony De Lemos) avec un chanteur australien : Lex Koritni. Malheureusement, cette union fut de courte durée, et peu après la sortie du disque, Anthony et Lex décidèrent de stopper l’aventure. Il en fallait plus pour décourager Lex Koritni, avec un nouveau groupe et armé de sa seule voix (et d’une queue de renard porte bonheur), il assura en France une tournée de promotion du disque de GDC sous le nom de Koritni’s Green Dollar Colour, offrant à quelques privilégiés de beaux moments de rock’n’roll.

Un an et demi plus tard, Lex Koritni est de retour, cette fois-ci sous le nom de Koritni, pour un « second » disque. L’influence Aerosmith du premier disque semble s’être un peu estompée, et c’est clairement plus du côté de ses compatriotes de AC-DC et de Rose Tatoo, voire de Great White que se tournent les compos du jeune Australien. On a donc des titres plus accessibles, mais où les mélodies imparables qui faisaient pour une grande partie la qualité de GDC sont toujours présentes. Lex Koritni possède à l’évidence une qualité de songwriting exceptionnelle, pour notre plus grand plaisir. Des brûlots comme le titre d’ouverture « Red Light Joint » ou « I See The Light », voire « Heaven Again » ne peuvent que nous en convaincre.

En plus d’être un très bon compositeur, Lex Koritni est surtout un excellent chanteur, et son grain de voix, déjà très intéressant pour un aussi jeune homme, donne aux compos tout leur charme. Avec le départ d’Anthony De Lemos, on a perdu un peu de mélodie dans les solos, mais ses remplaçants nous offrent tout de même quelques perles bien rock’n’roll. Et quand le groupe inclut une reprise dans son tracklisting, c’est pour nous offrir une version survitaminée et personnelle de « Got To Get You Into My Life » des Beatles. Chapeau bas !

Une nouvelle fois, c’est la « Dream Team » Mike Fraser / George Marino qui s’est chargée du mixage et du mastering du disque, preuve que le premier effort n’était pas qu’un coup d’épée dans l’eau. Cela donne au disque, bien évidemment, une dynamique intéressante, et un son bien efficace.

Alors bien sûr l’effet de surprise qui m’avait scotché lorsque j’avais écouté le premier Green Dollar Colour est passé, et sans doute que ce disque ne me marquera pas autant, mais il n’en reste pas moins que c’est une excellente sortie, qui redonne ses lettres de noblesses au rock’n’roll classique, celui qui se fait sans chichis, avec de la sueur, de la bière et des Gibson. Un disque fait pour bouffer du kilomètre sur la route 66.

Note Angrom : 17/20

Joss :
Cher Angrom, je viens par cette petite bafouille calmer vos ardeurs (excusez-le il est encore jeune et s’emballe un peu trop vite lorsqu’il s’agit de rock’n’roll, mais n’est-ce pas là, l’apanage de la jeunesse ?). Pourtant je fais partie de ceux qui avaient accueilli le premier album de GDC avec beaucoup d’enthousiasme (voir chronique par moi-même dans ces pages). Du rock, du hard, du blues et du groove. Un charme un peu rétro mais des plus rafraîchissants. Le concert de Koritni à Rezé (chronique dans ces pages… encore) avait fini de m’achever avec une prestation remarquable qui sublimait les titres déjà excellents de l’album. C’est donc en toute logique que j’attendais de pied ferme la sortie de ce nouvel album.

Sauf que lorsqu’il y a attente et espoir, même si c’est malheureux, il faut avouer que souvent la déception est au rendez-vous. Pourtant Lady Luck est dans la droite lignée de l’album de GDC, pas de changement de style, pas d’adoucissement, de virement commercial ou autre mauvaise surprise. L’album démarre même par deux excellents titres qui laissent présager le meilleur. Seulement dès le 3ème titre, j’ai la désagréable impression d’entendre un groupe en roue libre. Certes ça joue bien mais je trouve qu’aucune compo ne sort du lot. Pire, j’ai l’impression par moment d’entendre des redites des titres du premier album. Un comble aussi que ce soit la reprise des Beatles qui soit un des titres les plus réussis de l’album. Alors bien sûr on n’attend pas d’un groupe de hard-rock qu’il nous balance des expérimentations et des variations de style hors de propos mais on peut largement espérer un peu plus de variété, un peu plus de folie et de groove imparable, un peu plus de sueur quoi. Merde, Lex Koritni et ses sbires sont des jeunes dans la force de l’âge, ils devraient pouvoir nous balancer un album bien plus ambitieux plutôt que déjà rester sur leurs acquis. Tout reste à faire, il reste encore des culs à botter et des kilomètre carrés de planches à brûler. On a vu de quoi était capable ce groupe sur scène et nul doute qu’ils arriveront, à cette occasion, à sublimer les compos de cette Lady Luck.

Note Joss : 13/20

  1. red light join
  2. under the overpass
  3. heaven again
  4. highway dream
  5. never say goodbye
  6. sick again
  7. not your man
  8. i see the light
  9. starving fast
  10. lady luck
  11. got to get you into my life
  12. ain’t no love song
Angrom

Chroniqueur

Angrom

Comme pas mal de gens, c'est par mon paternel que me sont venues bon nombre de mes émotions musicales. Éclectique en diable, mon daron, m'initia à la musique classique et rock essentiellement. Beatles, Rolling Stones et Elton John essentiellement furent parmi les premiers artistes à retenir mon attention. Imaginez ma stupeur quand un ami se présenta un jour chez moi avec des disques d'un groupe anglais, arborant une mascotte qui a l'époque m'avait paru horrible, mais me fascinait. Il s'agissait bien sûr d'Iron Maiden, dont je devins assez vite fan, intégrant ainsi un peu de métal dans mes écoutes, qui, à l'époque, suivaient plutôt la mode du moment. Metallica, Megadeth, Iggy Pop vinrent compléter ma collection d'artistes un peu plus péchus. Arrivé en école d'ingénieurs, un voisin de palier, voyant quelques disques de métal dans ma (encore petite) discothèque, essaya de m'entraîner du "côté obscur". Bien lui en prit, rétrospectivement. À l'époque, en 1998, Angra était au top, et c'est par ce moyen qu'il réussit son coup, me faisant sombrer dans une période heavy-speed, dont je ne garde plus grand chose aujourd'hui (mis à part Edguy et les trois premiers Angra). Une fois le poisson ferré, il passa à la vitesse supérieure en me passant des disques de Dream Theater. Coup de cœur direct pour Images And Words, un peu plus de mal avec Awake, mais la sortie de Scenes From A Memory en 1999 et plusieurs petits détails contribuèrent à faire de ce groupe un de mes groupes favoris, ce qu'il est encore aujourd'hui (une vingtaine de concerts au compteur). Suivant le groupe et tous ces side-projects c'est par Transatlantic que je m'intéressai aux groupes de rock progressif : Spock's Beard, Marillion, The Flower Kings, puis les grands anciens : Yes, Genesis (je considère encore aujourd'hui la période d'or de Genesis comme un des trucs les plus géniaux qu'on ait jamais écrit en musique), Rush (mon groupe n°1), plus récemment King Crimson. Sorti de l'école, je rencontrai sur Rennes la troisième personne à l'origine de mes grands tournants musicaux. Mon troisième maître m'initia aux sonorités plus saturées du death metal et du thrash qui pousse. L'éducation ne se fit pas sans mal, mais j'ai actuellement une discothèque de métal extrême bien fournie, que j'apprécie énormément. .J'en profitai pour découvrir un des groupes français les plus novateurs : SUP. Ou j'en suis aujourd'hui ? Sans doute un mix de tout cela. J'ai succombé également aux sirènes du rock alternatif (Tool, The Mars Volta, Porcupine Tree, Dredg). Je conserve quelques bases heavy que je ne renie pas (Judas Priest, Ozzy Osbourne, Alice Cooper), et j'écoute beaucoup de métal progressif, si tant est qu'il s'éloigne de la technique pour la technique (Pain Of Salvation, par exemple). La trentaine a été également l’occasion de s’intéresser au Jazz, plutôt les classiques « hard bop », mais je ne crache pas sur une petite nouveauté à l’occasion. Je voue également un culte sans limites à Peter Gabriel et à Frank Zappa, hommes à la personnalité fascinante et musiciens expérimentateurs !

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