Ash – Twilight of the Innocents

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Style: pop-rock / power-popAnnee de sortie: 2007Label: Infectious Records

Ash fait partie de ces groupes qui n’auront jamais la reconnaissance méritée et ce, malgré un talent certain pour l’écriture et un don inné pour balancer des mélodies entêtantes.
C’est bien dommage, car en dépit d’une discographie quelque peu en dents de scie (je pense principalement à l’anecdotique Nu-clear sounds (1998) et au plus ou moins réussi Meltdown (2004), qui proposait une version un peu plus énervée du combo) le groupe a produit d’excellents albums (Trailer (1994), 1977 (1996), ou encore Free all angels (2001)).
Ash est donc de retour cet été avec sa dernière livraison – et ultime album « conventionnel », selon les dires des principaux intéressés –, pour le plus grand plaisir des amateurs de pop / rock.
Après avoir évolué sous forme de quatuor entre 1997 et 2006, le groupe se sépare de Charlotte Hatherley et décide de continuer l’aventure en revenant à sa mouture d’origine, c’est-à-dire sous forme de trio.
Exit aussi les grosses guitares qui caractérisaient Meltdown et place à des titres nettement plus pop, aérés, qui regorgent de mélodies envoûtantes et qui ne sont pas sans rappeler les débuts de nos trois Irlandais. Ce n’est pas nouveau, mais Tim Wheeler prouve une fois de plus qu’il possède un sens inné pour nous concocter des morceaux certes très basiques, mais d’une efficacité sans faille.
L’album débute d’ailleurs sur les chapeaux de roues avec trois excellents titres aux sonorités pop-rock/power-pop, saupoudrées que de quelques passages « punkisants » qui caractérisaient les premières productions du groupe et qui rassurent d’emblée les fans de la première heure.
Polaris débarque ensuite avec son piano ainsi que ses arrangements de cordes, et calme quelque peu le jeu, prouvant à l’auditeur que le trio maîtrise toujours son sujet lorsqu’il s’agit de nous pondre des ballades hyper efficaces, sans jamais tomber dans des plans cul-cul la praline.
Le groupe enfonce le clou à grand renfort de guitares énervées avec l’excellent Palace of excess avant de décevoir quelque peu avec End of the world, qui est un poil trop commun et est – à mon humble avis –, le titre le moins intéressant de l’album, même s’il se laisser écouter.
Ce n’est pas bien grave, car le très pop et entêtant Ritual vient vite gommer ce petit passage à vide, avant d’introduire le planant et reposant Shadows, qui résonnera dans vos oreilles pendant un sacré bout de temps.
Place ensuite à un Princess six, bien nerveux et hyper entrainant, suivi d’un Dark and stormy, aux sonorités très seventies et qui propose un excellent mix de guitares à la fois pop et funky.
Shattered glass nous ressert une bonne dose de pop-rock comme le groupe sait si bien le faire, alors que l’excellent et hypnotisant – voire épique – Twilight of the innocents annonce la fin des hostilités, accompagné d’une section de cordes du meilleur effet.

En ce qui me concerne, cette nouvelle galette est une très bonne surprise car je n’attendais franchement plus grand-chose du trio de Downpatrick, et c’est d’ailleurs avec une certaine appréhension que j’ai entamé la première écoute de cette dernière.
Loin de se réinventer, Ash nous livre au final un excellent album qui se trouve être une véritable mine d’or de hits en puissance. La recette a déjà fait ses preuves sur les précédentes productions du groupe – je pense principalement à 1977 et Free all angels –, mais la sauce prend toujours aussi bien et on ne résiste pas bien longtemps face à cette avalanche morceaux presque tous aussi bons les uns que les autres.
Avec Twilight of the innocents, Ash offre aux amateurs du bon pop-rock ; LA bande originale parfaite pour l’été qui risque bien de rythmer plus d’une soirée.
Autant vous dire que ça va rocker sec autour des barbecues !

  1. i started a fire
  2. you can’t have it all
  3. blacklisted
  4. polaris
  5. palace of excess
  6. end of the world
  7. ritual
  8. shadows
  9. princess six
  10. dark and stormy
  11. shattered glass
  12. twilight of the innocents
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Commentaire

  1. darkantisthene says:

    Travis meets Muse ; sympatoche ou incontournable si on est sur le point de rouler ses premières galoches avec mains baladeuses. Attention toutefois à ne pas vous entraver la langue dans son appareil dentaire ;)

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