Trouble – Simple Mind Condition

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Style: stoner metalAnnee de sortie: 2007Label: Century Media

Il y a des groupes dont on ne peut pas dire du mal. Prenez le cas de Trouble par exemple. Groupe culte déifié autant par Leif Edling, le bassiste en chef de Candlemass (c’est d’ailleurs lui-même qui interview l’orchestre au complet sur le DVD du groupe), que par Lee Dorrian de Cathedral. Trouble est un groupe important pour le doom et le stoner. Alors vous vous doutez bien que dire du mal de ce Simple Mind Condition est carrément impossible, au risque de passer pour le dernier des amateurs qui se permet de critiquer un mythe intouchable auquel il n’a rien compris.

Alors qu’on aurait pu s’attendre à la surprise d’un retour au doom metal que les Américains pratiquaient dans les 80’s à la vue de cette pochette rappelant la bonne humeur des fêtes foraines d’antan, on ne sera finalement pas déconcerté par le contenu de ce nouvel album après 12 ans d’absence discographique (on les croyait mort). Simple Mind Condition est dans la continuité de l’album précédent Plastic Green Head, soit du stoner. Nous avons donc droit à des compos courtes (un seul titre dépasse les 5 minutes) et accrocheuses dominées par la voix chaude d’Eric Wagner. Seules surprises au tableau, la ballade finale « The Beginning of Sorrows » avec du piano et « Mindbreeder » qui expérimente un nouvel accordage (la corde de Mi grave est accordée en Si bémol), ce qui en fait le morceau le plus lourd du disque.

Si l’ensemble reste de qualité, niveau riff ça manque parfois d’accroche (« Trouble Maker » par exemple). Par contre, niveau solo, le travail des 2 six cordistes Bruce Franklin et Rick Wartell est toujours autant mélodique et inspiré, empli de groove et de feeling. Si « Mindbreeder » donne dans le gras et lourd et que « Arthur Brown’s Whiskey Bar » est lente et inquiétante, « Pictures of Life » swingue avec ses guitares bluesy et mélodieuses. Mid-tempo calme, bluesy et mélancolique, il va sans dire que « After the Rain » ne fait pas le poids face au mythique « The Misery Shows » datant de 1990 qui œuvre dans le même registre, mais demeure un bon titre que nombre de groupes heavy metal rêveraient d’écrire. L’album est donc loin d’être uniforme. On a la bonne surprise de retrouver une reprise du groupe culte de « proto-metal » des 70’s Lucifer’s Friend (« Ride in the Sky »). Quant à Eric Wagner, son chant semble par moment montrer un certain… désintérêt. Comme s’il faisait son job avec la classe qui lui colle indubitablement à la peau mais sans grande passion.

Simple Mind Condition reprend là ou le groupe s’était arrêté en 1995 et nous propose un bon album, quelque part entre Black Sabbath, Led Zeppelin et Judas Priest. De la part d’un groupe précurseur on aurait peut-être pu espérer mieux. Indispensable seulement pour les fans donc.

  1. goin’ home
  2. mindbender
  3. seven
  4. pictures of life
  5. after the rain
  6. trouble maker
  7. arthur brown’s whiskey bar
  8. simple mind condition
  9. ride in the sky
  10. if i only had a reason
  11. the beginning of sorrows
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Commentaire

  1. guim says:

    Ah mais je dis oui!Disque qui dévoile un potentiel de hits assez démentiels,c’est d’ailleurs ce qui fait flipper,car là ou ça sonne bien,trop bien,on a l’impression d’entendre des anthologiques du rock,entre le picture of life très sabbathien et l’ouverture de simple mind qui rappelerait presque un certain titre de slayer on se dit que c’est carré bien en place mais qu’il manque un peu de graillon et de surprises pour laisser transpirer le rock que ce disque cache.Et après un certain temps on oublie un peu les reproches et on se prend au jeu,dommage que le disque ne soit pas un poil plus aventureux il aurait été génial.

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