Midlake – The Trials of Van Occupanther

Pas de commentaires      977
Style: pop / folkAnnee de sortie: 2006Label: Bella Union

Derrière cette pochette improbable et un nom pour le moins énigmatique, se cache ni plus ni moins que l’album folk le plus touchant de ce nouveau millénaire. Avec The trials of van occupanther, le jeune groupe texan Midlake a créé une véritable sensation l’an passé dans les milieux de la presse rock indé et ce un peu partout dans le monde. Un engouement justifié ? Pour une fois il faut croire que oui. Pourtant au premier abord on serait en droit de se demander ce que venait foutre en 2006 un album de pop dont les influences sont à rechercher principalement dans la musique folk américaine des années 70’, une musique que certain nommeraient americana, pour satisfaire les bouffeurs d’étiquettes. Et si en plus il vous faut un nom pour situer plus précisément Midlake sur un arbre généalogique musical, disons que ceux-ci seraient de dignes descendants d’un certain Neil Young. Passé ces quelques points de repère, je dois avouer que la musique de Midlake est assez difficile à décrire. Sur un format pop relativement standard, jouant l’épuration plus que la surenchère, les Texans n’ont d’autres ambitions que de celle de créer des chansons touchantes. Et la magie de Midlake c’est de réussir à créer une sensation de nostalgie alors même que vous n’avez aucun vécu particulier avec cet album. Ces chansons semblent être la bande son de vos voyages, qu’ils soient passés, futurs ou imaginaires. A l’écoute de The trials of van occupanther, ce sont des paysages qui défilent, des plaines, des déserts, des lacs, des montagnes et tout ce que vous voudrez tant que vous pouvez l’imaginer. Ce dépaysement prend même une forme plus concrète avec le titre Young Bride où un violon aux saveurs asiatiques vient guider le morceau. Le juste équilibre entre les interventions des différents instruments est à ce titre remarquable. Laissant la superbe voix de Tim Smith mener la barque, les guitares, tantôt folk, tantôt électrique, jouent jeu égal avec un clavier typé 70’ mais aux sonorités finalement intemporelles. Quelques soli viennent faire leur apparition ça et là mais jamais de façon systématique.
Donc non, n’aller pas chercher l’innovation qui va révolutionner la pop du nouveau millénaire. La musique de Midlake est avant tout une question d’émotion, une musique qui a compris que l’important était de jouer pour et avec le cœur. Pas facile donc d’en parler et une simple écoute sur leur page myspace du titre Roscoe, qui ouvre l’album, en dira beaucoup plus que ma modeste chronique.
La retenue, le spleen, la sincérité et cette espèce d’aura indéfinissable qui survole cet album sont autant d’éléments qui font de TTOVO une petite perle incontournable que seule une baisse de régime sur le dernier tiers de l’album l’empêche d’accéder au rang de chef d’œuvre. Pourtant avec le recul, cet album aurait eu largement sa place dans mon TOP 10 de 2006.

  1. roscoe?roscoe
  2. bandits
  3. head home
  4. van occupanther
  5. young bride
  6. branches
  7. in this camp
  8. we gathered in spring
  9. it covers the hillsides
  10. chasing after deer
  11. you never arrived
Up Next

Du meme groupe

Vous pourriez aussi apprécier

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *