Ministry – The Last Sucker

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Style: punk/indusAnnee de sortie: 2007Label: Some Bizarre Records

Ainsi c’en est finalement terminé de Ministry, entité qu’on croyait pourtant immortelle depuis le temps qu’elle nous vrille joyeusement les cages à miel (plus de 25 ans quand même).
Son géniteur, Al(ien) Jourgensen a en effet décidé que The Last Sucker serait le chant du cygne de son groupe culte responsable d’albums mythiques au premier rang desquels figurera probablement éternellement l’indéboulonnable Psalm 69 sorti en 1992.

Après avoir traversé une phase expérimentale qui l’a conduit à explorer des horizons étranges, avec une réussite assez relative (au bon Filth Pig ont succédé les médiocres The Dark Side Of The Spoon ou Animositisomina), ce bon vieux Al a entamé avec Houses Of The Molé (l’un de ses meilleurs albums) une trilogie qui sonne plus que jamais comme un retour aux sources. Si la simplicité de Rio Grande Blood avait un petit goût de décevant après le premier volet de la trilogie, nul doute que la qualité reste au rendez-vous. Il faut croire que la thématique de sa trilogie -à savoir George Bush que Al déteste par-dessus tout- l’inspire remarquablement. Ce dernier volet dont on sait rien qu’au titre qu’il est encore dédié à George, ne dérogera pas à cette règle de qualité et c’est tant mieux.

L’album est majoritairement rentre-dedans (« Let’s Go » qui met directement dans l’ambiance ou « No Glory » plein de samples comme au bon vieux temps) suivant le modèle de ses 2 aînés, cependant il sonne aussi plus que jamais comme une parfaite synthèse des albums du Ministry.
On y trouve notamment à de nombreuses reprises un sens aigu de la mélodie que l’on avait un peu perdu depuis le décrié Filth Pig : il suffit d’écouter « Watch Yourself », « Life Is Good » ou « The Last Sucker » probablement les 3 meilleurs titres de l’album, qui contiennent tous trois des refrains aussi géniaux que mélodiques.
L’obsession de Al pour son d’ores et déjà illustre président, se manifeste tout particulièrement dans le très direct « Death & Destruction » qui est rempli de samples de la voix de George, qui ne manquent évidemment pas de le tourner en ridicule.

Mention spéciale pour le « Roadhouse Blues » des Doors, reprise transfigurée, passée à la moulinette Ministry : sans perdre un gramme d’efficacité au passage malgré une accélération assez sensible du tempo et surtout un excellent solo d’harmonica (comme du temps de Psalm 69). Du grand Jourgensen (accompagné de Casey Chaos de Amen) qui présage du meilleur pour l’album de reprises que le bougre prépare avec quelques amis.

Si « Die In A Crash » fait davantage dans le punk guignol indus sympathique, on regrettera pas contre le final de l’album en 2 parties intitulé « End Of Days » (sur lequel Burton C. Bell de Fear Factory vient poser sa voix) : d’une part parce que ce sont qualitativement les morceaux les moins intéressants de l’album, mais aussi parce que ce final traîne en longueur notamment sur la 2ème partie qui dure plus de 10 minutes et qui aurait pu facilement être condensée en 4.

Allez, on ne fera pas trop la fine bouche, c’est indéniablement une sortie réussie que The Last Sucker permet à Ministry d’effectuer : plus intéressant que Rio Grande Blood de mon point de vue, mais un peu en dessous de l’excellent Houses Of The Molé, c’est un très bon album qui plaira assurément aux fans du groupe.

R.I.P. Ministry !

  1. let’s go
  2. watch yourself
  3. life is good
  4. the dick song
  5. the last sucker
  6. no glory
  7. death and destruction
  8. roadhouse blues (the doors cover)
  9. die in a crash
  10. end of days part one
  11. end of days part two
krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

krakoukass a écrit 861 articles sur Eklektik.

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Commentaire

  1. neurotool says:

    Bof bof bof… album « pas mal » parce que certains titres m’ont fait dressé l’oreille… mais sans conviction. Du remplissage surtout sur la fin, une thématique de camé parano sans intérêt, une grosse production et des samples pour faire passer de smorceaux squelétiques… les deux derniers albums de Ministry sont pour moi sans intérêt. Le dernier Revolting Cocks m’avait bien plus branché.

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