Pestilential Shadows – Cursed

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Style: black metalAnnee de sortie: 2006Label: GoatowaRex

A l’instar des héritiers d’Yves Montand Abyssic Hate et des volubiles Sadistik Exekution, l’Australie ne peut se targuer d’un passé fort glorieux en matière de metal extrême. Heureusement des petits jeunes commencent à poindre le bout de leur nez crochu et on peut désormais compter – entre autres- sur Elysian Blaze et Pestilential Shadows. Si le nom des premiers devrait en toute logique résonner dans les esprits underground affûtés, celui des seconds est pour l’instant aussi discret que l’ombre d’un spectre une nuit de brouillard en pleine forêt. Pourtant, il y a fort à parier qu’ils porteront haut l’étendard de leurs compatriotes metalleux d’ici peu.
Deux raisons m’inspirent cette intuition : 1/ la qualité des compos (on y reviendra) ; 2/ l’implication dans le milieu black metal australien à travers les nombreuses participations à divers projets non dénués de qualités : Funeral Mourning, Rift, Drowning the light, Kinstrife and Blood, etc… Après l’Ukraine, le pays des kangourous ?
Mais revenons-en au plus intéressants de la bande. A peine un an après leur premier album (Embrace after death, 2005), les jeunes Pestilential Shadows délivrent une ribambelles de titres à l’efficacité immédiatement identifiable.
Un savant mélange d’Imperium Dekadenz, Anti et Lorn, pour donner dans l’énumération de groupes à l’actualité récente : froid, mélodique, sombre, très bien construit et des titres avec une personnalité propre. Ce qui semble être une BAR (dans le cas contraire étrange mix et jeu on ne peut plus basique) confère d’ailleurs à l’aura mortifère de ce Cursed un surplus de vapeurs glaciales.
En-dehors d’un instrumental plus que dispensable (The black eucharist, peut-être commandé par Capcom pour agrémenter la bande sonore d’un RPG horrifique) l’intérêt est sans cesse en éveil. La variété des tempos et des ambiances (aussi bien mélancoliques que haineuses ou épiques – le superbe Impaled by the moon réunissant à lui seul les 3 attributs) attribue au tout une vive faculté à ne pas lasser l’auditeur.
Ne laissez donc pas le titre de l’album devenir prémonitoire quant à la carrière du groupe en passant à côté de ce dernier !

  1. to ruin
  2. at one with the void
  3. impaled by the moon
  4. cursed
  5. the black eucharist
  6. blood for the master
  7. my scorn
  8. and may empyrion fall
  9. the last herald of god
  10. life turned to dust

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 276 articles sur Eklektik.

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6 Commentaires

  1. Joss says:

    Les héritiers d’Yves Montant > Abyssic Hate LOL !!! bien vu collègue ;-)

  2. Berry_Bourrin says:

    Je sens que c’est un groupe qui va me plaire…avec mon nouveau Abyssic Hate sur l’étagère, le mois de mars va être haut en gaieté :)

  3. jonben jonben says:

    « Abyssic Hate » d’Yves Montant… où est-ce que tu vas chercher ça franchement?

  4. Joss says:

    Abyssic Hate > A bicyclette…

  5. darkantisthene says:

    je crois que bayonne avait compris hein, il se demandait simplement quel génie pouvait enfanter un gag aussi hilarant

  6. guim says:

    hahaha,bon faut maintenant que je me trouve ça histoire de voir de quoi il en retourne

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