Vital Remains – Icons of Evil

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Style: brutal deathAnnee de sortie: 2007Label: Century Media

Même si Vital Remains est un groupe qui existe depuis une belle paire d’années (1989, pour être précis), je n’avais jamais eu l’occasion de jeter une oreille à une de leur production. J’ai donc profité de la sortie de Icons of Evil pour rectifier le tir, et je dois avouer que mes oreilles en bourdonnent encore.

Avant même d’insérer la galette, l’auditeur se heurte à une pochette des plus explicites, qui représente un petit Jésus sans défense – et déjà en piteux état –, en train de se faire clouer la main gauche sur la croix à l’aide d’un marteau marqué des chiffres 666, et tenu par une main laissant entrevoir une bague à tête de bouc. Autant vous dire qu’il n’y a pas beaucoup de place pour la subjectivité et qu’il faudrait être sacrément à l’ouest pour s’attendre à du bal musette après ce premier contact.

Une fois le disque dans le lecteur et la touche PLAY appuyée, c’est une intro des plus dérangeantes qui vient en rajouter une couche ; juste au cas où vous n’auriez pas encore compris que nos trois compères ne porte pas spécialement Jésus et tout ce qu’y s’y rattache dans leur cœur. Donc après cette petite séance de flagellation et de cloue-moi-si-tu-peux sur fond de musique épique, c’est Icons of Evil qui marque le début des hostilités et vous retourne la tête d’entrée de jeu !

La musique de Vital Remains est d’une agressivité et d’une brutalité vraiment impressionnantes et plaque littéralement l’auditeur au sol. Le niveau de technicité et la maîtrise des instruments est tout simplement bluffant, surtout lorsque l’on sait que c’est Dave Suzuki qui gère à la fois la guitare lead et les parties de batterie en studio – actuellement assurées par Antonia Donadeo en live –. Tony Lazaro s’occupe quant à lui de la guitare rythmique et de la basse, alors que Glen «Deicide» Benton (qui poussait déjà la chansonnette sur Dechristianize) se charge quant à lui de nous dégueuler ses paroles hautes en couleurs à travers les oreilles.

Les compositions sont extrêmement riches et sont de véritables tornades sonores qui oscillent entre des blast beats épileptiques, des passages mid tempo ravageurs, et des breaks fulgurants. Les guitares harmonisées, les petites incartades acoustiques, ainsi que les magnifiques soli viennent heureusement apporter un peu d’air frais et permettre à l’auditeur de reprendre son souffle au milieu de ce déluge sonore intense et compact.
C’est d’ailleurs du courage qu’il vous faudra pour vous envoyer les soixante sept minutes qui composent cet album, tant les titres se tordent – se perdent même par moments – en diverses successions de plans tous aussi variés les uns que les autres et qui peuvent devenir assez lourds à digérer sur la longueur et assommer – mais alors très lourdement – l’auditeur lambda lors des premières écoutes.

La longueur des titres est à mon avis le point faible principal de cet album, car avec des morceaux qui approchent presque tous les huit minutes – voire des fois plus –, autant dire que le pari est risqué, et ce, même avec des musiciens qui maîtrisent leur sujet sur le bout des doigts.
Là où d’autres groupes nous proposent trente minutes de folie furieuse nettes et directes, Vital Remains joue peut être un peu trop la carte de la surenchère en nous balançant plus d’une heure d’explosion de rage, de haine, en un déluge apocalyptique de riffs.
Certains diront peut-être que je pinaille, mais j’ai vraiment eu l’impression de me retrouver face à une assiette qui dégouline déjà de partout et sur laquelle on viendrait encore ajouter une bonne grosse louche de sauce, surtout lors des premières écoutes. A force de trop vouloir en rajouter, les compositions perdent d’une certaine façon leur force de frappe pour en devenir quelque peu répétitives, voire même barbantes. Trois ou quatre minutes de moins sur les morceaux ne changerait pas grand chose au tout – enfin à mon avis –, et accentuerait même l’impact musical général de l’album.

Malgré ce petit problème avec la longueur des titres, Icons of evil est une véritable décharge d’adrénaline qui ravage tout sur son passage et qui comblera les amateurs de sensations fortes, de musiques extrêmes, ou tout ceux et celles qui sont simplement à la recherche d’un album sur lequel se défouler.

  1. where is your god now
  2. icons of evil
  3. scorned
  4. born to rape this world
  5. reborn … the upheaval of nihility
  6. hammer down the nails
  7. sharpnel embedded flesh
  8. till death
  9. in infamy
  10. disciple of hell
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3 Commentaires

  1. guim says:

    Pas de changement radical chez Vital,ça envoie toujours le feu.Je trouve pas que tu pinailles sur la longueur des titres,il faut beaucoup de temps pour les assimiler.Parfaitement d’accord sur la décharge d’adrénaline,la production est parfaitement à niveau et souligne parfaitement le flux d’énergie qui se dégage de cet album,un peu moins de constrastes cependant,album plus direct et guerrier.On en reparle dans un an,histoire de tout avoir assimilé ;)

  2. Monster says:

    Moi je suis tout à fait d’accord à la critique de Wakos quand à la longueur des titres, je faisai d’ailleurs le même reproche à l’album precedent. Du bon boulot de la part de Vital Remains mais j’ai tendance à penser qu’on peut se contenter de Dechristianize…

  3. Inhuman says:

    A l’ouest rien de nouveau. ça tabasse toujours autant et c’est bon,ultra efficace mais j’aurai bien voulu un peu de nouveauté.
    Tant pis,peut être au prochain.

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