Paradise Lost – In Requiem

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Style: metal gothiqueAnnee de sortie: 2007Label: Century Media

Une carrière de presque 20 ans au compteur, les anglais de Paradise Lost livrent avec In Requiem, rien de moins que leur 11ème album.
Le groupe n’a pour ainsi dire jamais fauté livrant des albums toujours bons, à défaut d’être aussi géniaux et référentiels que les mythiques Icon et Draconian Times, destinés semble-t-il à rester à jamais leurs meilleures réalisations.
J’avoue que le précédent album, l’éponyme datant de 2005, m’avait moyennement emballé (voire chronique) : l’album était bon mais il lui manquait quelque chose.

Allait-il en être de même pour ce In Requiem ou devait-on espérer un retour au top des anglais dépressifs ?
On notera tout de suite que le retour du groupe est annoncé comme un retour « plus heavy et sombre ».
Et en effet, une fois n’est pas coutume il n’y a pas tromperie sur la marchandise : l’album marque bien un retour du groupe vers des sonorités plus agressives et heavy, et In requiem est certainement l’album de PL le plus heavy depuis Draconian Times. Un titre comme « Prelude To Descent » contient même une cavalcade heavy comme on n’en avait pas entendu sur un album de PL depuis bien longtemps.
Cette lourdeur retrouvée s’accompagne également d’un retour en force des solos de Greg Mackintosh, et c’est incontestablement une bonne nouvelle puisque ce type a décidément un sacré feeling pour sortir de bien jolies parties de guitare très inspirées.
Le chant de Holmes est lui aussi légèrement plus agressif que sur les précédents opus et se rapproche presque de celui de Draconian Times. Toutefois on sent bien que ce n’est plus sur les registres les plus violents qu’il est le plus à l’aise et certains passages sonnent par conséquent un peu forcés et peu heureux (comme le précité passage agressif de « Prelude To Descent »).
Autre élément fort de l’album : un gros travail sur les ambiances, bien gothiques et sombres. Chœurs gothiques sur l’excellent « Ash & Debris » ou sur « Requiem », voix féminine sur « The Enemy », orgue en introduction de « Praise Lamented Shade », etc…

Tous ces éléments contribuent à renforcer l’efficacité de titres comme « Ash & Debris », « Never For The Damned », « Unreachable », « Fallen Children » ou le très doomy « Praise Lamented Shade » qui sont d’un excellent niveau.

Malheureusement, comme c’est le cas depuis plusieurs albums, Paradise Lost a maintenant du mal à maintenir l’attention de l’auditeur sur la durée d’un album entier, et un sentiment de lassitude commence à poindre avant d’arriver à la fin de l’album. C’est d’autant plus vrai que certains titres sont d’un niveau plus faible tout de même comme « Prelude To Descent » ou « Sedative God ».
Heureusement que l’édition limitée de l’album, en plus de proposer un packaging de qualité (superbe digipack dans une box en velours qui rappelle grandement le packaging limité de Draconian Times), nous propose surtout 2 bonus tracks d’excellente facture : que ce soit la reprise bien réappropriée du « Missing » de Everything But The Girl qui rappelle le PL période Host, ou « Silent in Heart » et sa mélodie entêtante… Chapeau à Century Media pour cette belle édition mais aussi pour les prix des 2 éditions qui sont très honnêtes : moins de 13€ pour l’édition normale et à peine 16€ pour l’édition limitée. Un exemple à suivre !

Au final, pas de doute, Paradise Lost livre vraiment là un très bon album, certainement meilleur que le précédent, même s’il n’atteint pas encore le niveau d’excellence des gloires passées du groupe. Les amateurs et fans du groupe devraient à coup sûr être comblés.

  1. never for the damned
  2. ash & debris
  3. the enemy
  4. praise lamented shade
  5. in requiem
  6. unreachable
  7. prelude to descent
  8. fallen children
  9. beneath black skies
  10. sedative god
  11. your own reality
  12. missing (everything but the girl cover)
  13. silent in heart
krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

krakoukass a écrit 878 articles sur Eklektik.

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6 Commentaires

  1. darkantisthene says:

    le meilleur depuis one second

  2. totoro says:

    Non, depuis Host!
    L’éponyme était vraiment pas mal non plus.

  3. darkantisthene says:

    nonononon depuis one second!

  4. totoro says:

    Désolé je suis dans la petite frange d’ inconditionnels de Host…Du depeche mode, d’accord mais certains morceaux font partie des meilleurs composés par Paradise Lost, Nothing sacred, behind the grey, made the same etc. Bon après c’est vrai que One Second fut le disque que j’ai le plus écouté en 1997, une bombe…10 ans après c’est toujours le cas!

  5. darkantisthene says:

    j’adore host aussi, donteu worry, j’adore même believe in nothing de toute façon :D et il est vrai que les compos de host, pour ceux qui ne sont pas familiarisés au style depeche modien, donnent carrément sur scène ; ‘fin bref ce in requiem comblera les fans qui sont là depuis le début et fera sans doute revenir ceux qui avaient un peu mis de côté ce groupe à la carrière exemplaire !

  6. jonben jonben says:

    J’avais laché après Draconian Times, qui reste un de mes albums cultes, si ça revient vers ça je vais tester.

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