Oxbow – The Narcotic Story

5 Commentaires      1 373
Style: noise rockAnnee de sortie: 2007Label: Hydrahead

Zip… Mmmmmmmm…..
..ou…oua…ouahh…ooouuuaaahhhhhhhhhhh!!!!!!!!!!!!
Sllluurrrrrpppppp
ooOOoaaaahhhh.
Rrmmmmmmmmmmmmiiiiiii

Ffflooowwwccchhhh…AAAAAAAAhhhhhhhhhhhhhhhh!!!!!!!!!!!

S’il vous faut rien moins qu’un peu de violence obscène pour capter votre attention et la maintenir en éveil encore et toujours pour enfin parvenir à vous faire entendre ce qui s’avère être l’essentiel, la sensation, non pas la hype, mais le son, le son de la confusion, cette attirance et ce dégoût, ce carnage lié à l’organe, alors je suis cette plume qui vous pousse aux confins, au loin, bien au delà et sans aucun remord. Vous ne pouvez être tué. Vous êtes déjà mort. Alors écoutez The Narcotic Story. J’ai poussé le son. A fond. Ca dégueule de toutes parts, de tous pores bien au delà de l’indifférence de vos propres valeurs. Si vous ne jouissez pas de cette pourriture et de ce désespoir alors c’est que vous êtes sain. Un sain au sein des saints. Une pute lissée, assimilée, illuminée d’une vérité… Creuse. Nulle peur, nulle sensation, nulle sueur, nulle frustration, la douleur annihilée, vous ne seriez que des suicidés ? Allez courage, il faut craindre et espérer, affronter sa psyché. Ecoutez Robinson beugler, éructer ou pleurer, tourmenté par Frank l’enculé, le frère et l’alter, l’ombre de son ego. Sa folie, sa solitude, ses crimes et ses châtiments. Que de textes et autres chansons à sa gloire. Nul embarras, une simple mise à nu, un cri expiatoire, le crachat comme condition au bonheur. Merde j’ai mal. Ma gorge s’assèche et elle me serre. Les sanglots longs comme disait l’autre con, n’ont rien d’une langueur monotone. Et cette musique si impudique de réveiller ce qui sommeille au cœur. De la douleur encore. De la rancœur aussi. Ce sont les mots d’Eugene qui pleurent. Et c’est ma gerbe qui se leurre. L’estomac serré, je ne pourrais plus rien avaler. Il ne vous faut plus découvrir Oxbow. On en a tant parlé. Non maintenant il vous faut vivre Oxbow. Prendre un aller simple pour un voyage qui se passe bien. Nulle raison de ne pas accepter. C’est tous frais payés… surtout si vous avez aimé cette scène noise déglinguée, ces 90’s décérébrées. Nick Cave l’avait déjà fait avec ces Bads Seeds, défoncer et retourner le rock. Jesus Lizard se torchait avec. Oxbow le transfigure. Non ce qu’il vous faut à l’écoute de The Narcotic Story c’est accepter. C’est supporter à peu près tout. Supporter cette performance, ce rock à la gueule de symptôme punk où tout transparaît, tout réapparaît, les souvenirs en décomposition comme les mémoires de ces frustrations. Ce rock à l’ossature virile se révèle finalement si fragile. Image d’une névrose, rage asphyxiée de paroles qui osent. Les riffs acerbes, violents lacèrent la chair, animent les corps, les esprits se réveillent et ces harmoniques de violon et de piano anoblissent cette musique, la rendent sensuelle. La sueur est alors un doux parfum et nulle plaie n’est une anomalie. Cette musique n’est en rien avilissante. Elle est belle. Elle est complexe. Elle est assez sauvage pour porter le sceau du rock et assez poétique pour vivre telle une œuvre d’art, sans en crever. Finalement il s’agit juste d’aller dompter une part d’inconnu. Quelque part en soi.

  1. mr johnson
  2. geometry of business
  3. time, gentlemen, time
  4. down a stair backward
  5. she’s find
  6. frankly frank
  7. winner every time
  8. frank’s frolic
  9. it’s the giving, not the taking
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5 Commentaires

  1. OYC says:

    Ca sent la chronique de 4 heures du mat’, inspirée d’on ne sait quel caféine, d’on ne sait quelles intertextualités aux multiples références. Miam :) Pour l’album aussi d’ailleurs, miam.
    OYC

  2. kollapse says:

    Quelle belle plume encore une fois, neurotool… Grand grand album, de ceux que l’on peut, sans hésitation aucune, qualifier de chef-d’oeuvre. Certainement mon album de l’année.

  3. Faya says:

    …Ouais. Oxbow c’est ça.
    Je préfèrerai toujours la folie nauséeuse de « An Evil Heat » mais ce nouvel album se pose là en oeuvre d’art pour sûr.

  4. pearly says:

    un OVNI…
    Grandiose. que l’oeuvre ait pris 4 ans à se construire avec des journées passées sur des morceaux de structures dez 3 sec n’est pas étonnant : c’est du pur Oxbow oui, mais avec une immense place laissée à l’ochestration absolument parfaite; un artiste sans équivalent, une merveille absolue, chef d’oeuvre d’un groupe hors du commun
    Je veux bien comprendre qu’on aime pas, mais impossible de ne pas reconnaître le talent de composition / orchestration du groupe, immense.
    oui, album de l’année, ça y est au bout de 3 mois d’écoutes il a détrôné mon Unsane.

  5. Spektr says:

    Tellement incroyable cet album je ne compte plus le nombre de fois que je l’ai écouté, un putain de disque pour un putain de groupe !

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