Mortuus Infradaemoni – Daemon Qui Fecit Terram

4 Commentaires      700
Style: black metalAnnee de sortie: 2007Label: Cold Dimensions

Si je vous dis Mortuus Infradaemoni, cela ne vous évoquera sans doute pas grand-chose si ce n’est un énième latinisme derrière lequel se cache un groupe de black metal. Si je vous dis que ce dernier accueille en son sein les sieurs Nathaniel et Profanatitas, vous ne serez pas beaucoup plus avancé. Maintenant si je vous dis que ces mêmes Nathaniel et Profanatitas faisaient autrefois partie de Lunar Aurora et qu’ils font partie de la même écurie Cold Dimensions, je pense avoir capté un peu votre attention.
La réunion de 2 anciens batteurs d’un groupe accordant une importance notable aux percussions ne pouvait pas engendrer un album Darkthronien. En clair, ça tabasse à tous berzingues ! Continuons un peu la comparaison avec les précédents camarades de jeu : les pochettes d’Andacht (dernier et récent album de Lunar Aurora) et de ce Daemon qui fecit terram représentent toutes deux un visage peu avenant. Mais à l’éclairage et à l’expression différents. Le côté plus sombre et malfaisant de Mortuus Infradaemoni se retrouve aussi bien sur le plan esthétique que musical. Ne vous attendez donc pas à une production léchée ménageant votre ouïe fragile : c’est foutrement raw !
Si l’évocation de paysages majestueux plongés dans une pénombre glaciale transpire de chaque note, le titre Oneris et iactura vaut à lui seul son pesant de crânes broyés brandis à la gloire des démons. Encore que le break de Terribilis est locus iste et l’intro très old school mid tempo d’In nebulae visionis serpentem procurent une sensation non négligeable de grandes heures scandinaves.
C’est d’ailleurs plus du côté de la Suède qu’outre-rhin que j’irai chercher une référence s’imposant, selon moi, derechef suite à la convergence de 2 éléments – production et atmosphère : Nord de Setherial (les arpèges en moins). Et, comme pour ce dernier, Daemon qui fecit terram nécessitera de votre part une oreille attentive et avertie afin de ne pas être rebuté par ce qui pourrait sembler au premier abord une musique brouillonne et sans âme.
La bonne surprise de ce début d’année en matière de black intense, traditionnel et sépulcral.

  1. ex ignis orior
  2. oneris et iactura
  3. ad facies mortis
  4. terribilis est locus iste
  5. in nebulae visionis ser
  6. vita somnium breve
  7. gods of horror and abysmal grief
  8. metamorphosis

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 276 articles sur Eklektik.

Up Next

Groupes cités dans la chronique

Vous pourriez aussi apprécier

4 Commentaires

  1. guim says:

    J’approuve.Excellent disque et très bon feeling.Je pense que les amateurs de black se doivent d’écouter ce « Daemon… » et d’apprécier ses chappes lourdes et noires de riffs incisifs et de blast bien consistant.Du tout bon.

  2. Güühl says:

    L’essentiel a été dit. Très très bonne offrande des ex-Lunar Aurora. Grosse ambiance et moulinage tous azimuts.
    grimmmm as fukk

  3. Monster says:

    Le nom du groupe est à mourri de rire (notez la pertinence de ce commentaire)

  4. guim says:

    C’est tellement « true » le latin ;)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *