Atreyu – Lead Sails Paper Anchor

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Style: émo/metalcoreAnnee de sortie: 2007Label: Hollywood Records

Avec leur dernière livraison, les cinq furieux d’Atreyu risquent bien de décevoir pas mal de fans en proposant un album qui est de loin le plus mélodique et aventureux de leur carrière, sans oublier d’où ils viennent en proposant quelques passages bien bourrins et propices au défoulement.
Alors que certains groupes stagnent et s’évertuent à nous resservir la même recette sous des airs faussement novateurs, Atreyu semble bien décidé à se démarquer de la scène metalcore actuelle en mettant un peu d’eau dans son vin et en étoffant quelque peu ses compositions.
La première chose qui frappe, c’est le chant d’Alex ; le bonhomme a fait un sacré travail sur son organe et le temps où l’on avait l’impression d’entendre un porcin qu’on égorge semble bien loin. Là, la voix est vraiment maîtrisée et cela s’entend.
Les contributions de Brandon (batterie / chant) et de Mark (basse / chant) ont aussi été revues à la hausse, et c’est principalement cela qui risque d’en rebuter plus d’un. Les passages entre chant hurlé – voire crié, par moments –, et voix claires sont donc très présents sur cette nouvelle galette, mais lorsqu’on connaît la discographie du groupe – ainsi que son évolution musicale –, il n’y a franchement pas de quoi être dépaysé.
C’est au niveau des compositions que la mutation principale s’est opérée, car le groupe y incorpore désormais quelques touches d’électro et autres instruments, tels que piano, trompettes, claviers, cithare, ainsi que quelques arrangements de cordes et de percussions.
Plus rock n’roll, dira-t-on, et toujours aussi fan du son de gratte des eighties, le combo n’oublie pas de gratifier l’auditeur de quelques break bien lourds, soutenus par des riffs hyper efficaces, mais opte cette fois-ci pour une approche plus subtile de ses morceaux.
Il n’est pas rare de se retrouver face à un titre qui gagne progressivement en intensité et explose littéralement sur le sprint final (When two are one en est le meilleur exemple).
Malheureusement, la sauce ne prend pas toujours et on se retrouve face à un disque dont la qualité des titres est assez inégale.
Des morceaux tels que Lead sails (and a paper anchor), No one cares, ou encore Slow burn risquent bien de vous faire grimper aux murs tant ils sont insipides et prévisibles, alors que d’autres valent largement le détour. Je pense principalement à l’excellent When two are one, au très rock n’roll Blow (qui me fait énormément penser à Gun), à l’efficace Can’t happen here, au très baroque Falling down, ou encore à l’excellent Honor.
Le duo Dan Jacobs / Travis Miguel continue à nous délecter de son avalanche de riffs et de soli taillé dans le béton, et reste un des atouts majeur du combo. Non pas que les autres musiciens soient mauvais, mais il est indéniable que les deux bonshommes prouvent une fois de plus qu’ils maîtrisent leur six cordes et sont capables de porter certains titres à un autre niveau.

Pas franchement mauvais, mais pas exceptionnel non plus, ce nouvel album d’Atreyu se laisse écouter et comporte son lot de bons moments. Hormis quelques titres un peu trop gnangnan et prévisibles, le groupe continue d’évoluer en électron libre dans une scène qui commence à atteindre la saturation et peine à se réinventer, et on ne peut que saluer cette démarche.

  1. doomsday
  2. honor
  3. falling down
  4. becoming the bull
  5. when two are one
  6. lose it
  7. no one cares
  8. can’t happen here
  9. slow burn
  10. blow
  11. lead sails (and a paper anchor)
  12. clean sheets (bonus track)
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3 Commentaires

  1. Pierre says:

    plutôt pas mal en effet, avec des structures qui changent des albums précédents et toujours de aussi bons refrains…ya juste le bonus qui m’a bien fait rire : quand atreyu se met au rap…!

  2. xnioustex says:

    Personnellement fan de la 1ere heure, je le trouve a chier.
    La voix de Brandon me saoule à force.
    Fuck Off

  3. wakos says:

    @ xnioustex : assez d’accord avec toi, la voix de Brandon porte sur les nerfs à force. Comme toi je suis un grand fan de « Suicide notes and butterfly kisses » et du EP « Fractures in the facade … », mais il faut accepter le fait que le groupe ne reviendra plus à des sonorités pareilles ….

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