The Birthday Massacre – Walking With Strangers

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Style: goth pop new waveAnnee de sortie: 2007Label: Metropolis Records

Je vois déjà les levées de bouclier éventuelles. C’est quoi ce groupe de gotho-pouffes en mal de sensations faussement fortes ? Et encore vous n’avez pas vu l’intérieur du visuel (photos des membres dont certains pourraient être les petits cousins de Marilyn Manson).
L’imagerie gothique naïve, faussement enfantine, donnerait presque raison à ces désagréables commentaires basés sur les préjugés qui nourrissent à grand plein et animent les discussions des plus trve parmi les trve.
Ce serait pourtant faire fi du caractère hautement addictif des compositions de ces américains dont Walking With Strangers est le 3ème album. Et ça mes enfants, ce serait foutrement dommage.

Violet, le précédent album, avait déjà fait succomber mon cœur de midinette devant ces délicieuses mélodies goth-pop, véritables traits d’union entre le néo-métal d’un groupe comme Orgy et toute la vague new wave des années 80.

Walking With Strangers enfonce encore le clou et s’offre même le luxe de faire encore mieux que son grand frère : c’est bien simple l’album est constellé de tubes absolument imparables et irrésistibles (« Kill The Lights », « Looking Glass », le sublime « Goodnight » et bien d’autres), portés par la délicieuse voix d’une pâle demoiselle appelée Chibi. Pop, l’album l’est encore et toujours, même si le groupe sait très régulièrement appuyer ces mélodies de grosses rythmiques qui envoient le pâté façon néo (de qualité) : l’ombre de KoRn plane ainsi (très) fugacement sur le démarrage de « Redstars ».

Mais la prétention du groupe n’est jamais de faire mal, en tout cas rarement longtemps : The Birthday Massacre sait au contraire que sa force réside dans l’assimilation de claviers et sonorités new age (« Unfamiliar » renvoie quelques années en arrière) et d’une efficacité toujours constante quitte à marcher occasionnellement sur les plate-bandes de groupes bien établis : ce n’est pas un hasard si le début de « Falling Down » évoque fortement Placebo tandis que d’autres peuvent faire penser à Garbage (dans le chant surtout) comme sur « Walking With Strangers ». L’univers n’est pas si éloigné, quoique plus faussement naïf et plus proche du néo métal, mais toujours avec cette imagerie, cette ambiance et cet univers gothique.

Rien de révolutionnaire dans ce massacre d’anniversaire mais un album qui fait vraiment vraiment du bien par où il passe et qu’on se surprend à se passer en boucle tant il fait mouche. Il faut donc se rendre à l’évidence : les gotho-pouffes et leurs potes chaussés de new rocks vous tiennent par les bijoux de famille et ils sont prêts à serrer fort. Dès lors, toute résistance en plus d’être futile, s’avèrerait même dangereuse…

  1. kill the lights
  2. goodnight
  3. falling down
  4. unfamiliar
  5. redstars
  6. looking glass
  7. science
  8. remember me
  9. to die for
  10. walking with strangers
  11. weekend
  12. movie
krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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3 Commentaires

  1. Cris says:

    bien du même avis, c’est frais, léger, aérien et reposant finalement.
    ça le fait !

  2. gemini says:

    Vu hier en concert à Vlissingen aux Pays-Bas..et je dois avouer qu’ils savent chauffer un public (mention spéciale au jeu de jambes de Michael « sosie de Marilyn Manson » Rainbow). L’album s’éloigne des sonorités indus-métal que l’on retrouvait encore sur Violet pour nous offrir des chansons new-wave très bien torchées. Aucun déchet sur cette pièce hormis peut-être le faiblard « To die for » pioché de l’album « Nothing & Nowhere ».

  3. gemini says:

    ..comme Krakoukass je trouve également la chanson « Goodnight » à la limite de la perfection

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