Candlemass – King of the Grey Island

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Style: doom metalAnnee de sortie: 2007Label: Nuclear Blast

Il faillait bien que cela arrive un jour… Avec cette manie de quitter le groupe tous les 3 mois et d’avoir des exigences de diva (selon les termes de Leif Edling), ce n’est pas étonnant que Messiah Mercolin soit remercié définitivement de sa participation primordiale dans la carrière de Candlemass. Le problème étant que pour de nombreux fans, Messiah est LE chanteur du Tas de chandelles, les autres n’étant que des intérimaires. Il faut dire que le personnage est charismatique. Difficile de succéder à un tel bonhomme : sa tenue de moine, sa façon de bouger gracieusement sur scène et d’haranguer la foule en délire, son timbre vocale immédiatement reconnaissable entre milles et terriblement théâtral et emphatique vont manquer chez le groupe suédois. Souvenez-vous de ma chronique tout à fait culte de l’album éponyme du combo suédois marquant le retour des hommes en noir aux affaires, où je soulignais bien le fait que Candlemass sans le moine défroqué derrière le micro était inconcevable. Et voila que 2 ans plus tard, l’inimaginable se produit !

Les Suèdois lui ont trouvé comme successeur un américain qui est tout sauf un bleu dans le métier vu qu’il s’agit de Robert Lowe de Solitude Aeturnus qui est, en matière de doom metal epic, LE groupe avec Candlemass. Ce n’est pas pour cela que son groupe d’origine devra se passer de ses services, Robert mènera les 2 carrières de front. Le choix est finalement assez logique, même si la voix de Lowe est moins emphatique et haut perché que celle de Messiah, elle s’adapte comme un gant au style de Candlemass. J’irais même jusqu’à dire qu’elle convient mieux à un album plus sombre, plus dépressif que l’éponyme qui le précède, moins heavy metal en somme. Cependant, n’allez pas vous imaginer qu’il s’agit d’un retour vers le rivage plus foncièrement doom du cultus Epicus Doomicus Metallicus, K.O.T.G.I. est bel est bien le successeur de Candlemass et ceux qui ont adoré ce dernier ne seront pas trop dépaysé.

Avec cet album plus noir, Candlemass se rapproche un peu de Krux, sans en sacrifier pour autant son identité plus mélodique et emphatique. Album plus noir car le propos est ici plus dépressif, l’île grise auquel fait référence le titre du disque est ce territoire immatériel dans lequel va se réfugier l’âme durant les moments sombres de la vie. Ce que propose K.O.T.G.I. par rapport à l’album précédent, c’est une évolution vers un style plus moderne, sans non plus en sacrifier le son Candlemass. Si certains titres peuvent déjà prétendre à être de nouveaux classiques (en particulier le sublime « Destroyer »), d’autres semblent tourner en rond. Je pense notamment à « Clearsight » qui après un break judicieux en plein milieu reprend à l’identique la première partie, alors que le morceau aurait gagné à être plus court. Il en va de même pour « Demonia 6 ». C’est assez frustrant car K.O.T.G.I. est un album plus audacieux que ne l’était Candlemass, mais il comporte moins de refrains et de riffs marquants. Cependant, il laisse présager de très bonnes choses pour l’avenir et montre que le groupe, sans ne bouleverser d’aucune façon son identité et sans sonner non plus comme le cousin Krux, a encore des marges de manœuvre pour nous épater dans l’avenir.

  1. prologue
  2. emperor of the void
  3. devil seed
  4. of stars and smoke
  5. demonia 6
  6. destroyer
  7. man of shadows
  8. clearsight
  9. the opal city
  10. embracing the styx
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Commentaire

  1. AlCheMist says:

    Candlemass a choisi une recrue de choix et la greffe de l’excellent Rob’ Lowe prend immédiatement. Boulot vocal impeccable, envolées splendides, on sent bien l’implication totale du vocaliste. Je pense que cet album n’en sera que plus marquant, même si son prédécesseur était très bon. Des titres tels que ‘Of Stars and Smoke’ (Bon dieu quel refrain !!!), ‘Man of Shadows’ ou encore ‘Embracing the Styx’ sont absolument énormes, épiques en diable et marqueront sans doute les esprits.

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