Origin’hell – Still More Suffering

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Style: thrash deathAnnee de sortie: 2006Label: Autoproduction

Formé à l’origine en 2001 comme un groupe de reprises, Origin’Hell a eu bien vite envie d’incorporer des compositions personnelles à ses playlists. S’en suivirent l’enregistrement d’une démo en 2003, et la sortie de leur premier album, Human Decadence en 2004 sur le label Deadsun Records. À la suite de cette première livraison, on vit beaucoup le groupe tourner dans l’ouest de la France, partageant parfois la scène avec des valeurs sûres (Nostromo, Impaled Nazarene, Kronos … ).
C’est à la suite d’une deuxième démo, enregistrée en 2005, que les quatre Bretons décidèrent d’autoproduire leur second disque. Plus brutal et plus incisif que leur premier essai, Still More Suffering propose douze titres oscillant entre thrash et death metal, avec de petites touches hardcore, voire grindcore, par-ci par-là. On reconnaît rapidement les influences majeures du groupe, qui pourraient se trouver du côté des Américains de Slayer ou de Megadeth, des Allemands de Kreator, ou des Anglais de Carcass : Il y a pire, me direz-vous. La base de la musique d’Origin’Hell est donc clairement thrash metal, même si quelques riffs death bien sentis et quelques moshparts viennent parfois agrémenter des compos bien variées. Si l’argument massue des quatre gaillards reste le riff, les deux guitaristes n’oublient pas de placer quelques solos bien sentis de temps à autre, ainsi que des parties plus mélodiques au détour des morceaux. Le tout est soutenu par une section rythmique impeccable, la frappe du batteur Alexandre étant précise, puissante et rapide, et la basse donnant une assise impeccable aux compositions. On sent que la grande expérience de la scène a permis au quatuor d’enregistrer des compos allant à l’essentiel pour une efficacité maximale.

Parlons un peu des voix car c’est un argument fort de ce disque sur lequel, mis à part le batteur, tout le monde chante. On profite donc avec plaisir des voix variées sur ce disque, car les trois chanteurs se partagent la plupart des morceaux. On a donc le droit à de la voix thrash « classique » pouvant rappeler Tom Araya, à une autre voix thrash plus aiguë, et à des passages vocaux plus death metal, sans oublier quelques chœurs bien virils de temps à autre. Une des forces du groupe réside dans cette variété de chanteurs et d’utilisation de leurs organes (vocaux), ce qui rend les titres très variés. Les textes sont pour la majeure partie en anglais, exception faite du très élégant (!), mais hilarant « Testostrogènes ». Ici encore, à l’image de la musique, pas d’allégories compliquées dans les textes du groupe : Origin’Hell a la rage et ça s’entend. Un petit bémol pour la production du disque : le son est certes très bon pour un disque autoproduit, mais il décevra sans doute ceux qui attendaient un très gros son. C’est sans doute tant mieux comme cela, Origin’Hell se présentent tel qu’ils sont, en concert notamment, et ne trichent pas avec des artifices de studio sophistiqués.

Nous voilà donc en présence d’une bien bonne galette, qui confirme tout le bien que pouvaient penser ceux qui avaient écouté le premier disque ou vu le groupe en concert. Au-delà des clivages entre scènes, la fraîcheur et l’envie du quatuor breton auront sans doute le pouvoir de fédérer les métalleux et coreux de tous bords. Bonne continuation à Origin’Hell !

  1. in times of war
  2. origin’hell
  3. under
  4. cold and inhuman
  5. testostrogènes
  6. uniformity militia
  7. brutal conditions
  8. the law of the strongest
  9. bloodshed for my dignity
  10. the path of the lord
  11. irreligious mind
  12. killed by… ?
Angrom

Chroniqueur

Angrom

Comme pas mal de gens, c'est par mon paternel que me sont venues bon nombre de mes émotions musicales. Éclectique en diable, mon daron, m'initia à la musique classique et rock essentiellement. Beatles, Rolling Stones et Elton John essentiellement furent parmi les premiers artistes à retenir mon attention. Imaginez ma stupeur quand un ami se présenta un jour chez moi avec des disques d'un groupe anglais, arborant une mascotte qui a l'époque m'avait paru horrible, mais me fascinait. Il s'agissait bien sûr d'Iron Maiden, dont je devins assez vite fan, intégrant ainsi un peu de métal dans mes écoutes, qui, à l'époque, suivaient plutôt la mode du moment. Metallica, Megadeth, Iggy Pop vinrent compléter ma collection d'artistes un peu plus péchus. Arrivé en école d'ingénieurs, un voisin de palier, voyant quelques disques de métal dans ma (encore petite) discothèque, essaya de m'entraîner du "côté obscur". Bien lui en prit, rétrospectivement. À l'époque, en 1998, Angra était au top, et c'est par ce moyen qu'il réussit son coup, me faisant sombrer dans une période heavy-speed, dont je ne garde plus grand chose aujourd'hui (mis à part Edguy et les trois premiers Angra). Une fois le poisson ferré, il passa à la vitesse supérieure en me passant des disques de Dream Theater. Coup de cœur direct pour Images And Words, un peu plus de mal avec Awake, mais la sortie de Scenes From A Memory en 1999 et plusieurs petits détails contribuèrent à faire de ce groupe un de mes groupes favoris, ce qu'il est encore aujourd'hui (une vingtaine de concerts au compteur). Suivant le groupe et tous ces side-projects c'est par Transatlantic que je m'intéressai aux groupes de rock progressif : Spock's Beard, Marillion, The Flower Kings, puis les grands anciens : Yes, Genesis (je considère encore aujourd'hui la période d'or de Genesis comme un des trucs les plus géniaux qu'on ait jamais écrit en musique), Rush (mon groupe n°1), plus récemment King Crimson. Sorti de l'école, je rencontrai sur Rennes la troisième personne à l'origine de mes grands tournants musicaux. Mon troisième maître m'initia aux sonorités plus saturées du death metal et du thrash qui pousse. L'éducation ne se fit pas sans mal, mais j'ai actuellement une discothèque de métal extrême bien fournie, que j'apprécie énormément. .J'en profitai pour découvrir un des groupes français les plus novateurs : SUP. Ou j'en suis aujourd'hui ? Sans doute un mix de tout cela. J'ai succombé également aux sirènes du rock alternatif (Tool, The Mars Volta, Porcupine Tree, Dredg). Je conserve quelques bases heavy que je ne renie pas (Judas Priest, Ozzy Osbourne, Alice Cooper), et j'écoute beaucoup de métal progressif, si tant est qu'il s'éloigne de la technique pour la technique (Pain Of Salvation, par exemple). La trentaine a été également l’occasion de s’intéresser au Jazz, plutôt les classiques « hard bop », mais je ne crache pas sur une petite nouveauté à l’occasion. Je voue également un culte sans limites à Peter Gabriel et à Frank Zappa, hommes à la personnalité fascinante et musiciens expérimentateurs !

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Commentaire

  1. Tim No-Wear says:

    Les titres sur MySpace déboitent sévère! Thrash Metal’s not dead!

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